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Le point le plus surprenant de cette page, l'absence de Mévouillon du parc naturel régional des Baronnies provençales, n'est pas repris d'une fiche : nous avons interrogé la couche officielle des parcs en deux points de la commune, puis dans ses huit communes limitrophes, une par une. Les altitudes sont mesurées sur le modèle de terrain de l'IGN. Le décompte des trente-six terres de la baronnie est fait par nous, sur la liste publiée par le dictionnaire topographique du département. Distances calculées par OSRM depuis la mairie.
Mévouillon est un cas rare : un lieu dont le nom est resté sur la carte alors que la chose a disparu. Le pays s'appelle les Baronnies à cause d'elle. Sa forteresse a été détruite deux fois, sur ordre de Richelieu puis de Louis XIV, et il n'en subsiste qu'un puits. Aujourd'hui, la commune compte deux cent quarante-six habitants, ouvre sa mairie quatre heures par semaine, et se trouve plus près de Sisteron que de n'importe quelle ville drômoise.
- 1178le privilège d'immédiateté impériale
- 36terres et châteaux dans la baronnie
- 1puits, seul vestige de la forteresse
- 7 sur 8de ses voisines sont dans le parc, pas elle
Une baronnie qui relevait du Saint-Empire
Voici ce qui distingue Mévouillon de tous les autres fiefs drômois. La seigneurie ne dépendait ni du comte de Provence ni du dauphin de Viennois. Elle relevait directement du Saint-Empire romain germanique, et en 1178 elle a reçu le privilège d'immédiateté impériale : l'empereur Frédéric Ier, celui qu'on appelle Barberousse, a doté les Mévouillon de tous les droits régaliens dans leurs domaines.
Ce n'est pas une nuance de vocabulaire. Les droits régaliens, ce sont ceux du roi : battre monnaie, rendre la haute justice, lever l'impôt, faire la guerre. Un seigneur ordinaire les exerce par délégation et doit hommage. Les Mévouillon les exerçaient en propre, sans suzerain français, et c'est pour cela que leur territoire s'appelle une baronnie et non une seigneurie. Le nom du pays, les Baronnies, vient de là et de nulle part ailleurs.
Nos sources décrivent une répartition des rôles qu'on retrouve rarement écrite aussi nettement : Mévouillon était le chef-lieu militaire et Buis-les-Baronnies le chef-lieu politique de la baronnie. La forteresse d'un côté, la ville de l'autre, à trente-cinq kilomètres de distance.
Cela explique tout le reste : Buis a grandi, Mévouillon a été rasée. Quand le pouvoir politique est passé au Dauphiné, la ville a gardé son marché et sa fonction ; le rocher n'avait plus d'usage, et il gênait. Le point est signalé comme demandant une référence dans notre source, et nous le disons, mais l'évolution des deux communes le confirme assez bien : deux mille habitants d'un côté, deux cent quarante-six de l'autre.
La chronologie de la perte de souveraineté est nette. En 1230, la terre est hommagée aux évêques de Die : c'est le premier suzerain accepté. En 1270, les Mévouillon donnent une charte de libertés à leurs vassaux, ce qui, en général, est le signe qu'un pouvoir a besoin d'appui. En 1293, la terre est donnée aux dauphins et devient domaniale. Et en 1302, Mévouillon est l'une des trois baronnies réunies au Dauphiné. Cent vingt-quatre ans après Barberousse, tout est fini.
Dame Percipia, à l'origine de la dynastie
Les seigneurs de Mévouillon ont dominé le pays des Baronnies de l'an mil au milieu du 14e siècle, soit près de trois cents ans. Et l'origine de la dynastie n'est pas un homme d'armes : c'est dame Percipia, née vers 999 et morte entre 1070 et 1082.
Une fondatrice de lignée, dans le Midi de l'an mil, documentée sous son propre nom : le fait mérite d'être relevé, parce que les généalogies féodales de cette époque effacent presque toujours les femmes derrière leur mari ou leur fils. Ici, c'est l'inverse. Nous ne disposons d'aucune source primaire pour vérifier la filiation, et nous donnons donc l'information telle qu'elle est publiée.
Après la vente de la baronnie, la terre de Mévouillon change encore de mains cinq fois, et presque toujours sous faculté de rachat, c'est-à-dire avec la possibilité pour le vendeur de la reprendre. Aux Louet en 1421, aux Bon en 1553, aux Calignon en 1573, aux La Tour-Gouvernet en 1593, aux Dupuy-Monbrun par mariage en 1638, puis recouvrée par les La Tour-Gouvernet en 1711, derniers seigneurs. Six transactions en trois siècles, sur un fief qui n'était plus qu'un nom.
Les trente-six terres de la baronnie
Le dictionnaire topographique du département publie la liste des terres et châteaux que comprenait la baronnie au moment de son annexion au Dauphiné. Nous les avons comptés : vingt-deux en entier et quatorze en partie, soit trente-six lieux.
| Statut | Nombre | Lesquelles |
|---|---|---|
| En entier | 22 | Alauzon, la Bâtie-Côte-Chaude, Beauvoisin, Bénivay, le Buis, le Col-de-Soubeyran, Curnier, Eygaliers, Gouvernet, Mévouillon, Mollans, la Penne, Pierrelongue, Plaisians, le Poët-en-Percip, Proyas, la Roche-sur-Buis, la Rochette, Saint-Sauveur, Séderon, le Villard, Villefranche |
| En partie | 14 | Arpavon, Autane, Bésignan, Boisset, Clermont, Guibert, Marsoin, Montréal, le Poët-Sigillat, Propiac, Sahune, Sainte-Jalle, Vercoiran |
Regardez la carte que cela dessine : de Mollans à Séderon, de Sainte-Jalle à Plaisians, c'est tout le sud-est de la Drôme actuelle. Un domaine d'une trentaine de kilomètres de côté, commandé depuis un rocher qui culmine à 1 115 mètres et qui ne porte plus rien.
Notez au passage Sainte-Jalle dans la colonne des terres tenues « en partie » : c'est la même commune dont nous avons établi ailleurs qu'elle n'appartient pas au parc des Baronnies, contrairement à ce qu'affirment plusieurs fiches touristiques. Le pays des Baronnies historique et le parc des Baronnies actuel ne se recouvrent pas, et cette page en donne la preuve la plus nette.
Le fort rasé deux fois, et le puits qui reste
La forteresse de Mévouillon était réputée imprenable. Elle a été disputée pendant les guerres de Religion, et dans la seconde moitié du 16e siècle le château fut le théâtre de violences entre catholiques et protestants. Puis l'État s'en est occupé, en deux temps.
| Date | Ce qui se passe |
|---|---|
| 1640 | Le château est démoli sur ordre de Richelieu |
| 1684 | Il est complètement rasé sur ordre de Louis XIV |
| Aujourd'hui | Il subsiste un puits, et rien d'autre |
Quarante-quatre ans séparent les deux ordres. Le premier est celui de la politique de Richelieu contre les places fortes qui pouvaient servir à une révolte ; le second est celui d'un roi qui achève le travail. Que Louis XIV ait jugé nécessaire, en 1684, d'envoyer raser à nouveau un fort déjà démoli en 1640 en dit long sur ce qu'il en restait.
La démolition a eu un effet inattendu. Le rocher et les terrains alentour, rendus à la nature, forment aujourd'hui une zone naturelle d'intérêt écologique de type 1 nommée « Fort de Mévouillon et prairies humides de Gresse », de 452 hectares, dont la fiche date du 22 novembre 2016. Le nom officiel de l'inventaire écologique conserve donc la mémoire d'un fort disparu depuis trois siècles, et les prairies humides qu'il mentionne sont ce qui a le plus de valeur aujourd'hui. Nous l'avons vérifié sur les couches officielles : cette zone couvre le rocher, pas le village.
La commune qui n'est pas dans son propre parc
C'est le point que nous avons vérifié le plus soigneusement, parce qu'il contredit tout ce qu'on lit ailleurs. Mévouillon n'appartient pas au parc naturel régional des Baronnies provençales.
Nous avons interrogé la couche officielle des parcs naturels régionaux en deux points de la commune, au village et au rocher : aucun parc. Puis nous avons testé les huit communes limitrophes, une par une, avec la même méthode.
| Commune limitrophe | Dans le parc des Baronnies provençales ? |
|---|---|
| Montbrun-les-Bains | Oui |
| Montauban-sur-l'Ouvèze | Oui |
| Barret-de-Lioure | Oui |
| La Rochette-du-Buis | Oui |
| Rioms | Oui |
| Villefranche-le-Château | Oui |
| Aulan | Oui |
| Vers-sur-Méouge | Non |
| Mévouillon | Non |
La notice encyclopédique de la commune signale ce fait, en le donnant elle-même comme demandant une référence : « La commune ne fait pas partie du Parc naturel des Baronnies provençales bien que située à l'intérieur de son périmètre ». Notre vérification le confirme. Il faut simplement corriger la formulation : la commune n'est pas « à l'intérieur du périmètre » du parc, puisqu'un parc naturel régional est défini par la liste de ses communes adhérentes, pas par un contour géographique. Mévouillon est un trou dans la carte du parc, littéralement.
Beaucoup de documents présentent tel village comme étant « dans le parc des Baronnies » au seul motif qu'il est dans les Baronnies. Ce n'est pas la même chose. Un parc naturel régional naît d'une charte qu'un conseil municipal vote ou refuse, pour douze à quinze ans. Une commune peut être au cœur géographique et historique d'un massif sans en faire partie, et c'est exactement le cas ici : la commune qui a donné son titre au pays entier ne figure pas dans le parc qui porte ce titre. Nous avons rencontré la même situation à Sainte-Jalle.
Vingt-cinq façons d'écrire Mévouillon
Le dictionnaire topographique de la Drôme consacre à ce nom l'une de ses plus longues entrées. La première attestation est villa Medullis, en 1070, dans le cartulaire de Saint-Victor de Marseille. En 1095, on trouve ecclesia Sancti Erigii in castro de Medoilo : l'église Saint-Arey dans le château, ce qui date la forteresse du 11e siècle au plus tard.
Ensuite, les graphies se succèdent sans logique apparente. Nous en avons compté vingt-cinq formes distinctes entre 1070 et 1891 : Medullio, Medullone, Medulio, Melleone, Meduluone, Mevoillon, Medulionis, Meulion, Meulhon, Medullionem, Meuillon, Meveullon, Mueillon, Mevolhon, Meuvilon, Mulhon, Mealhon, Meolon, Mevolhion, jusqu'à Mévouillon en 1891.
Deux de ces formes sont datées et méritent d'être notées : baronia Medulionis en 1293, la première mention explicite de la baronnie, et « la baronie de Meulion » en 1343, dans l'ouvrage de Duchesne sur les dauphins de Viennois. Et l'une vient d'une source inattendue : Mueillon, en 1588, figure dans la correspondance du connétable de Lesdiguières, le chef protestant du Dauphiné, en pleines guerres de Religion.
Gresse, son autel romain et son instituteur de 1687
La commune n'est pas concentrée autour d'un bourg unique. Le hameau de Gresse, attesté dès 1270 sous la forme Gressia, est une entité à part entière : il a eu sa propre paroisse, et le dictionnaire topographique précise que « dès 1687, il y avait dans ce hameau une chapelle où se faisait le service paroissial, et un instituteur ».
Un instituteur dans un hameau de montagne en 1687, c'est-à-dire deux siècles avant les lois Ferry, est un fait remarquable et rarement relevé. Il rappelle que l'alphabétisation du Dauphiné méridional est ancienne, et qu'elle doit beaucoup aux communautés protestantes et à la concurrence confessionnelle.
Gresse a livré par ailleurs un autel portatif gallo-romain daté du 3e ou du 4e siècle, et la commune porte des traces d' occupation néolithique. Une grotte de l'Ours figure au patrimoine naturel, sans que nous ayons pu en trouver la position exacte.
Côté édifices religieux, l'église paroissiale était dédiée à saint Arey, évêque de Gap, et relevait d'un prieuré qui dépendait d'abord de l'abbaye de Saint-Victor de Marseille, puis, dès 1115, de la congrégation de Saint-Ruf. Son titulaire était collateur et décimateur non seulement à Mévouillon, mais aussi à La Rochette-du-Buis, Vers-sur-Méouge, Izon-la-Bruisse et Villefranche-le-Château : cinq paroisses pour un prieuré.
Aux 12e et 13e siècles, l'abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon possédait en outre sur la commune une église rurale, Sanctae Maria de Medullione, aujourd'hui appelée Notre-Dame des Champs, dont elle percevait les revenus. La même abbaye avignonnaise tenait l'église de Pierrelongue : les Baronnies étaient une terre de collecte pour les grandes maisons du Rhône.
Le relief : de 838 à 1 438 mètres
La commune s'étend sur 29,3 kilomètres carrés et son relief est entièrement montagneux. Nous avons mesuré ses points remarquables sur le modèle de terrain de l'IGN.
| Point | Altitude mesurée |
|---|---|
| Mairie, au village | 838 m |
| Rocher de Mévouillon (site du fort) | 1 116 m |
| Sommet de Chassenaye | 1 165 m |
| Montagne de Croc | 1 303 m |
| Montagne de Buc (point culminant) | 1 438 m |
Le rocher de Mévouillon, à 1 116 mètres, est le site du fort : deux cent soixante-dix-huit mètres au-dessus du village, avec vue sur toute la baronnie. La montagne de Buc, au sud, fait la limite avec le Vaucluse et regarde le Ventoux en face. La commune est traversée par un seul cours d'eau, le Charuis.
La démographie ancienne, que le dictionnaire topographique conserve, est plus basse que celle d'aujourd'hui : 178 habitants en 1595, 146 en 1653, 120 en 1682, deux ans avant le rasement du fort, puis 118 familles en 1754. La commune en compte 246 aujourd'hui : elle a doublé depuis son creux du 17e siècle, ce qui est rare dans la Drôme de montagne.
La carte des lieux
Les points ci-dessous sont ceux dont nous avons la position vérifiée. Le puits, seul vestige de la forteresse, n'est pas cartographié : il se cherche sur le rocher. La grotte de l'Ours, l'église Notre-Dame des Champs et le lieu de découverte de l'autel gallo-romain n'ont pas non plus de coordonnées publiées.
Cliquez sur un point pour voir le nom du lieu et ce qu'il faut en savoir. Fond de carte OpenStreetMap.
Venir à Mévouillon
La commune n'a ni commerce, ni carburant, ni distributeur, et sa mairie ouvre le lundi et le jeudi de 14h à 16h, soit quatre heures par semaine. Elle compte huit communes limitrophes, ce qui est beaucoup, mais aucune n'est un bourg : la première ville est loin.
| Destination | Distance | Temps |
|---|---|---|
| Villefranche-le-Château (limitrophe) | 5,2 km | 9 min |
| Aulan (limitrophe) | 7,8 km | 12 min |
| La Rochette-du-Buis (limitrophe) | 5,0 km | 18 min |
| Montbrun-les-Bains (limitrophe) | 12,0 km | 18 min |
| Rioms (limitrophe) | 13,8 km | 18 min |
| Vers-sur-Méouge (limitrophe) | 10,0 km | 19 min |
| Montauban-sur-l'Ouvèze (limitrophe) | 17,4 km | 23 min |
| Barret-de-Lioure (limitrophe) | 16,8 km | 29 min |
| Nyons | 44,7 km | 51 min |
| Sisteron (Alpes-de-Haute-Provence, ville de référence calculée) | 47,4 km | 53 min |
| Montélimar | 96,6 km | 1 h 44 |
| Die | 106,9 km | 1 h 59 |
| Valence | 120,4 km | 2 h 09 |
| Gare de Valence TGV, à Alixan | 127,8 km | 2 h 14 |
Une dernière chose, pour situer la commune dans sa géographie réelle : le prieuré de Mévouillon relevait du diocèse de Gap, sa ville de référence actuelle est Sisteron, et le mont Ventoux se voit depuis sa montagne de Buc. Ni Valence ni Die n'ont jamais compté ici. C'est une commune drômoise qui, historiquement comme pratiquement, regarde vers les Alpes du Sud.
Questions fréquentes
Mévouillon fait-elle partie du parc naturel régional des Baronnies provençales ?
Non, et c'est la principale surprise de cette commune. Nous avons interrogé la couche officielle des parcs naturels régionaux en deux points du territoire : Mévouillon est en dehors. Nous avons ensuite testé ses huit communes limitrophes : sept sur huit sont dans le parc. La capitale historique des Baronnies n'appartient donc pas au parc qui porte ce nom. L'adhésion à un parc régional se décide commune par commune, et rien n'oblige une commune à y entrer.
Que reste-t-il de la forteresse de Mévouillon ?
Un puits. C'est le seul vestige. La forteresse était réputée imprenable et elle a été disputée pendant les guerres de Religion, avant d'être démolie sur ordre de Richelieu en 1640, puis complètement rasée sur ordre de Louis XIV en 1684. Le site du fort et les prairies humides de Gresse forment aujourd'hui une zone naturelle d'intérêt écologique de 452 hectares : ce qui fut le verrou militaire des Baronnies est redevenu de l'herbe et de la roche.
Pourquoi parle-t-on de baronnie plutôt que de seigneurie ?
Parce que la terre ne relevait ni du comte de Provence ni du dauphin de Viennois, mais directement du Saint-Empire romain germanique. En 1178, l'empereur Frédéric Ier dota les Mévouillon de tous les droits régaliens dans leurs domaines : c'est le privilège d'immédiateté impériale. Ils étaient donc souverains chez eux, ce qu'un simple seigneur n'était jamais. Le pays des Baronnies porte leur titre.
Qui a fondé la dynastie des Mévouillon ?
Une femme : dame Percipia, née vers l'an 999 et morte entre 1070 et 1082. C'est d'elle que les sources font partir la lignée qui a dominé le pays des Baronnies pendant près de trois siècles, de l'an mil au milieu du 14e siècle. Une fondation de dynastie attribuée à une femme, dans le Midi du 11e siècle, est assez rare pour être signalée.
Combien de villages dépendaient de la baronnie ?
Trente-six, au moment de son rattachement au Dauphiné. Vingt-deux terres et châteaux en entier, dont Le Buis, Mollans, Pierrelongue, Séderon, Plaisians ou Gouvernet, et quatorze autres en partie, dont Sainte-Jalle, Sahune, Propiac et Curnier. C'est tout le sud-est de la Drôme actuelle, commandé depuis un rocher de 1 115 mètres où il ne reste plus qu'un puits.
Y a-t-il des services sur place ?
Presque rien. La mairie ouvre le lundi et le jeudi de 14h à 16h, soit quatre heures par semaine, et il n'y a ni commerce, ni carburant, ni distributeur. La commune n'est pas non plus tournée vers la Drôme : notre calcul de ville de référence, fondé sur les temps de route réels, désigne Sisteron, dans les Alpes-de-Haute-Provence, à cinquante-trois minutes. Valence est à deux heures neuf.
Nos sources
- Domination des seigneurs de Mévouillon sur les Baronnies de l'an mil au milieu du 14e siècle, origine de la dynastie attribuée à dame Percipia née vers 999 et morte entre 1070 et 1082, indépendance à l'égard du comte de Provence et du dauphin, privilège d'immédiateté impériale de 1178 et dotation de tous les droits régaliens par Frédéric Ier, répartition des rôles entre Mévouillon chef-lieu militaire et Buis-les-Baronnies chef-lieu politique, hommage aux évêques de Die en 1230, charte de libertés de 1270, don aux dauphins en 1293, réunion au Dauphiné en 1302, liste des terres et châteaux de la baronnie, ventes successives sous faculté de rachat de 1421 à 1711, forteresse réputée imprenable et violences confessionnelles du 16e siècle, démolition sur ordre de Richelieu en 1640 et rasement sur ordre de Louis XIV en 1684, puits comme seul vestige, attestations du nom de 1070 à 1891, hameau de Gresse avec sa chapelle et son instituteur dès 1687, autel portatif gallo-romain, occupation néolithique, prieuré Saint-Arey dépendant de Saint-Victor de Marseille puis de Saint-Ruf dès 1115 et décimateur dans cinq paroisses, église Notre-Dame des Champs de l'abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, grotte de l'Ours, démographie de 1595 à 1754, et non-appartenance au parc naturel régional des Baronnies provençales : Wikipédia, article « Mévouillon », consulté le 25 août 2026, et dictionnaire topographique du département de la Drôme qu'il reproduit. Plusieurs points y sont signalés comme demandant une référence, et nous le disons à chaque fois. https://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9vouillon
- Absence de parc naturel régional sur les deux points testés de la commune, appartenance au parc des Baronnies provençales de sept des huit communes limitrophes, zone d'intérêt écologique de type 1 « Fort de Mévouillon et prairies humides de Gresse » de 452 ha, fiche du 22 novembre 2016, et zone de type 2 « Chaînons méridionaux des Baronnies » de 60 348 ha : API Carto de l'IGN, couches nature, interrogée par nous point par point le 25 août 2026. https://apicarto.ign.fr/api/doc/nature
- Altitudes de la mairie, du rocher de Mévouillon, du sommet de Chassenaye, de la montagne de Croc et de la montagne de Buc : service d'altimétrie de la Géoplateforme, modèle RGE Alti de l'IGN, interrogé par nous le 25 août 2026. https://geoservices.ign.fr/rgealti
- Positions du rocher, des sommets, des chapelles Saint-Cyrey et Sainte-Bernadette, des hameaux de Gresse, Bouvrège et Haut Pelleret, et horaires de la mairie : OpenStreetMap, tags bruts relevés par nous le 25 août 2026. Distances routières : moteur OSRM depuis la mairie. https://www.openstreetmap.org/copyright
- Altitude de 1 442 m attribuée à la montagne de Buc et localisation de la chapelle Sainte-Bernadette à Villefranche-le-Château, deux points sur lesquels nous relevons un écart avec nos autres sources : Wikimedia Commons, descriptions des fichiers « O Bergiés Ventoux-Buc » et « Mévouillon, église Ste Bernadette », consultées le 25 août 2026. https://commons.wikimedia.org/wiki/Category:M%C3%A9vouillon
Ce que nous n'avons pas pu établir : la position du puits de la forteresse, de la grotte de l'Ours, de l'église Notre-Dame des Champs et du lieu de découverte de l'autel gallo-romain ; la commune exacte de la chapelle Sainte-Bernadette, entre Mévouillon et Villefranche-le-Château ; l'altitude définitive de la montagne de Buc, entre nos 1 438 mètres et les 1 442 mètres annoncés ailleurs ; et la filiation de dame Percipia, que nous n'avons trouvée dans aucune source primaire. Signalez-nous une erreur si vous constatez un écart.
