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Saint-Julien-en-Vercors

Deux cent soixante-quatre habitants sur un balcon à 914 mètres, au point où se rejoignent toutes les parties du Vercors. Sur la place, un café ouvert depuis 1867, dont la salle est peinte par un peintre itinérant en 1912 et qui sert encore à déjeuner. À deux cents mètres, une stèle porte la date du 18 mars 1944. Autour, deux arches naturelles, une dizaine de grottes et les ruines du château qui gardait l'entrée nord du massif.

Mis à jour le

Comment cette page est faite

Les altitudes de la Porte du Diable, du château Ravel et des grottes sont mesurées par nous sur le modèle de terrain de l'IGN, et non recopiées. Les horaires du café viennent de sa fiche OpenStreetMap et sont donnés comme tels. Les faits du 18 mars 1944 sont ceux publiés par la notice encyclopédique de la commune, non recoupés avec un autre témoignage. Nous signalons deux écarts que nous n'avons pas pu trancher : la date de construction du café, et l'altitude du Siphon d'Arbois. Distances calculées par OSRM depuis la mairie.

Saint-Julien-en-Vercors est un carrefour déguisé en cul-de-sac. La commune touche le Vercors central, les Quatre-Montagnes, les Coulmes, la bordure des hauts plateaux et le Royans : cinq entités du massif se rejoignent ici. Elle s'étage de 400 à 1 500 mètres, elle est bordée au nord par les gorges de la Bourne, et pour un village de deux cent soixante-quatre habitants elle offre plus de choses à voir que bien des bourgs dix fois plus gros.

  • 1912les peintures murales du café, toujours en place
  • 18 mars 1944la ferme d'état-major incendiée, sept morts
  • 6 600 mde voies d'escalade sur la Grande Cornouse
  • -28 °Cle record de froid de la station la plus proche
La vallée de Saint-Julien-en-Vercors, prairies et forêt sous les falaises
La vallée de Saint-Julien un après-midi d'été : prairies de fauche, lisières de hêtres et d'épicéas, et les falaises qui ferment l'horizon. Les trois quarts de la commune sont boisés. Photo peupleloup, CC BY-SA 2.0, via Wikimedia Commons.

Le carrefour des cinq Vercors

La commune a une particularité géographique qu'elle formule très bien elle-même : elle est située à la rencontre des principales parties qui composent le massif. De Saint-Julien, on regarde aussi bien vers le Vercors central que vers les Quatre-Montagnes, les Coulmes, la bordure des hauts plateaux, et même le Royans. Cinq entités qui, ailleurs, ne se touchent jamais.

Le territoire est bordé à l'est par les falaises de la crête de Chalimont, au nord et à l'ouest par la vallée de la Bourne, au sud par le plateau drainé par la Vernaison. Il s'étage de 400 à 1 500 mètres : nous avons mesuré 914 mètres à la mairie, 596 mètres au Siphon d'Arbois, au fond des gorges, et 1 583 mètres au repère géodésique le plus haut de la commune, une borne de granit gravée par l'IGN en 1949 et contrôlée en place en 1956.

Sous ces reliefs, le calcaire fonctionne en karst : l'eau disparaît en surface et circule dans les failles, avant de ressortir en exsurgences puissantes, dont celle du Bournillon, en limite de commune. C'est ce qui explique à la fois le nombre de grottes, la sécheresse apparente des plateaux, et les deux arches naturelles.

Trois quarts de forêt, et rien qui bouge depuis 1990

L'inventaire européen d'occupation des sols donne 78,1 % de forêts et milieux semi-naturels en 2018, et la même valeur exactement en 1990 : sur ce territoire, la limite entre la forêt et l'herbe n'a pas bougé en presque trente ans. Le détail : 74,6 % de forêts, 21,9 % de prairies, 3,5 % d'espaces ouverts sans végétation, ce sont les falaises. Aucune surface bâtie significative, aucune culture. C'est un paysage d'élevage et de bois, et il tient.

Le café Brochier et ses peintures de 1912

C'est le lieu à voir sur cette commune, et il n'a aucun statut de protection. Le café Brochier s'est installé en 1867 dans l'ancienne maison qui servait de logement à l'instituteur du village, sur la place de la Fontaine. Sa salle de restaurant est décorée de peintures murales datant de 1912, œuvre du peintre itinérant Louis Guigon, qui a décoré plusieurs cafés et auberges du plateau, dont l'hôtel du Parc à Villard-de-Lans.

Le café Brochier et la fontaine du bourg, place de la Fontaine à Saint-Julien-en-Vercors
Le café Brochier et, devant lui, la fontaine du 19e siècle qui donne son nom à la place. Le nom est peint en toutes lettres sur la façade. Les peintures de 1912 sont à l'intérieur, dans la salle de restaurant. Photo Jean-Paul Corlin, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons.
Un décor de 1912 qu'on regarde en déjeunant

Il faut mesurer ce que c'est. Un peintre ambulant passait de village en village au début du 20e siècle et décorait les salles de café contre le gîte et quelques francs. Presque tout ce travail a disparu, effacé par les rénovations. Ici, il est en place depuis cent quatorze ans, dans un établissement toujours en activité, sans billetterie, sans horaire de visite et sans gardien. On le voit en s'attablant, et c'est la seule façon de le voir.

Ce qu'on peut en dire de pratique, d'après sa fiche OpenStreetMap au 25 août 2026 : l'établissement fait café, restaurant et hôtel avec trois chambres, 4 place de la Fontaine. Il sert le lundi de 8h à 15h, puis du jeudi au dimanche de 8h à 15h et de 18h à 22h, et il est fermé le mardi et le mercredi. Ce sont des horaires contributifs, pas un affichage officiel : appelez avant de faire la route pour le déjeuner du lundi.

Une réserve d'honnêteté sur la date du bâtiment : notre source encyclopédique donne 1867 pour l'installation du café, et la description de la photographie sur Wikimedia Commons porte 1870 pour la construction. Les deux peuvent être vraies, l'une désignant l'activité et l'autre la maison. Nous n'avons trouvé aucune source tranchant la question, et nous ne choisissons pas.

Le 18 mars 1944 à la Matrassière

Le village a été le cadre d'une des premières attaques allemandes organisées contre le maquis du Vercors. Il faut poser le contexte : en janvier 1944, la ferme dite Peyronnet, au hameau de la Matrassière, abritait le siège d'état-major du maquis. En mars, un parachutage allié est réceptionné sur le secteur et cent cinquante conteneurs sont cachés dans une grotte de la commune.

Le 18 mars 1944, un convoi militaire allemand, couvert par une automitrailleuse, traverse les gorges de la Bourne pour entrer dans la commune. La ferme Peyronnet est investie et incendiée. Les soldats ratissent ensuite les hameaux alentour et restent jusqu'au soir. Sept morts sont à déplorer. Parmi eux, Léon Borel, agriculteur et charron du village, fusillé.

Le monument du 18 mars 1944 à Saint-Julien-en-Vercors
La stèle du 18 mars 1944, à l'entrée sud du bourg, à deux cents mètres du monument aux morts. Photo Jean-Paul Corlin, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons.

Deux monuments portent cette mémoire, tous deux en accès libre au bord de la route : la stèle datée, à l'entrée sud, et le monument aux morts contre l'église, référencé sous le numéro 8002 dans le répertoire national des monuments commémoratifs. Le quartier général du maquis se déplacera ensuite à Saint-Martin-en-Vercors, où la République libre du Vercors sera intronisée le 3 juillet suivant, et l'assaut général viendra le 21 juillet.

L'église, la fontaine et le travail à ferrer

L'église Saint-Julien est d'origine romane, du 12e siècle, mais elle a été très largement reconstruite vers 1658, ce qui explique son allure : un volume simple et un clocher carré. Elle porte deux cloches, la petite de 1773, la grosse de 1893, année où fut aussi installée l'horloge. Le clocher a été entièrement rénové à la suite d'une décision du conseil municipal votée en 2011.

Détail de géomètre, mais parlant : l'IGN a posé deux repères sur ce clocher, l'un sur l'axe et le sommet du toit à 930,9 mètres, l'autre au centre de la croix à 931,7 mètres, tous deux contrôlés en place en 2001. Le clocher domine donc la place d'une petite vingtaine de mètres.

Le circuit du bourg, à pied, en une demi-heure

  • La fontaine du 19e, face au café, sur la place
  • L'église Saint-Julien et son monument aux morts
  • Le travail à ferrer, bien conservé
  • Une croix du 19e sur un rocher, et trois autres croix de chemin
  • La stèle du 18 mars 1944, à l'entrée sud
  • Une boîte à livres, rue de la Bascule

Le travail à ferrer mérite une explication, parce que la plupart des visiteurs passent devant sans le voir. C'est un bâti fixé dans le sol, fait de quatre montants de pierre ou de bois, dans lequel on immobilisait les grands animaux, bœufs et chevaux, pour pouvoir les ferrer sans risque. Il en subsiste peu, parce qu'ils n'ont plus servi après la mécanisation et qu'ils gênaient la circulation. Celui de Saint-Julien est signalé comme très bien conservé.

Le village compte aussi une œuvre contemporaine, ce qui n'est pas fréquent à cette altitude : « Le chapelet vertébral », une sculpture de pierre installée en 2020 à 815 mètres, au nord-ouest du bourg, sur le chemin de la Porte du Diable. Elle est signée Jérôme Aussibal, pour le collectif Cause aux Balcons, et son sujet est indiqué comme « Atlante et Cariatide, mythes dans l'incertitude ».

Le château Ravel, verrou du nord

Au nord du village, à 905 mètres, subsistent les ruines du château Ravel. Il commandait les deux accès nord du massif : celui de Choranche au nord-ouest et celui de Rencurel au nord. Toute la commune relevait féodalement du mandement de Ravel, avant d'être rattachée à la terre et seigneurie du Vercors.

La suite est un enchaînement de mains. Possession des dauphins du Viennois, la terre passe au 13e siècle aux évêques de Die, qui en sont les derniers seigneurs. À partir de 1235, comme les autres communes du Vercors drômois, le village est sous leur suzeraineté ; ils en disputent les revenus aux religieux de Saint-Antoine jusqu'en 1305, et leurs vassaux locaux lèvent l'impôt de leur côté. Plus au nord, les barons de Sassenage tenaient les Quatre-Montagnes.

Ce que montre un pan de mur

La commune de Saint-Martin, qui publie l'histoire commune des deux villages, souligne ce que le mur restant permet de voir : « on construisait deux murs parallèles avec de belles pierres de taille entre lesquelles on bourrait en vrac d'autres matériaux ». C'est la technique du blocage entre deux parements, héritée de l'Antiquité, et c'est en général invisible sur un château entier. Ici, la ruine l'expose. Le site n'est ni aménagé ni accessible aux personnes à mobilité réduite.

Deux arches naturelles et une dizaine de grottes

Le karst de la commune produit deux formes qu'on ne trouve pas souvent réunies : des arches et des grottes. Les arches sont deux, et elles ne sont pas au même étage.

Les cavités et arches repérées sur la commune, avec les altitudes que nous avons mesurées le 25 août 2026 sur le modèle de terrain de l'IGN. Le Siphon d'Arbois porte dans OpenStreetMap une altitude de 480 m ; notre mesure au point indiqué donne 596 m, et nous publions les deux plutôt que d'en choisir une.
SiteAltitudeCe qu'il faut savoir
Porte du Diable (arche)902 mPetite arche de calcaire, au nord-ouest, près de Moulin-Marquis. Accès libre
Arche du Poisson d'Avril1 301 mSeconde arche, sur les hauteurs de l'est. Très peu fréquentée
Grotte des Gaulois815 mAnciennement trou du Diable. Ancienne résurgence aujourd'hui tarie, ouverture sur la paroi nord, corniche sur les gorges de la Bourne
Siphon d'Arbois596 m (ou 480)Point le plus bas de la commune, au fond des gorges
Grotte de Tende868 mUn des sept accès du secteur de Tende, à l'est
Grotte Merveilleuse, Goule Verte, Choppy, Tende 4, scialet de la Brêche840 à 900 mRéseau de l'est, réservé aux spéléologues équipés
Scialet d'Élise830 mPuits vertical proche du village

La Porte du Diable est la plus visitée, et son nom est une signature : la légende locale attribue son percement au Diable, ce qui est la façon ancienne de dire qu'on ne comprenait pas comment un trou pareil se creuse dans un rocher. La réponse est la dissolution du calcaire par l'eau, sur des dizaines de milliers d'années. Elle est signalée depuis le village et se rejoint à pied.

Deux mots d'avertissement, valables partout ici. Ces cavités sont ouvertes, non protégées, sans barrière ni panneau, et plusieurs sont des puits verticaux qui s'ouvrent au ras du sol forestier. On les regarde, on n'y descend pas. Les seules cavités du secteur qu'on visite sans équipement sont aménagées et payantes, et elles ne sont pas sur cette commune.

Pour l'escalade, la commune a deux sites très inégaux. La Grande Cornouse offre des parois de 200 à 300 mètres de hauteur et un cumul de 6 600 mètres de voies : c'est un site de grandes longueurs, pas une falaise-école. En face, Lolette Colonette fait 8 à 12 mètres pour 40 mètres de voies cumulées, ce qui en fait un rocher d'initiation. Entre les deux, il n'y a rien : choisissez avant de venir.

Le panneau indiquant la Vierge du Vercors et la falaise de Roche Rousse
Le panneau qui indique la Vierge du Vercors, sur la route de Saint-Martin, et derrière lui la falaise de Roche Rousse. Le piton en forme de vierge se distingue dans cette paroi, et il se regarde depuis la route : c'est un point de vue, pas une randonnée. Photo Jean-Paul Corlin, CC BY 4.0, via Wikimedia Commons.

Julien la Montagne, et autres noms du village

Le village porte le nom de saint Julien de Brioude, martyr chrétien du 3e siècle, probablement originaire de Vienne en Dauphiné. La paroisse est mentionnée au 14e siècle sous la forme capella Sancti Juliani de Vercors, puis Sainct Julian en 1415, Sanctus Julianus Vercortii en 1556, Sainct Julien de Vercorps en 1576.

1793 : le village s'appelle « Julien la Montagne »

C'est la seule année où le nom change vraiment. Sous la Révolution, les communes portant un nom de saint sont invitées à le déposer : Saint-Julien-en-Vercors devient « Julien la Montagne ». La formule est doublement politique : elle efface le saint et elle affiche la Montagne, c'est-à-dire le groupe révolutionnaire, tout en désignant, ici, la réalité géographique la plus évidente. Le nom n'a pas tenu, et la commune est redevenue Saint-Julien-en-Vercors.

Le nom du massif, lui, vient des Vertamocores, tribu gauloise alliée des Voconces. La revue de patrimoine publiée par les communes voisines précise qu'ils formaient l'un des dix-neuf districts des Voconces, et rapporte, d'après Pline l'Ancien, que ce peuple serait allé fonder la ville de Novare, en Italie, au 6e siècle avant notre ère. La notice encyclopédique propose de son côté une étymologie de « vingt tribus », en la signalant elle-même comme non sourcée. Dix-neuf ou vingt : nous donnons les deux versions.

Saisons, froid et vie du village

Ici, l'hiver n'est pas une saison morte. La station Météo-France la plus proche, à Villard-de-Lans, huit kilomètres à vol d'oiseau, donne sur 1991-2020 une moyenne annuelle de 8,0 °C et 1 270 mm de précipitations. Les extrêmes qu'elle a relevés vont de 35 °C le 31 juillet 1983 à -28 °C le 7 janvier 1985 : soixante-trois degrés d'écart. C'est le climat le plus rude de toutes les communes de ce guide.

La commune est classée en zone de sismicité 4 sur une échelle de 5, comme la plupart du plateau, et elle relève de la loi Montagne du 9 janvier 1985, qui encadre l'urbanisation des espaces naturels et agricoles.

Le calendrier du village

  • Fête locale : le premier dimanche de février
  • Foires : le 21 juin et le 6 novembre
  • Ski de fond à Herbouilly, sur la commune voisine
  • Mairie ouverte lundi, mardi, jeudi et vendredi de 9h à 12h
  • Bulletin municipal : Lou Bécan

Une fête de village en plein hiver est rare et significative : ici, la saison qui compte n'est pas l'été. Le reste de la vie collective se lit dans les deux foires, l'une au solstice, l'autre à la Toussaint passée, qui correspondent au calendrier agricole de montagne, montée et descente des bêtes.

Côté services, le village a un café-restaurant-hôtel, un restaurant, une école maternelle partagée avec Saint-Martin-en-Vercors, qui accueille en retour le primaire, et un transport à la demande qui permet de rejoindre Villard-de-Lans, Die ou La Chapelle-en-Vercors. Il n'y a ni station-service, ni distributeur : la pompe la plus proche est celle de Saint-Martin, à six minutes, ouverte jour et nuit.

Sur les protections, l'écart entre les points est net. Le village n'est couvert par aucune zone d'intérêt écologique, seulement par le parc naturel régional du Vercors, qui s'étend sur 226 595 hectares depuis sa création le 16 octobre 1970. En revanche, la Grotte des Gaulois, sur le rebord nord, tombe dans une zone de type 1 de 1 258 hectares, celle des Grands Goulets et des bois de l'Allier, la même que sur Échevis. Et la reculée des Grands Goulets, site géologique de 1 645,95 hectares réparti sur sept communes, est classée à l'Inventaire du patrimoine géologique depuis 2014.

La carte des lieux

Les points ci-dessous sont ceux dont nous avons la position vérifiée. La ferme Peyronnet n'y figure pas : elle a été incendiée en 1944 et nous n'avons pas de position précise, seul le hameau de la Matrassière est situé. Les grottes de l'est sont marquées mais ne sont pas des lieux de visite.

Cliquez sur un point pour voir le nom du lieu et ce qu'il faut en savoir. Fond de carte OpenStreetMap.

Venir à Saint-Julien-en-Vercors

Le village se rejoint par quatre routes, et aucune n'est une route de plaine. Depuis Grenoble, on passe par les gorges de la Bourne, dont la route a été construite entre 1861 et 1872 à la place d'un chemin muletier. Depuis la vallée du Rhône, on remonte par les Grands Goulets et Saint-Martin. Depuis le sud, par le tunnel de Rousset, ouvert le 4 août 1866 et remplacé par un ouvrage neuf en 1979.

Temps de trajet calculés par nous le 25 août 2026 depuis la mairie de Saint-Julien-en-Vercors, moteur OSRM sur le réseau OpenStreetMap, hors trafic et hors fermeture de route. La commune n'a que deux voisines drômoises ; toutes ses autres limitrophes sont iséroises, et c'est Saint-Marcellin, en Isère, que notre calcul désigne comme ville de référence.
DestinationDistanceTemps
Saint-Martin-en-Vercors (limitrophe)4,1 km6 min
Échevis (limitrophe)14,4 km17 min
Saint-Marcellin (Isère, ville de référence calculée)24,7 km40 min
Die49,2 km54 min
Grenoble47,0 km57 min
Romans-sur-Isère50,5 km51 min
Gare de Valence TGV, à Alixan53,3 km52 min
Valence62,9 km1 h 01
Montélimar112,4 km1 h 37
Nyons162,6 km2 h 14

Une ligne régulière d'autocars relie La Chapelle-en-Vercors à Valence et à Romans, en passant par Échevis. Une autre dessert Villard-de-Lans vers Grenoble. Pour le reste, le transport à la demande couvre les déplacements des habitants, pas ceux des visiteurs.

Questions fréquentes

Peut-on voir les peintures murales du café Brochier ?

Oui, en s'attablant : c'est un café-restaurant toujours en activité, pas un musée. La salle est décorée de peintures murales de 1912, signées du peintre itinérant Louis Guigon, qui a décoré plusieurs cafés et auberges du plateau du Vercors. L'établissement s'est installé en 1867 dans l'ancienne maison de l'instituteur du village, sur la place de la Fontaine. Il ferme le mardi et le mercredi, et le lundi il ne sert que le midi.

Que s'est-il passé le 18 mars 1944 à Saint-Julien-en-Vercors ?

Un convoi allemand couvert par une automitrailleuse a traversé les gorges de la Bourne pour pénétrer dans la commune. La ferme Peyronnet, au hameau de la Matrassière, qui abritait depuis janvier le siège d'état-major du maquis du Vercors, a été investie et incendiée. Les soldats ont ensuite ratissé les hameaux et sont restés jusqu'au soir. Sept personnes ont été tuées, dont Léon Borel, agriculteur et charron du village, fusillé. Une stèle porte la date, à l'entrée sud du bourg.

Combien y a-t-il d'arches naturelles sur la commune ?

Deux, ce qui est beaucoup pour dix-huit kilomètres carrés. La Porte du Diable, à 902 mètres au nord-ouest du village, est la plus connue : la légende locale en attribue le percement au Diable, la géologie à la dissolution du calcaire. L'Arche du Poisson d'Avril, à 1 301 mètres sur les hauteurs de l'est, est nettement moins fréquentée. Les deux sont en accès libre et sans aménagement.

La forêt domaniale de Saint-Julien-en-Vercors est-elle sur la commune ?

Non, et c'est une curiosité administrative qui trompe régulièrement. La forêt domaniale qui porte ce nom est située sur le territoire de Saint-Martin-en-Vercors, sur le plateau d'Herbouilly. L'appellation vient simplement de la proximité du bourg de Saint-Julien. Si vous cherchez cette forêt, visez Herbouilly, pas le village.

Que reste-t-il du château Ravel ?

Des ruines, à 905 mètres, au nord du village. Le château commandait les deux accès nord du Vercors, celui de Choranche au nord-ouest et celui de Rencurel au nord, et le mandement de Ravel a donné son cadre féodal à toute la commune. Un pan de mur subsiste, et il montre bien la technique médiévale héritée de l'Antiquité : deux parements de belles pierres de taille et, entre les deux, un remplissage en vrac. Le site n'est pas aménagé et n'est pas accessible en fauteuil.

Quand a lieu la fête du village ?

Le premier dimanche de février, ce qui est inhabituel : la plupart des villages drômois fêtent en été. Deux foires complètent le calendrier, le 21 juin et le 6 novembre. La station nordique d'Herbouilly, sur la commune voisine, fait de l'hiver une vraie saison ici, et la fête suit la vie du village plutôt que celle des visiteurs.

Nos sources

  • Position au carrefour des cinq entités du massif, étagement de 400 à 1 500 m, karst et exsurgence du Bournillon, attestations du nom du 14e siècle à 1891 dont « Julien la Montagne » en 1793, saint Julien de Brioude, mandement de Ravel et suzeraineté des évêques de Die à partir de 1235, ferme Peyronnet siège d'état-major du maquis en janvier 1944 et cent cinquante conteneurs cachés en mars, attaque du 18 mars 1944 et sept morts dont Léon Borel fusillé, église romane du 12e reconstruite vers 1658 avec cloches de 1773 et 1893 et rénovation votée en 2011, café Brochier installé en 1867 et peintures murales de 1912 de Louis Guigon, fontaine du 19e, travail à ferrer, sites d'escalade de la Grande Cornouse et de Lolette Colonette, Porte du Diable et Grotte des Gaulois, forêt domaniale située sur Saint-Martin, route des gorges de la Bourne construite de 1861 à 1872, tunnel de Rousset ouvert le 4 août 1866 et remplacé en 1979, fête du premier dimanche de février et foires des 21 juin et 6 novembre, sismicité de zone 4, loi Montagne, occupation des sols de 2018 et normales de la station de Villard-de-Lans avec les records du 31 juillet 1983 et du 7 janvier 1985 : Wikipédia, article « Saint-Julien-en-Vercors », consulté le 25 août 2026. Plusieurs points y sont signalés comme demandant une référence, et nous le disons. https://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Julien-en-Vercors
  • Technique de construction visible dans le pan de mur du château Ravel, rôle du château comme verrou des accès de Choranche et de Rencurel, Vertamocores comme l'un des dix-neuf districts des Voconces et fondation de Novare selon Pline l'Ancien, organisation paroissiale du Vercors par les chanoines de Sainte-Croix puis les Antonins : commune de Saint-Martin-en-Vercors, page « Patrimoine » de son site officiel, qui publie l'histoire commune des deux villages, lue le 25 août 2026. https://stmartinenvercors.fr/la-commune/patrimoine/
  • Parc naturel régional du Vercors de 226 595 ha créé le 16 octobre 1970, absence de zonage d'intérêt écologique sur le village, zone de type 1 « Grands Goulets, rochers et bois de l'Allier, Grande Cournouse » de 1 258 ha sur le rebord nord, zone de type 2 « Royans et vallée de la Bourne » de 13 524 ha : API Carto de l'IGN, couches nature, interrogée par nous en trois points le 25 août 2026. https://apicarto.ign.fr/api/doc/nature
  • Altitudes de la mairie, du château Ravel, de la Porte du Diable, de l'Arche du Poisson d'Avril, de la Grotte des Gaulois, du Siphon d'Arbois et de la Grotte de Tende : service d'altimétrie de la Géoplateforme, modèle RGE Alti de l'IGN, interrogé par nous le 25 août 2026. https://geoservices.ign.fr/rgealti
  • Adresse, horaires, téléphone et nombre de chambres du café Brochier, position et nom des deux arches naturelles et des dix cavités, sculpture « Le chapelet vertébral » de Jérôme Aussibal installée en 2020, repères géodésiques du clocher à 930,9 et 931,7 m et borne de 1 583,14 m, horaires de la mairie, hameaux de la commune, monument aux morts référencé 8002 : OpenStreetMap, tags bruts relevés par nous le 25 août 2026. Distances routières : moteur OSRM depuis la mairie. https://www.openstreetmap.org/copyright
  • Date de 1870 portée sur la description de la photographie du café, différente des 1867 de la notice encyclopédique : Wikimedia Commons, fichier « Fontaine et café Brochier (1870) de Saint-Julien-en-Vercors », consulté le 25 août 2026. https://commons.wikimedia.org/wiki/Category:Saint-Julien-en-Vercors

Ce que nous n'avons pas pu établir : la date de construction du bâtiment du café, entre 1867 et 1870 ; l'altitude réelle du Siphon d'Arbois, entre les 480 mètres d'OpenStreetMap et les 596 mètres de notre mesure ; la position exacte de la ferme Peyronnet et de la grotte où furent cachés les conteneurs de mars 1944 ; l'existence actuelle de la carrière d'onyx du lieu-dit Les Alberts ; et les conditions d'accès à la Grande Cornouse. Signalez-nous une erreur si vous constatez un écart.