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La date et la portée de la protection du château viennent de la base Mérimée du ministère de la Culture, pas d'une brochure. Les altitudes sont mesurées par nous sur le modèle de terrain de l'IGN. Le prix payé pour la seigneurie en 1240 et l'épisode sismique de 1755 sont reproduits tels que nos sources les donnent, en signalant ce qu'elles indiquent elles-mêmes comme non référencé. Sur le Toulourenc, nous relayons la demande officielle de ne pas promouvoir les gorges, en aval, plutôt que de faire semblant de l'ignorer. Distances calculées par OSRM depuis la mairie.
Aulan tient en une image : un château sur un éperon, dominant la haute vallée du Toulourenc, et sous lui les ruines du village médiéval. Autour, dix kilomètres carrés de forêt et de pierrier, entre Montbrun-les-Bains et Mévouillon. La commune n'a ni commerce, ni école, ni service, et sa mairie ouvre trois heures par semaine. Ce qu'elle a, c'est un monument, un cours d'eau qui naît chez elle, et une histoire de 1944.
- 0,74habitant au kilomètre carré
- 27 solsle prix de la seigneurie en mai 1240
- 6 minutesla durée de la secousse du 13 novembre 1755
- 786 ml'altitude du château, mesurée par nous
Huit habitants, et ce que cela veut dire
Le chiffre de population de 2023 est huit. C'est la deuxième commune la moins peuplée du département, derrière Rochefourchat et ses deux habitants. La densité tombe à 0,74 habitant au kilomètre carré sur les 10,8 km² du territoire.
À cette échelle, les statistiques racontent des personnes. La baisse de 27,27 % entre 2017 et 2023 que publie l'Insee, et que les tableaux présentent comme un effondrement démographique, correspond au départ de trois habitants. À l'inverse, la commune en comptait 125 en 1790, quand elle a été créée. En deux siècles et demi, elle a perdu quatre-vingt-quatorze pour cent de sa population.
L'inventaire européen d'occupation des sols dit la même chose autrement. En 1990, la commune était classée à 100 % en forêts et milieux semi-naturels : pas un hectare répertorié en agriculture. En 2018, elle est à 89,3 %, avec 10,7 % de zones agricoles hétérogènes qui réapparaissent. Le détail actuel : 49,5 % de forêts, 22,1 % d'espaces ouverts sans végétation ou presque, ce sont les pierriers et les falaises, 17,7 % de landes. La dernière production agricole recensée, en 1992, était la lavande.
Le château, inscrit en 1950 et ouvert à la visite
C'est le seul monument protégé de la commune, et il est à 786 mètres d'après notre mesure, quatorze mètres au-dessus de la mairie. La fiche officielle est précise : inscrit partiellement à l'inventaire des monuments historiques le 9 mai 1950, datation 16e et 18e siècles, propriété privée.
L'édifice est plus ancien que sa datation officielle : il aurait été construit au 12e siècle sur l'emplacement d'un oppidum dominant la vallée du Toulourenc, et remanié à plusieurs reprises jusqu'au 20e. C'est ce qui explique l'écart : la protection de 1950 porte sur ce qui subsiste des campagnes du 16e et du 18e, pas sur le noyau médiéval.
Sur les 48 châteaux protégés de la Drôme, une large majorité sont privés et fermés. Celui-ci est privé et ouvert, ce qui est le cas de figure le plus favorable pour un visiteur, et le plus fragile pour un propriétaire.
Nous n'avons trouvé ni tarif, ni période d'ouverture, ni jour de fermeture publiés à une source officielle vérifiable. Nous n'en inventerons pas : sur une commune de huit habitants, une ouverture dépend d'une personne, et une information recopiée d'un annuaire y a toutes les chances d'être fausse. Le point de contact est la mairie, ouverte le mardi de 15h à 18h. Le village, ses ruines, l'église et le cimetière sont, eux, en accès libre et sans horaire.
Au pied du château subsiste le village médiéval ruiné, sur l'éperon. C'est la configuration classique du castrum des Baronnies : les maisons serrées sous la protection du seigneur, puis abandonnées quand la protection n'a plus servi à rien. Ici, l'abandon a été total.
De 27 sols viennois aux Suarez d'Aulan
La chaîne seigneuriale d'Aulan contient un détail qu'on ne trouve presque jamais dans ces généalogies : un prix.
| Date | Ce qui se passe |
|---|---|
| Avant 1240 | Possession des seigneurs de Mévouillon |
| Mai 1240 | Raymond IV cède Aulan à son voisin Hugues du Puy-Montbrun pour 27 sols viennois |
| Janvier 1254 | Cédé à la famille des Baux |
| 1293 | Le dauphin de Viennois l'acquiert de Bertrand de Baux |
| 1313 | Érigé en fief au profit de Rican de l'Espine, chevalier et pair du Dauphiné |
| 1635 | François-Marie de Suarez épouse Isabeau de l'Espine, qui apporte le fief et le château en dot |
| Début 19e | Le château passe aux Harouard, par le mariage de Joseph-Valéry Harouard avec la dernière des Suarez d'Aulan |
| 1814 puis 1853 | La famille est autorisée à porter le nom d'Aulan, puis de Suarez d'Aulan |
Les Suarez méritent une phrase. C'était une famille noble espagnole, volontairement exilée en Provence depuis l'accession au trône de Charles Quint, c'est-à-dire depuis le début du 16e siècle. Elle entre en possession d'Aulan par mariage en 1635, et son nom est aujourd'hui encore celui du château. Une famille qui a quitté l'Espagne pour raison politique, et dont le patronyme est resté accolé à un hameau des Baronnies quatre siècles plus tard.
Une mention plus ancienne existe, et notre source la donne elle-même comme non référencée, ce que nous répétons : en 745, un manuscrit de la Bibliothèque apostolique vaticane mentionnerait Sanctus Aulanus iuxta propiatum Santus Andrea Rosaniensis. Des terres et leurs revenus, pâturages et forêts près de Joumellet, y seraient alloués au prieuré de Saint-André de Rosans, à charge pour les moines de les faire fructifier ; le seigneur d'Aulan, qui résidait alors dans un château en bois, s'engageait à les protéger. Nous ne pouvons pas vérifier ce texte, mais le détail du château de bois est trop précis pour être passé sous silence.
Février 1944 : le PC du maquis Ventoux
C'est l'épisode qui donne à cette commune une place dans l'histoire nationale. Après l'attaque d'Izon-la-Bruisse, en février 1944, le château d'Aulan devient le poste de commandement régional de la Résistance, celui du maquis Ventoux.
Et la commune accueille, pendant et après la guerre, deux écrivains : Jean Giono et René Char, ce dernier sous son nom de commandement, Alexandre. Char a laissé de ce séjour un vers, dans « Cur secessisti », recueilli dans Fureur et Mystère :
« Sur les pentes d'Aulan, mes fils qui sont incendiaires, mes fils qu'on tue sans leur fermer les yeux s'augmentent de votre puissance. »
Le titre du poème, Cur secessisti, signifie « pourquoi t'es-tu retiré ». René Char commandait la section atterrissage-parachutage de la région R2 sous le nom d'Alexandre, et il a écrit une partie de son œuvre de guerre dans ces montagnes. Ce vers nomme Aulan explicitement : c'est un des rares cas où un village de huit habitants figure dans un texte majeur de la poésie française du 20e siècle. Il n'y a aucun panneau sur place pour le dire.
Deux églises, dont une ruinée en 1599
La commune a eu deux églises, et une seule est debout. L'église Saint-Jacques, au village, est romane du 12e siècle, mais elle a subi de nombreux remaniements au 19e : seule l'abside est encore romane. Elle abrite un autel en bois sculpté du 18e siècle, réalisé par un dénommé Roux, un Aulanais, élève des Bernus, l'une des grandes familles d'artisans de Mazan, en Vaucluse.
L'autre, l'église Saint-Pierre, est attestée dès 1060 dans le cartulaire de Saint-Victor de Marseille, sous la forme ecclesia Sancti Petri. C'était un prieuré bénédictin dépendant de cette abbaye, uni à la cure d'Aulan au début du 16e siècle. Elle est ruinée en 1599 et n'a jamais été relevée.
Une signature de peintre dans une église de montagne
Puvis de Chavannes est l'un des peintres muraux majeurs du 19e siècle français, l'auteur des décors du Panthéon et de la Sorbonne. Qu'un de ses élèves et amis ait laissé quelques esquisses dans une église de huit habitants est le genre de fait qu'aucune fiche touristique ne relève. Nous le donnons avec la réserve que porte notre source, qui le signale comme non référencé, et nous n'avons pas pu le vérifier nous-mêmes.
Avant 1790, Aulan formait une paroisse du diocèse de Gap, pas de Die ni de Vaison, et relevait de l'élection de Montélimar et du bailliage de Buis-les-Baronnies. Le prieur du lieu avait la collation de la cure et les dîmes. En 1790, la commune entre dans le canton de Montbrun ; la réorganisation de l'an VIII la place dans celui de Séderon.
La source du Toulourenc, et ce qu'on demande en aval
Le Toulourenc prend sa source sur la commune d'Aulan. C'est un fait géographique simple, et il ouvre sur une question qu'un guide honnête ne peut pas contourner.
Très en aval, à la limite de la Drôme et du Vaucluse, les gorges du Toulourenc sont devenues l'un des sites les plus fréquentés du sud-est, au point que les pouvoirs publics ont réagi. Un comité de suivi « Gestion de la fréquentation des gorges du Toulourenc », co-présidé par les sous-préfets de Carpentras et de Nyons, demande depuis 2023 aux offices de tourisme, aux hébergeurs et aux médias de ne pas promouvoir la baignade et la randonnée aquatique sur ce site, et d'orienter le public ailleurs. La charte a été signée par dix-sept acteurs publics locaux, dont le parc naturel régional des Baronnies provençales.
Rien, et c'est justement ce qu'il faut dire. Le Toulourenc naît ici, à plus de sept cents mètres, et ce n'est à ce stade qu'un ruisseau de tête de bassin : il n'y a pas de site de baignade à Aulan, pas de vasque, pas de parcours aquatique. Ce que la charte protège se trouve trente kilomètres plus bas. Nous relayons la demande parce qu'elle nous paraît fondée, et parce qu'un lecteur qui lit « source du Toulourenc » risque justement d'aller chercher les gorges.
La commune porte en revanche deux curiosités naturelles qu'on peut nommer sans les abîmer : des sources sulfureuses et des peuplements de pins noirs d'Autriche, plantés au 19e siècle dans tout le Sud-Est pour retenir les sols après les grands déboisements. Nous n'avons pas trouvé de coordonnées publiées pour les sources sulfureuses et ne les cartographions donc pas.
Six minutes de secousse en novembre 1755
Le village a été touché par des tremblements de terre d'intensité V à VI sur l'échelle MSK en 1755 puis en 1774. Le plus important est celui des 12 et 13 novembre 1755, et le récit qu'en donne notre source est frappant.
Des secousses se produisaient depuis la Toussaint, en provoquant des éboulements. Puis, le 13 novembre, une secousse a duré six minutes. Elle a provoqué divers affaissements et éboulements de montagnes.
Six minutes est une durée hors norme pour une secousse : les séismes les plus longs jamais enregistrés dépassent rarement les cinq minutes, et une intensité V-VI correspond à des dommages légers sur les bâtiments ordinaires. Il est probable que le témoignage ancien décrive une séquence continue de répliques plutôt qu'une secousse unique, mais nous le publions tel qu'il est rapporté, sans le corriger. Ce qui est sûr, c'est que la Drôme méridionale est sismique : nous l'avons déjà relevé à Châteauneuf-du-Rhône, épicentre d'un essaim de l'été 1873 qui a endommagé l'abbaye d'Aiguebelle.
Y aller : ce qu'il n'y a pas
Autant le dire d'emblée, parce que c'est la première chose utile. Sur cette commune, il n'y a ni commerce, ni restaurant, ni hébergement recensé, ni carburant, ni distributeur, ni école. La mairie ouvre le mardi de 15h à 18h, soit trois heures par semaine. Les écoles maternelle et primaire les plus proches sont à Montbrun-les-Bains, à dix minutes, et le collège à Buis-les-Baronnies.
Ce qu'il y a : le château, l'église Saint-Jacques, le cimetière, un monument aux morts, une croix de chemin et les ruines du village. Tout cela se voit en trois quarts d'heure, à pied, et rien n'a d'horaire sauf le château. La fête du village a lieu le premier dimanche d'août.
Le nom, enfin. Attesté en 1386 sous les formes Aulancum et Aulanco, puis Aulanc au 18e siècle et Ollan en 1705, il rappellerait un lieu planté de noisetiers : de l'occitan aulanier, du gascon aulan, la noisette. Un nom de verger pour une commune aujourd'hui boisée à moitié et pierreuse pour un cinquième.
La carte des lieux
Les points ci-dessous sont ceux dont nous avons la position vérifiée. La base Mérimée ne publie pas de coordonnées pour le château : celles que nous utilisons viennent d'OpenStreetMap. Les sources sulfureuses et la source exacte du Toulourenc ne sont pas cartographiées faute de position publiée.
Cliquez sur un point pour voir le nom du lieu et ce qu'il faut en savoir. Fond de carte OpenStreetMap.
Venir à Aulan
Aulan est à dix minutes de Montbrun-les-Bains et à quatorze de Mévouillon. Tout le reste est loin. Notre calcul de ville de référence, fondé sur les temps de route réels, désigne Vaison-la-Romaine, dans le Vaucluse, à cinquante-trois minutes : aucune ville drômoise n'est plus proche en temps.
| Destination | Distance | Temps |
|---|---|---|
| Montbrun-les-Bains (limitrophe) | 5,9 km | 10 min |
| Mévouillon (limitrophe) | 8,8 km | 14 min |
| La Rochette-du-Buis (limitrophe) | 6,9 km | 22 min |
| Plaisians (limitrophe) | 13,3 km | 43 min |
| Le Poët-en-Percip (limitrophe) | 38,1 km | 48 min |
| Vaison-la-Romaine (Vaucluse, ville de référence calculée) | 46,5 km | 53 min |
| Nyons | 46,6 km | 54 min |
| Orange | 71,7 km | 1 h 21 |
| Montélimar | 98,5 km | 1 h 48 |
| Die | 108,8 km | 2 h 03 |
| Valence | 122,3 km | 2 h 12 |
| Gare de Valence TGV, à Alixan | 129,7 km | 2 h 18 |
Le climat est celui d'une zone de transition entre la Provence et les Alpes du sud. La station Météo-France la plus proche, à Saint-Auban-sur-l'Ouvèze, sept kilomètres à vol d'oiseau, donne sur 1991-2020 une moyenne annuelle de 11,6 °C et 790 mm de précipitations, avec des extrêmes de 39 °C le 28 juin 2019 et -17,1 °C le 5 février 2012. Cinquante-six degrés d'amplitude, et une altitude de 772 mètres au village : ce n'est pas la Drôme provençale des cartes postales.
Enfin, sur les protections : la commune est entièrement dans le parc naturel régional des Baronnies provençales, 191 136 hectares depuis le 26 janvier 2015, et dans la grande zone d'intérêt écologique des chaînons méridionaux des Baronnies, 60 348 hectares. Nous n'avons trouvé ni site Natura 2000 ni zone de type 1 sur le point du village.
Questions fréquentes
Combien d'habitants compte vraiment Aulan ?
Huit, au recensement de 2023. C'est la deuxième commune la moins peuplée de la Drôme, derrière Rochefourchat et ses deux habitants. Rapporté à ses dix kilomètres carrés et demi, cela fait 0,74 habitant au kilomètre carré. En 1790, quand la commune est créée, elle en comptait 125. La baisse de 27 % enregistrée entre 2017 et 2023 correspond, à cette échelle, au départ de trois personnes.
Le château d'Aulan se visite-t-il ?
Oui, ce qui est rare pour un château privé de cette taille. Il est inscrit partiellement à l'inventaire des monuments historiques depuis le 9 mai 1950, il appartient toujours à la famille qui l'a hérité au 19e siècle, et il est ouvert à la visite. Nous n'avons trouvé ni tarif ni calendrier publiés à une source officielle et nous n'en inventons pas : la mairie, ouverte le mardi de 15h à 18h, est le point de contact le plus sûr.
Qu'est-ce que le PC du maquis Ventoux ?
Le poste de commandement régional de la Résistance, qui s'est installé au château d'Aulan après l'attaque d'Izon-la-Bruisse, en février 1944. René Char, qui commandait sous le nom d'Alexandre, et Jean Giono ont séjourné dans la commune pendant et après la guerre. Char a laissé un vers sur ce lieu, dans « Cur secessisti » : « Sur les pentes d'Aulan, mes fils qui sont incendiaires, mes fils qu'on tue sans leur fermer les yeux s'augmentent de votre puissance. »
Peut-on se baigner dans le Toulourenc ?
Le Toulourenc prend sa source sur la commune, mais ce qui attire les foules, ce sont ses gorges, très en aval, entre le Vaucluse et Mollans-sur-Ouvèze. Là-bas, un comité de suivi co-présidé par les sous-préfets de Carpentras et de Nyons demande depuis 2023 aux offices de tourisme, aux hébergeurs et aux médias de ne pas promouvoir la baignade et la randonnée aquatique, et d'orienter le public ailleurs. Nous relayons cette demande. À Aulan même, le cours d'eau naissant n'est pas un site de baignade.
Que s'est-il passé ici en novembre 1755 ?
Un épisode sismique dont on parle peu. Des secousses se produisaient depuis la Toussaint, provoquant des éboulements, et le 13 novembre 1755 l'une d'elles a duré six minutes, causant des affaissements et des éboulements de montagnes. L'intensité relevée pour le village est de V à VI sur l'échelle MSK, et le phénomène s'est reproduit en 1774. Six minutes de secousse est une durée considérable, et elle explique l'état de certaines ruines du secteur.
Combien de temps faut-il pour venir ?
Plus que vous ne le croyez. Montbrun-les-Bains est à dix minutes et Mévouillon à quatorze, mais Nyons est à cinquante-quatre minutes, Montélimar à une heure quarante-huit et Valence à deux heures douze. Le Poët-en-Percip, pourtant commune limitrophe, demande quarante-huit minutes de route : la limite passe sur une crête qu'aucune route ne franchit. Notre calcul de ville de référence désigne Vaison-la-Romaine, dans le Vaucluse, à cinquante-trois minutes.
Nos sources
- Château inscrit partiellement à l'inventaire des monuments historiques le 9 mai 1950, datation des 16e et 18e siècles, propriété privée, et absence de coordonnées dans la notice : base Mérimée du ministère de la Culture, notice PA00116885, lue par nous le 25 août 2026. https://pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/PA00116885
- Source du Toulourenc sur la commune, attestations du nom de 1386 à 1891 et étymologie par le noisetier, mention supposée de 745 dans un manuscrit de la Bibliothèque apostolique vaticane et château de bois, cession de mai 1240 par Raymond IV de Mévouillon à Hugues du Puy-Montbrun pour 27 sols viennois, cessions de 1254 aux Baux et de 1293 au dauphin, érection en fief au profit de Rican de l'Espine en 1313, mariage de François-Marie de Suarez en 1635 et transmission aux Harouard, diocèse de Gap avant 1790, 125 habitants en 1790, cantons de Montbrun puis de Séderon, château construit au 12e siècle sur un oppidum et ouvert à la visite, village médiéval ruiné, église Saint-Jacques romane et son autel de Roux élève des Bernus, église Saint-Pierre attestée en 1060 au cartulaire de Saint-Victor de Marseille et ruinée en 1599, peintures murales et esquisses du marquis de Gaudemaris élève de Puvis de Chavannes, séismes d'intensité V-VI de 1755 et 1774 et secousse de six minutes du 13 novembre 1755, PC régional du maquis Ventoux au château après l'attaque d'Izon-la-Bruisse en février 1944, séjours de Jean Giono et de René Char et vers de « Cur secessisti », sources sulfureuses et pins noirs d'Autriche, fête du premier dimanche d'août, occupation des sols de 1990 et 2018, population de 8 habitants en 2023 et normales de la station de Saint-Auban-sur-l'Ouvèze : Wikipédia, article « Aulan », consulté le 25 août 2026. Plusieurs points y sont signalés comme demandant une référence, et nous le disons à chaque fois. https://fr.wikipedia.org/wiki/Aulan
- Demande de ne pas promouvoir la baignade et la randonnée aquatique dans les gorges du Toulourenc, formulée depuis 2023 par le comité de suivi co-présidé par les sous-préfets de Carpentras et de Nyons, et signature de la charte par dix-sept acteurs publics locaux dont le parc naturel régional des Baronnies provençales : charte de préservation des gorges du Toulourenc, parc naturel régional du Mont-Ventoux, 2024. https://www.parcduventoux.fr/
- Parc naturel régional des Baronnies provençales de 191 136 ha créé le 26 janvier 2015, zone d'intérêt écologique de type 2 « Chaînons méridionaux des Baronnies » de 60 348 ha, et absence de site Natura 2000 et de zone de type 1 sur le point du village : API Carto de l'IGN, couches nature, interrogée par nous le 25 août 2026. https://apicarto.ign.fr/api/doc/nature
- Altitudes de la mairie, du château et de l'église Saint-Jacques : service d'altimétrie de la Géoplateforme, modèle RGE Alti de l'IGN, interrogé par nous le 25 août 2026. https://geoservices.ign.fr/rgealti
- Positions du château, de l'église, de la mairie, du cimetière, du monument aux morts et de la croix de chemin, et horaires de la mairie : OpenStreetMap, tags bruts relevés par nous le 25 août 2026. Distances routières : moteur OSRM depuis la mairie. https://www.openstreetmap.org/copyright
Ce que nous n'avons pas pu établir : les horaires, les périodes et le tarif de visite du château, aucune source officielle vérifiable ne les publiant ; l'authenticité du document de 745 et la position du lieu-dit Joumellet ; la présence effective des esquisses du marquis de Gaudemaris dans l'église ; la position des sources sulfureuses et de la source exacte du Toulourenc ; et l'équivalence actuelle des 27 sols viennois de 1240. Signalez-nous une erreur si vous constatez un écart.
