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Piégon

Un village de 240 habitants entre Nyons et Vaison-la-Romaine, qui a quitté sa colline dans les années 1930. En haut restent le beffroi et les ruines du vieux village, en bas une chapelle romane inscrite aux monuments historiques.

Publié le

Piégon se découvre en deux arrêts. La chapelle Notre-Dame-du-Cadenet, inscrite aux monuments historiques en 1994, et qui garde trois objets protégés, dont un tableau du 17e siècle racontant la légende de sa fondation. Puis la colline du vieux village, abandonné dans les années 1930, dont on voit le beffroi depuis les vignes.

  • 27 juil. 1994l'inscription de la chapelle, le même jour que l'église de Charols
  • 3objets de la chapelle inscrits le 13 février 2009
  • 1930les années où le vieux village est définitivement abandonné
  • 11e s.l'époque du château fondé sur la colline, selon la commune
La colline du vieux village de Piégon, un beffroi de pierre au sommet au milieu de la végétation, au bout d'une petite route
La colline du vieux village et son beffroi, en mars. Le village a été abandonné au milieu des années 1930. Photo Marianne Casamance, 8 mars 2014, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons.

La chapelle Notre-Dame-du-Cadenet

Chapelle Notre-Dame-du-Cadenet

  • Protection inscrite le 27 juillet 1994
  • Propriété commune
  • Objets protégés trois, inscrits le 13 février 2009

La notice du ministère de la Culture tient en une phrase, la chapelle est un « témoin de l'art roman dans la Drôme ». Elle devient l'église paroissiale au début du 17e siècle, selon la commune, après la destruction de l'église du village au 16e. Avant la Révolution, c'était l'église d'un prieuré dépendant du chapitre de la cathédrale de Vaison.

Deux protections ce jour-là, dans toute la Drôme

Le 27 juillet 1994, le ministère n'a protégé que deux monuments dans le département, la chapelle de Piégon et l'église Saint-Jean-Baptiste de Charols, que sa notice dit peut-être la plus ancienne de la Drôme.

Base Palissy du ministère de la Culture, objets protégés de la chapelle, relevés le 1er octobre 2026. Les trois sont inscrits le 13 février 2009.
ObjetDatation
Tableau ex-voto et son cadre, Légende de la fondation de l'église Notre-Dame-de-Cadenet17e s.
Tableau et son cadre, Donation du Rosaire avec saint Dominique et saint André17e s.
Croix de procession et sa hampe16e s.
La chapelle Notre-Dame-du-Cadenet à Piégon, façade de pierre à porte rouge et oculus, une croix devant
La chapelle Notre-Dame-du-Cadenet, inscrite en 1994. Photo vpagnouf, 8 mars 2014, CC BY-SA 2.0, via Wikimedia Commons.

Le vieux village sur sa colline

Le village s'est formé à l'ouest et en contrebas d'un château fondé au 11e siècle au sommet de la colline, selon la commune. Deux rues desservaient une cinquantaine de maisons entourées de murailles, avec une seule porte, au nord. Le château contrôlait la route de Nyons à Buis-les-Baronnies.

Un village abandonné en deux temps

Déjà délaissé à la fin du Moyen Âge, le village est réoccupé au 16e siècle et reste le cœur de la commune jusqu'au début du 20e. Il se vide ensuite à partir des années 1880, et définitivement au milieu des années 1930, quand la mairie et l'école menacent de s'écrouler. La commune construit alors une nouvelle mairie-école en contrebas, à l'ouest de la chapelle. Sur la colline, il reste le beffroi et des ruines.

La mairie-école de Piégon, bâtiment ocre à fronton, avec l'inscription école communale
La mairie-école bâtie en contrebas après l'abandon du vieux village. Photo Marianne Casamance, 8 mars 2014, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons.

De Podium Hugonis à Piégon

Le nom vient, selon la commune, d'une motte castrale élevée sur la colline Saint-Martin, Podium Hugonis, la colline de Hugues, devenue Puy Hugon, puis Piégon. Une chapelle Saint-Martin, entourée d'un cimetière, a servi d'église paroissiale au Moyen Âge. La seigneurie passe des Eschaffin en 1363 aux Alauzon en 1373, puis aux Agoult de Bonneval en 1595, avant les derniers seigneurs, les Tertulle-Bucelly, en 1780.

Les traces humaines sont bien plus anciennes. La colline de la Garenne a sans doute abrité un atelier de taille de silex, et des échantillons sont déposés au musée archéologique de Nyons. En 1979, un chasseur découvre un second site, au bord d'un talus, où un sondage a mis au jour un foyer à quatre mètres de profondeur, lui aussi exposé à Nyons.

Un rocher de grès au bord de la route, sculpté de grappes de raisin et de feuilles de vigne
Un rocher sculpté de grappes et de feuilles de vigne, au bord de la route, à Piégon. Photo Marianne Casamance, 8 mars 2014, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons.

Sur place

La commune est dans l'aire des Côtes du Rhône Villages Nyons, de l'huile d'olive de Nyons et du picodon, et dans le parc naturel régional des Baronnies provençales. Elle s'étend entre 250 et 350 mètres d'altitude sur les contreforts des Baronnies, selon la commune, et le Lauzon la sépare de Puyméras et du Vaucluse.

La mairie n'ouvre que le jeudi, de 14 h à 18 h, téléphone 04 75 27 14 70.

La carte des lieux

La mairie et la chapelle. Le vieux village n'est pas porté sur la carte, faute de position vérifiée.

Cliquez sur un point pour voir le nom du lieu. Fond de carte OpenStreetMap.

Venir à Piégon

Sans voiture, les trains s'arrêtent à Orange, à 44 minutes de route.

Temps de trajet en voiture depuis la mairie de Piégon jusqu'à la mairie de chaque commune, calculés avec OSRM sur le réseau OpenStreetMap, hors trafic, le 1er octobre 2026.
DestinationDistanceTemps
Mirabel-aux-Baronnies, limitrophe3,1 km5 min
Vinsobres8,3 km10 min
Puyméras (Vaucluse)7,4 km11 min
Nyons10,5 km13 min
Vaison-la-Romaine (Vaucluse)10,1 km16 min
Buis-les-Baronnies23,0 km29 min
Orange (Vaucluse)41,1 km44 min

Autour, Mirabel-aux-Baronnies, à 5 minutes, est le bourg voisin. Nyons, à 13 minutes, garde au musée archéologique les silex de la Garenne. Et Vinsobres, à 10 minutes, a son propre cru des Côtes du Rhône.

Questions fréquentes

Que voir à Piégon ?

La chapelle Notre-Dame-du-Cadenet, inscrite aux monuments historiques en 1994, que le ministère présente comme un témoin de l'art roman dans la Drôme. Et sur sa colline, le vieux village abandonné au milieu des années 1930, dont le beffroi domine encore les vignes.

Pourquoi le vieux village de Piégon a-t-il été abandonné ?

Selon la commune, il se vide à partir des années 1880, et définitivement au milieu des années 1930, quand la mairie et l'école menacent de s'écrouler. Une nouvelle mairie-école est alors construite en contrebas, à l'ouest de la chapelle.

D'où vient le nom de Piégon ?

D'une motte castrale bâtie sur la colline Saint-Martin, appelée Podium Hugonis, la colline de Hugues. Le nom est devenu Puy Hugon, puis Piégon, selon la commune.

Quand la mairie est-elle ouverte ?

Le jeudi, de 14h à 18h. Téléphone 04 75 27 14 70.

Piégon produit-il du vin et de l'huile ?

La commune est dans l'aire des Côtes du Rhône Villages Nyons et dans celle de l'huile d'olive de Nyons, comme dans celle du picodon.

Nos sources

  • Chapelle, protection, propriétaire et notice : base Mérimée, notice PA00132812. https://pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/PA00132812
  • Objets protégés de la chapelle : base Palissy, ministère de la Culture. https://pop.culture.gouv.fr/
  • Histoire du village, château, abandon, nom, seigneurs, silex : site de la commune de Piégon. https://www.piegon.net/histoire-du-village/
  • Aires des appellations : INAO, liste du 9 octobre 2025. Parc naturel régional : API Carto de l'IGN. https://apicarto.ign.fr/api/doc/
  • Horaires et téléphone de la mairie : annuaire de l'administration. https://lannuaire.service-public.gouv.fr/
  • Population et superficie : INSEE via geo.api.gouv.fr. Temps de trajet : OSRM. https://geo.api.gouv.fr/decoupage-administratif

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