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Saint-Laurent-en-Royans

Au fond de la reculée de Combe Laval, sous six cents mètres de falaise, il y a une église à coupole byzantine couverte de six cents mètres carrés de fresques. C'est un monastère du Mont Athos, dépendance officielle de Simonopetra, fondé ici en 1978 par un trappiste français devenu moine athonite. Il se visite pour quatre euros. Le reste de la commune tient en une pierre tombale romaine, une commanderie templière et l'école où fut écrit Mon Vercors en feu.

Mis à jour le

Comment cette page est faite

Les horaires, les tarifs et la description de l'église du monastère viennent de son site officiel, page « Visites », relevée le 25 août 2026 : ce sont ses chiffres, pas les nôtres. La fondation et la chronologie du monastère sont croisées avec la notice consacrée à son fondateur, ce qui a permis de corriger une information périmée reprise ailleurs. L'épitaphe du cippe romain est reproduite telle que la donne notre source, avec sa traduction. Les zonages de protection sont interrogés par nous sur les couches officielles. Les altitudes sont mesurées sur le modèle de terrain de l'IGN et les distances calculées par OSRM depuis la mairie, y compris celle vers Bouvante, qui réserve une surprise.

Saint-Laurent-en-Royans est une commune de 1 377 habitants au pied du Vercors, sans aucun monument historique protégé, et pourtant riche de choses qu'on ne trouve nulle part ailleurs dans le département. Un monastère orthodoxe rattaché au Mont Athos, seul de ce genre dans la Drôme. Un cippe funéraire romain planté à l'entrée du cimetière, avec le nom d'un scribe du trésor public mort à vingt-six ans. Une ancienne maison du Temple devenue commanderie hospitalière. Et l'école où l'auteur des Six Compagnons a enseigné pendant huit ans.

  • 600 m²de fresques dans l'église du monastère
  • 4 €l'entrée, gratuite sous 12 ans
  • 1 h 15de route pour une commune limitrophe
  • 26 ansl'âge du mort dont on lit le nom au cimetière
L'église byzantine du monastère Saint-Antoine-le-Grand sous les falaises de Combe Laval
L'église Saint-Silouane et sa coupole sur tambour octogonal, avec les arcs de brique et de pierre alternées, sous les falaises calcaires de Combe Laval. Photo Maxim Massalitin, CC BY-SA 2.0, via Wikimedia Commons.

Le monastère Saint-Antoine-le-Grand : quand, combien, quoi

Commençons par le pratique, parce que c'est la première chose qu'on cherche et que les horaires changent quatre fois dans l'année. Le monastère est au 4560 route de Laval, à 5,6 kilomètres et douze minutes de la mairie, à 433 mètres d'altitude au fond de la reculée.

Horaires et tarifs de visite du monastère Saint-Antoine-le-Grand, relevés par nous le 25 août 2026 sur son site officiel. Notez le chevauchement entre les deux dernières lignes, du 26 au 28 septembre : le site donne les deux régimes pour ces trois jours, et nous n'inventerons pas lequel s'applique.
PériodeJours d'ouvertureHoraires
Du 15 mai au 14 juilletMercredi et samedi seulement, plus le lundi de Pentecôte14h30 à 17h30
Du 15 juillet au 31 aoûtDu mardi au samedi, fermé dimanche et lundi14h30 à 17h30
Du 1er au 28 septembreMercredi et samedi seulement14h30 à 17h30
Du 26 septembre au 12 maiSur rendez-vousÀ convenir

Monastère orthodoxe Saint-Antoine-le-Grand

  • 4560 route de Laval, 26190 Saint-Laurent-en-Royans
  • 4 € par adulte
  • 3 € par personne à partir de quinze personnes
  • Gratuit pour les moins de douze ans
  • Librairie sur place, ouverte aux visiteurs

C'est un monastère en activité, pas un musée : les moines y suivent un horaire liturgique complet, matines à 5h du lundi au samedi, none et vêpres à 18h, divine liturgie à 9h30 le dimanche. Les visites sont donc cantonnées à l'après-midi et à des jours précis, et cela se respecte. La librairie vend des ouvrages sur l'orthodoxie, des CD de chants byzantins, quelques DVD et des confitures artisanales.

Six cents mètres carrés de fresques, trente mois de travail

L'église est dédiée à saint Silouane l'Athonite. Sa construction a commencé en 1988, confiée à une entreprise locale de maçonnerie, mais ce sont les moines qui en ont conçu les plans et qui ont réalisé eux-mêmes les vitraux, les boiseries et tout l'aménagement intérieur. Les peintures murales couvrent l'intégralité des murs, soit 600 m². Elles sont l'œuvre de Yaroslav Dobrynine, peintre d'icônes russe, et de son épouse Galina, et ont demandé trente mois de travail, étalés de 1992 à 1998. Pour situer l'échelle : c'est dix fois la surface de la plus grande verrière de village du département.

Fresques byzantines à l'intérieur de l'église du monastère Saint-Antoine-le-Grand
Les fresques de l'église Saint-Silouane, qui couvrent tous les murs intérieurs. Photo Jo Hay, CC0, via Wikimedia Commons.

Un mot sur le parti architectural, parce que les moines l'expliquent eux-mêmes et que l'explication vaut pour toute église byzantine. Là où une église occidentale porte une flèche, qui figure l'effort de l'homme pour monter vers le ciel, une église byzantine est couverte d'une coupole, qui figure la descente du ciel vers les hommes. Le monastère ajoute que ce style, en usage depuis le 6e siècle, est très proche du roman occidental, lequel était lui aussi entièrement peint : ce que l'on voit ici donne une idée de ce qu'étaient les églises romanes drômoises avant que leurs fresques disparaissent.

Comment le Mont Athos est arrivé dans le Vercors

Le monastère est un métochion, c'est-à-dire une dépendance officielle d'un monastère du Mont Athos, en l'occurrence Simonopetra. Il a été créé en 1978, avec la bénédiction du métropolite Méletios, responsable de la métropole de Gaule, et de l'archimandrite Émilianos, alors higoumène de Simonopetra. Les principaux bâtiments ont été réalisés entre 1988 et 1990.

L'initiative vient d'un homme dont le parcours mérite d'être raconté. Placide Deseille, né en 1926, entre à seize ans à l'abbaye cistercienne de Bellefontaine, y prend l'habit trappiste en 1943 et est ordonné prêtre en 1951. Spécialiste des Pères du désert, il fonde en 1966 un monastère catholique de rite byzantin à Aubazine, en Corrèze. Après des séjours en Égypte, en Roumanie et en Grèce, il découvre le Mont Athos à quarante-cinq ans. Le 19 juin 1977, avec les moines qui l'accompagnent, il entre au monastère de Simonopetra. Rentré en France avec les pères Élie et Séraphin, il fonde ici, l'année suivante, la première dépendance athonite de France, puis une seconde en 1985, dans le Gard, devenue le monastère de Solan.

Une information périmée qui circule encore

Plusieurs pages présentent le monastère comme « dirigé par l'archimandrite Placide Deseille ». Ce n'est plus le cas : il est mort le 7 janvier 2018, à Romans-sur-Isère, à quatre-vingt-onze ans. Nous ne nommons donc pas de responsable actuel, faute d'une source qui le donne. Le monastère, lui, est toujours en activité, et ses horaires de visite comme ses horaires d'offices sont tenus à jour sur son site.

Combe Laval : ce qui est ici, et ce qui ne l'est pas

Il faut être précis, parce que la confusion est constante et qu'elle peut faire manquer l'endroit qu'on cherche. Le cirque de Combe Laval et le col de la Machine, ainsi que la fameuse route taillée à flanc de falaise, la départementale 76, sont sur la commune voisine de Saint-Jean-en-Royans.

Ce qui est bien à Saint-Laurent-en-Royans, c'est le fond de la reculée, avec le monastère, et les rochers de Laval, d'où l'on a la vue sur le cirque. La reculée elle-même est un cas d'école de géologie karstique : des falaises qui enserrent une vallée et se referment à l'amont en un cirque, ici dominant la vallée de plus de huit cents mètres.

Coucher de soleil sur les falaises de Combe Laval
Les falaises de Combe Laval au couchant. La route spectaculaire qui les traverse est sur la commune voisine de Saint-Jean-en-Royans. Photo Maxim Massalitin, CC BY-SA 2.0, via Wikimedia Commons.

Nous avons interrogé les couches officielles de protection sur la commune, et le résultat est dense : le territoire est dans le parc naturel régional du Vercors, créé le 16 octobre 1970 ; couvert par le site Natura 2000 « Monts du matin, combe Laval et val Sainte-Marie », 2 339 hectares, créé le 30 avril 2002 ; par la ZNIEFF de type 1 « Combe Laval », 945 hectares, créée le 19 décembre 2024 ; et par la ZNIEFF de type 2 « Royans et vallée de la Bourne », 13 524 hectares. Le village lui-même est dans chacun de ces périmètres, ce qui n'est pas courant.

Sur le terrain, la commune est très bien balisée pour la marche : nous avons relevé une trentaine de poteaux de randonnée nommés, dont Le Saut, Pierre Plate, Serre Mouchard, La Pinpignère, Cabusson, Le Pas du Pas et Les Rayes. Deux d'entre eux portent des noms qui racontent l'histoire de la page : Pont des Chartreux et Les Commanderies. Le point de vue de la Croix de Saint-Laurent, que nous avons mesuré à 813 mètres, domine le village de cinq cents mètres. Il y a aussi un arboretum, deux grottes nommées, le Trou du Bœuf et la Grotte des fées, et les ruines dites de Saint-Mémoire.

Le cippe romain du cimetière et son épitaphe

À l'entrée du cimetière se dresse un pilier quadrangulaire couvert d'inscriptions latines. C'est un cippe funéraire du 2e siècle : plus massif qu'une stèle, il faisait à la fois office de pierre tombale et d'autel, et il garde un creux aménagé pour recevoir les offrandes, aujourd'hui occupé par des plantes.

L'épitaphe se lit ainsi, dans la transcription que donne notre source : T(ito) Sammio Tertiolo scrib(ae) aerarii defuncto ann(orum) XXVI, Connia Conniola coniugi optimo et Sammius Connius patri. Soit : « À Titus Sammius Tertiolus, employé aux écritures de l'aerarium, le trésor public, mort à vingt-six ans, Connia Conniola à son excellent mari et Sammius Connius à son père. »

Prenez la mesure de ce que cela dit. Un fonctionnaire des finances romaines, mort à vingt-six ans, une veuve et un fils déjà en âge de faire graver une pierre, dans un vallon du Royans, il y a mille huit cents ans. La pierre est très érodée et l'inscription se devine plus qu'elle ne se lit aujourd'hui : ne comptez pas la déchiffrer sur place, mais sachez ce que vous regardez. La commune a par ailleurs livré d'autres vestiges gallo-romains, sarcophages et pierres tombales, dont une portant une ascia, cet outil de maçon gravé sur les tombes romaines dont on discute encore le sens.

Le cippe funéraire gallo-romain à l'entrée du cimetière de Saint-Laurent-en-Royans
Le cippe funéraire du 2e siècle, à l'entrée du cimetière. Le cadre mouluré et quelques lettres subsistent, mais l'inscription est en grande partie effacée. Photo Jo Hay, CC0, via Wikimedia Commons.

Plus ancien encore : un guerrier celte a été enterré ici au début du 4e siècle avant notre ère, avec son épée de fer. Le territoire était celui des Voconces, et le Royans a été, à en croire cette sépulture, un lieu d'affrontement au moment où les Celtes déferlaient dans la vallée du Rhône.

Du Temple aux Hospitaliers : la commanderie du Royans

Le nom du village apparaît en 1086 dans le cartulaire de Romans, sous la forme ecclesia Sancti Laurentii de pago Royano. Mais c'est une mention de 1314 qui contient le fait le plus intéressant, et il faut la lire mot à mot : domum Sancti Laurencii in Roanis, que fuit condam Militie Templi. La maison de Saint-Laurent en Royans, qui fut jadis celle de la milice du Temple.

La date n'est pas anodine : l'ordre du Temple a été supprimé en 1312 et ses biens transférés aux Hospitaliers. En 1314, on écrit donc au passé ce qui vient de changer de mains. Une commanderie de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem s'établit ici dès le 14e siècle, la preceptoria de Royano, et elle sera unie au début du 17e siècle à celle de Saint-Vincent de Charpey, elle-même unie ensuite à celle de Valence. Le commandeur y avait des droits seigneuriaux, tenus en fief des dauphins, et il présentait à la cure. Un poteau de randonnée s'appelle encore Les Commanderies.

Le reste de l'histoire féodale est plus banal : la terre appartient aux dauphins du Viennois, passe au 13e siècle aux évêques de Die, et fait partie du marquisat du Pont-en-Royans. En 1652, la communauté compte 134 chefs de famille. En 1793, la Révolution la rebaptise Montagne de Larps, un nom qui n'a pas survécu.

L'instituteur qui a écrit Mon Vercors en feu

Paul-Jacques Bonzon a été instituteur et directeur d'école à Saint-Laurent-en-Royans de 1949 à 1957. C'est l'auteur des Six Compagnons, parus chez Hachette dans la Bibliothèque verte, et de La Famille HLM : plus de cent livres, dont 88 romans pour la jeunesse, traduits en dix-huit langues. Autrement dit, l'un des romanciers pour enfants les plus lus de son époque a passé huit ans derrière un bureau de classe dans ce village.

Ce qu'il a écrit ici, et ce que ça lui a valu

À Saint-Laurent, Bonzon écrit Du gui pour Christmas, qui lui vaut en 1953 le second prix de la Jeunesse ; Le Petit Passeur du lac ; et surtout Les Orphelins de Simitra, qui obtient en 1955 le prix Enfance du Monde et celui du New York Herald Tribune. Pendant les grandes vacances de 1956, dans ce village au pied du plateau, il écrit Mon Vercors en feu, sur le maquis et la répression de 1944, publié l'année suivante. Il quitte Saint-Laurent pour Valence en 1957, prend sa retraite d'instituteur en 1961 à cinquante-trois ans pour se consacrer à l'écriture, et meurt à Valence en 1978. L'école de Saint-Laurent porte son nom.

Une seconde figure est liée à la commune, et il faut lever une ambiguïté qui circule. Suzanne Aubert (1835-1926), missionnaire en Nouvelle-Zélande, fondatrice des Filles de Notre-Dame de la Compassion, surnommée là-bas « la Mère Teresa de Nouvelle-Zélande » et reconnue vénérable par le pape François en 2016, n'est pas née ici : elle est née à Saint-Symphorien-de-Lay, dans la Loire. Ce sont ses parents qui ont vécu à Saint-Laurent-en-Royans, au château du Cholet, et leur tombe est au cimetière, à quelques mètres du cippe romain.

Le village, la Bâtie et la Vierge foudroyée

La commune n'a aucun monument historique protégé, et ce qu'elle offre au promeneur est modeste et gratuit : l'église Saint-Laurent, du 19e siècle, la chapelle de l'hospice, une fontaine, le viaduc du Cholet, et, sur la place de l'église, une sculpture qu'on appelle simplement l'ours, la commune ayant une tradition de sculpture sur bois.

Deux ruines valent d'être signalées pour ce qu'elles racontent. La Bâtie, bâtie au 14e siècle sur une éminence isolée et abandonnée au 18e, est celle où le prince ottoman Djem Sultan a passé le printemps 1484 après son hiver au château de Rochechinard, chez les Sassenage. Il n'en reste rien d'identifiable et nous ne la portons pas sur la carte.

Et sur la colline de l'Abe, une ancienne motte féodale, se dressait une statue de la Vierge à l'Enfant. Elle a été détruite par la foudre en février 2016. Nous le signalons pour une raison simple : ce genre de repère continue de figurer sur les cartes et dans les guides des années après sa disparition, et il vaut mieux le savoir avant de monter la chercher.

Le village de Saint-Laurent-en-Royans vu du sud, sous les falaises
Le village vu du sud, depuis la route qui monte vers le cirque, avec les falaises karstiques au-dessus. Photo Bserin, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons.

Limitrophe, et à 1 h 15 de route

Voici le chiffre le plus surprenant de cette page, et il est utile. Bouvante est une commune limitrophe de Saint-Laurent-en-Royans. Les deux territoires se touchent. Pour aller de l'une à l'autre en voiture, il faut 31,5 kilomètres et une heure quinze, soit une moyenne de vingt-cinq kilomètres à l'heure.

Pourquoi une heure quinze pour une frontière commune

Parce que la limite communale court sur le rebord du plateau du Vercors, au-dessus des falaises, et qu'aucune route ne la franchit. Pour passer d'un côté à l'autre, il faut contourner tout le massif de Combe Laval par le sud, par des routes en lacets. Les deux communes se voient et ne se rejoignent pas. C'est le même phénomène, en plus spectaculaire, qui met La Chapelle-en-Vercors, autre voisine limitrophe, à vingt-quatre minutes. Si vous préparez un circuit dans le Royans, ne vous fiez jamais à la carte des limites communales pour estimer un temps de trajet.

La carte des lieux

Les points ci-dessous sont ceux que nous avons pu situer avec certitude. La Bâtie et la statue de la colline de l'Abe n'y figurent pas : la première est ruinée sans position fiable, la seconde a été détruite par la foudre en 2016. Le cippe est porté à la position du cimetière, à l'entrée duquel il se trouve.

Cliquez sur un point pour voir le nom du lieu et ce qu'il faut en savoir. Fond de carte OpenStreetMap.

Venir à Saint-Laurent-en-Royans

Comme souvent sur cette bordure du Royans, la ville de référence est en Isère : Saint-Marcellin, à vingt-quatre minutes. Nous l'avons recalculée depuis la mairie, le calcul automatique passant par le centre géométrique de la commune, qui tombe sur le plateau.

Temps de trajet calculés par nous le 25 août 2026 depuis la mairie de Saint-Laurent-en-Royans, moteur OSRM sur le réseau OpenStreetMap, hors trafic. Les six premières lignes sont des communes limitrophes : comparez les trois premières et les deux dernières, c'est le relief qui parle.
DestinationDistanceTemps
Sainte-Eulalie-en-Royans (limitrophe)3,4 km6 min
Saint-Thomas-en-Royans (limitrophe)4,5 km7 min
Saint-Jean-en-Royans (limitrophe)5,9 km7 min
Pont-en-Royans (Isère)5,6 km8 min
Monastère Saint-Antoine-le-Grand (sur la commune)5,6 km12 min
Rochechinard8,5 km11 min
Échevis (limitrophe)7,7 km11 min
Col de la Machine, sur Saint-Jean-en-Royans15,1 km17 min
Saint-Marcellin (Isère, ville de référence)20,4 km24 min
La Chapelle-en-Vercors (limitrophe)20,5 km24 min
Romans-sur-Isère31,8 km31 min
Valence44,1 km41 min
Grenoble67,5 km56 min
Bouvante (limitrophe)31,5 km1 h 15
Sur place

La mairie ouvre les lundi, mardi, jeudi et vendredi de 8h30 à 12h et de 13h30 à 16h30, et le mercredi le matin seulement. Le village a une boulangerie, ouverte tous les jours sauf le mardi, de 7h à 13h. Il n'y a ni office de tourisme ni musée sur la commune. Pour le monastère, prévoyez d'arriver avant 17h30 et sachez que la route de Laval est étroite : ce n'est pas un accès de dernière minute. Le premier bourg équipé est Saint-Jean-en-Royans, à sept minutes.

Questions fréquentes

Peut-on visiter le monastère orthodoxe Saint-Antoine-le-Grand ?

Oui, à horaires fixes et pour 4 €. Du 15 juillet au 31 août, il ouvre du mardi au samedi de 14h30 à 17h30. Du 15 mai au 14 juillet et du 1er au 28 septembre, le mercredi et le samedi seulement, aux mêmes heures. Le reste de l'année, la visite se fait sur rendez-vous. L'entrée est de 3 € pour les groupes de quinze personnes et plus, et gratuite pour les enfants de moins de douze ans.

Pourquoi un monastère du Mont Athos dans le Vercors ?

Parce qu'un théologien français devenu moine athonite l'a voulu. Placide Deseille, trappiste entré à l'abbaye de Bellefontaine à seize ans, passé à l'orthodoxie le 19 juin 1977 et entré au monastère de Simonopetra sur le Mont Athos, est rentré en France avec deux autres moines français et a fondé ici, en 1978, une dépendance officielle de Simonopetra, ce qu'on appelle un métochion.

Qu'y a-t-il à voir dans l'église du monastère ?

Six cents mètres carrés de peintures murales, qui couvrent l'intégralité des murs intérieurs, réalisées par le peintre d'icônes russe Yaroslav Dobrynine et son épouse Galina, au prix de trente mois de travail. L'église, dédiée à saint Silouane l'Athonite, a été commencée en 1988 par une entreprise locale, mais les plans, les vitraux, les boiseries et tout l'aménagement intérieur ont été conçus et réalisés par les moines eux-mêmes.

Le cirque de Combe Laval est-il sur la commune ?

Non, et c'est une confusion fréquente. Le cirque de Combe Laval et le col de la Machine, qui dominent le sud-ouest du territoire, sont sur la commune voisine de Saint-Jean-en-Royans. Ce qui est bien à Saint-Laurent, c'est le fond de la reculée, avec le monastère, et les rochers de Laval d'où l'on a la vue sur le cirque. La route taillée dans la falaise, elle, n'est pas ici.

Qu'est-ce que le cippe romain du cimetière ?

Un pilier quadrangulaire du 2e siècle, à l'entrée du cimetière, qui servait à la fois de pierre tombale et d'autel, avec un creux aménagé pour recevoir les offrandes. Son épitaphe est dédiée à Titus Sammius Tertiolus, employé aux écritures du trésor public, mort à vingt-six ans, par son épouse Connia Conniola et son fils Sammius Connius. La pierre est très érodée : l'inscription se devine plus qu'elle ne se lit.

Pourquoi l'école du village porte-t-elle le nom de Paul-Jacques Bonzon ?

Parce qu'il en a été l'instituteur et le directeur de 1949 à 1957. C'est l'auteur des Six Compagnons et de La Famille HLM, plus de cent livres traduits en dix-huit langues. C'est à Saint-Laurent qu'il a écrit Les Orphelins de Simitra, qui lui a valu en 1955 le prix Enfance du Monde et celui du New York Herald Tribune, et, pendant les grandes vacances de 1956, Mon Vercors en feu.

Nos sources

  • Horaires de visite par période, tarifs de 4 € et 3 €, gratuité sous 12 ans, adresse au 4560 route de Laval, construction de l'église Saint-Silouane commencée en 1988, plans et aménagement intérieur réalisés par les moines, 600 m² de peintures murales par Yaroslav et Galina Dobrynine en trente mois, explication du parti byzantin, horaires des offices, librairie : site officiel du monastère Saint-Antoine-le-Grand, page « Visites », relevée le 25 août 2026. https://www.monastere-saint-antoine.fr/visites/
  • Création du monastère en 1978, statut de métochion de Simonopetra, bénédiction du métropolite Méletios et de l'archimandrite Émilianos, bâtiments réalisés entre 1988 et 1990, décoration entre 1992 et 1998, dédicace à saint Silouane l'Athonite : Wikipédia, article « Monastère orthodoxe Saint-Antoine-le-Grand », consulté le 25 août 2026. https://fr.wikipedia.org/wiki/Monast%C3%A8re_orthodoxe_Saint-Antoine-le-Grand
  • Parcours de Placide Deseille, entrée à Bellefontaine en 1942, habit trappiste en 1943, ordination en 1951, fondation d'Aubazine en 1966, entrée à Simonopetra le 19 juin 1977, fondation des métochia de la Drôme en 1978 et du Gard en 1985, mort le 7 janvier 2018 à Romans-sur-Isère : Wikipédia, article « Placide Deseille », consulté le 25 août 2026. https://fr.wikipedia.org/wiki/Placide_Deseille
  • Cippe funéraire du 2e siècle et son épitaphe avec traduction, guerrier celte du 4e siècle avant notre ère, attestations du nom depuis 1086, mention de 1314 sur l'ancienne maison du Temple, commanderie de Saint-Jean de Jérusalem et ses unions successives, 134 chefs de famille en 1652, nom révolutionnaire de Montagne de Larps, la Bâtie, statue de la colline de l'Abe détruite par la foudre en février 2016, ours de la place de l'église, viaduc du Cholet, appartenance de Combe Laval et du col de la Machine à Saint-Jean-en-Royans : Wikipédia, article « Saint-Laurent-en-Royans », consulté le 25 août 2026. Plusieurs points y sont signalés comme demandant une référence, et nous le disons. https://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Laurent-en-Royans
  • Paul-Jacques Bonzon instituteur et directeur d'école à Saint-Laurent-en-Royans de 1949 à 1957, auteur des Six Compagnons et de La Famille HLM, 88 romans pour la jeunesse traduits en dix-huit langues, prix de la Jeunesse 1953, prix Enfance du Monde et prix du New York Herald Tribune 1955, rédaction de Mon Vercors en feu pendant l'été 1956, école communale portant son nom : Wikipédia, article « Paul-Jacques Bonzon », consulté le 25 août 2026. https://fr.wikipedia.org/wiki/Paul-Jacques_Bonzon
  • Suzanne Aubert née le 19 juin 1835 à Saint-Symphorien-de-Lay dans la Loire, morte le 1er octobre 1926 à Wellington, fondatrice des Filles de Notre-Dame de la Compassion, reconnue vénérable en 2016 : Wikipédia, article « Suzanne Aubert », consulté le 25 août 2026. https://fr.wikipedia.org/wiki/Suzanne_Aubert
  • Parc naturel régional du Vercors créé le 16 octobre 1970, site Natura 2000 « Monts du matin, combe Laval et val Sainte-Marie » de 2 339 ha créé le 30 avril 2002, ZNIEFF de type 1 « Combe Laval » de 945 ha créée le 19 décembre 2024, ZNIEFF de type 2 « Royans et vallée de la Bourne » de 13 524 ha : API Carto de l'IGN, couches nature, interrogées par nous le 25 août 2026. https://apicarto.ign.fr/api/doc/nature
  • Absence de monument historique protégé sur la commune : base Mérimée du ministère de la Culture, extraction complète du département exploitée par nous, relevée le 25 août 2026. https://pop.culture.gouv.fr/
  • Position et adresse du monastère, poteaux de randonnée nommés, grottes du Trou du Bœuf et des fées, ruines de Saint-Mémoire, arboretum, point de vue de la Croix de Saint-Laurent, horaires de la mairie et de la boulangerie : OpenStreetMap, relevé par nous le 25 août 2026. Altitudes : modèle RGE Alti de l'IGN. Distances routières : moteur OSRM depuis la mairie. https://www.openstreetmap.org/copyright

Ce que nous n'avons pas pu établir : le nom du responsable actuel du monastère, aucune source à jour ne le donnant ; le régime d'ouverture applicable du 26 au 28 septembre, deux périodes se chevauchant sur le site officiel ; la position de la Bâtie, la ruine où séjourna Djem Sultan au printemps 1484 ; et l'état actuel de la statue de la colline de l'Abe après sa destruction par la foudre. Signalez-nous une erreur si vous constatez un écart.