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Bourg-lès-Valence

Le monument de cette ville de vingt mille habitants est une fabrique de cartouches. Une usine textile de 1855 reconvertie en 1874 pour la guerre, avec ses poudrières, son château d'eau et sa propre gare militaire, inscrite monument historique en 2003, puis rendue à la vie civile : on y forme aujourd'hui des réalisateurs de films d'animation. Le reste tient en une église mentionnée en 1065, une fontaine de 1853 et cinq kilomètres de berges du Rhône.

Mis à jour le

Comment cette page est faite

La composition de la Cartoucherie, ses dates et son statut de propriété viennent de la base Mérimée du ministère de la Culture, notice PA26000011, relevée le 24 août 2026. Les adresses des structures installées sur le site ne sont pas recopiées d'un annuaire : nous les avons vérifiées une par une dans l'annuaire officiel des entreprises, qui donne aussi leur date d'immatriculation et leur état administratif. Les rangs de population et de densité sont calculés par nous sur les 362 communes du département. Les zonages de protection sont interrogés sur six points de la commune. Les distances sont calculées par OSRM depuis la mairie.

Bourg-lès-Valence est la quatrième commune de la Drôme et l'on n'y vient pas pour ses monuments : il y en a un seul de protégé, et c'est une usine. Mais cette usine, la Cartoucherie, est l'un des ensembles industriels les plus complets du département, et sa reconversion en quartier de l'image animée en fait un endroit qui ne ressemble à rien d'autre ici. Ajoutez le Vieux-Bourg autour de son église romane, la ViaRhôna qui traverse la commune du sud au nord, et une identité de village de mariniers qui survit dans les joutes de juillet.

  • 1855la filature, avant d'être une cartoucherie en 1874
  • 1065la première mention de l'église Saint-Pierre
  • 991habitants au km², 4e densité du département
  • 4 minde la mairie de Valence, mesurées par nous
Vue panoramique de la Cartoucherie restaurée, ses bâtiments à arcades et sa cheminée d'usine
La cour restaurée de la Cartoucherie : les deux longs bâtiments à arcades, le campanile à horloge, la cheminée d'usine au fond, et les plantations en gradins de la reconversion. Photo Morburre, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons.

La Cartoucherie : une usine, une gare, des poudrières

L'histoire est en deux temps, et c'est le premier qu'on oublie. En 1855, on bâtit ici une usine textile, dans une commune qui vit alors du fleuve et de l'agriculture. En 1874, quatre ans après la défaite de 1870, une cartoucherie s'installe dans ses murs. L'armée n'avait pas besoin d'un terrain nu, elle avait besoin de bâtiments longs, éclairés et déjà desservis en eau : une filature était l'objet idéal.

Ce qui a été protégé, le 5 février 2003, n'est pas un bâtiment mais un système. La fiche du ministère énumère ce qui compose l'inscription, et il vaut la peine de la lire comme une liste de courses : le bâtiment principal de 1855 avec l'ancienne cheminée d'usine qui se profile dessus, les éléments principaux de la cartoucherie, les anciennes poudrières, la gare militaire et ses installations hydrauliques. Un site industriel qui a gardé son chemin de fer et son réseau d'eau est rare, et c'est ce qui justifie la protection.

Le site se visite à moitié, et il faut le savoir avant de venir

La cour centrale est restaurée : sols refaits, plantations en gradins derrière des murets d'acier corten, façades reprises, arcades dégagées. On s'y promène librement. Mais une partie du site, vers la gare militaire, est encore en friche : les quais sont là, les canalisations de béton aussi, remplies d'eau verte, et l'herbe a repris le reste. Ce n'est pas un défaut d'entretien, c'est un chantier qui n'a pas fini. N'y allez pas en espérant un musée : allez-y pour voir un ensemble industriel complet, dont une moitié montre à quoi ressemblait l'autre avant travaux.

La gare militaire de la Cartoucherie et une canalisation de béton envahie d'herbes
La gare militaire de la Cartoucherie, avec son auvent sur poteaux et son quai, et au premier plan une des canalisations de béton citées dans l'arrêté d'inscription. Cette partie du site n'est pas restaurée. Photo Morburre, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons.

Deux repères se voient de loin et donnent l'échelle. La cheminée de brique, d'abord, qui n'a pas été abattue et qui sert désormais de point de reconnaissance dans le paysage de la plaine. Le château d'eau ensuite, une cuve de béton posée sur six colonnes, du type que l'on construisait dans l'entre-deux-guerres. De son pied, par temps clair, on voit de l'autre côté du Rhône la barre de Crussol, en Ardèche, que couronne son château ruiné.

Le château d'eau en béton de la Cartoucherie, avec la barre de Crussol au fond
Le château d'eau de la Cartoucherie, cuve de béton sur colonnes. Au fond, de l'autre côté du Rhône, la barre calcaire de Crussol en Ardèche. Photo Morburre, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons.

Ce qu'il y a dedans aujourd'hui, et ce qui n'y est plus

La reconversion a fait de la Cartoucherie un pôle du cinéma d'animation, et c'est aujourd'hui la seule raison pour laquelle le nom de Bourg-lès-Valence circule au-delà de la Drôme. Mais l'information qui court sur ce point est périmée, et nous avons vérifié qui est là, au registre officiel des entreprises, plutôt que de la recopier.

Structures de l'image domiciliées à la Cartoucherie, vérifiées par nous le 24 août 2026 dans l'annuaire officiel des entreprises, qui donne l'adresse du siège, la date d'immatriculation et l'état administratif. La dernière ligne est celle qui est partie : elle figure ici parce que son ancienne adresse continue de circuler.
StructureAdresse au registreImmatriculéeStatut
La Poudrière, école du film d'animationLa Cartoucherie, 12 rue de Chony1er février 1998Active, sur place
Les Astronautes StudioLa Cartoucherie, rue de Chony2 novembre 2022Active, sur place
La Bande AmorceLa Cartoucherie, rue de Chony25 avril 2019Active, sur place
FolimagePalais consulaire, 3 place Simone-Veil, Valence1988Partie en août 2019

Folimage, le studio fondé par Jacques-Rémy Girerd en 1981, a bien été à la Cartoucherie : il s'y est installé en mars 2009 et en est parti en août 2019 pour le centre de Valence. C'est de ce studio que sont sortis La Prophétie des grenouilles, Mia et le Migou, Une vie de chat et Phantom Boy. Beaucoup de pages le domicilient encore ici : le registre officiel, lui, l'a au Palais consulaire de Valence.

Ce qui reste sur place n'est pas rien. La Poudrière, école du film d'animation créée le 1er février 1998, est toujours immatriculée 12 rue de Chony : c'est l'une des rares écoles françaises entièrement consacrées à la réalisation de films d'animation, et ses promotions sont de quelques élèves par an. Deux autres structures s'y sont installées depuis, Les Astronautes Studio, une maison de production de films créée fin 2022, et l'association La Bande Amorce. Aucune n'est ouverte à la visite libre : ce sont des lieux de travail, et c'est la cour qui se visite.

L'église Saint-Pierre, mentionnée en 1065

C'est le bâtiment le plus ancien de la commune, et il est plus vieux que la plupart des églises drômoises : l'ecclesia Sancti Petri de Burgo apparaît dans le cartulaire du Bourg-lès-Valence en 1065, un prieur y est mentionné en 1162, et au 15e siècle le pouillé de Valence la donne comme ecclesia collegiata : elle était devenue une collégiale. C'est l'une des plus anciennes du Valentinois, et elle a servi de sépulture aux évêques.

L'église Saint-Pierre de Bourg-lès-Valence sur la place de la Liberté
L'église Saint-Pierre sur la place de la Liberté : la nef éclairée par des baies en arc brisé, le clocher à flèche d'ardoise, et les rangs de tuiles en génoise qui bordent les toits, un détail de Provence remonté jusqu'ici. Photo Morburre, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons.

L'édifice que l'on voit ne date plus de là. Il a été détruit en 1597, au terme des guerres de Religion, reconstruit plusieurs fois, puis fortement modifié aux 19e et 20e siècles : la silhouette actuelle, avec sa flèche d'ardoise, son porche néogothique et sa petite rose, appartient à ces reprises. Le maître-autel est du 17e siècle, et l'intérieur porte des peintures murales attribuées au peintre et sculpteur André Deluol. Notre source signale ce dernier point comme demandant une référence, et nous le disons.

L'intérieur de l'église Saint-Pierre de Bourg-lès-Valence
L'intérieur de Saint-Pierre. Les reprises du 19e et du 20e siècle ont recouvert l'essentiel de l'édifice roman. Photo FredSeiller, CC0, via Wikimedia Commons.

L'église a longtemps donné son nom au lieu : les registres paroissiaux écrivent Saint-Pierre du Bourg-lès-Valence en 1700, et Bourg Saint-Pierre figurait déjà dans la confirmation des libertés de Valence en 1628. Le nom actuel est plus récent qu'on ne croit : l'article défini a disparu des actes d'état civil le 24 février 1881, et la commune du Bourg-lès-Valence est devenue Bourg-lès-Valence.

Le Vieux-Bourg et la fontaine Sanial

Le quartier ancien s'étend autour de l'église, entre la place de la Liberté et le fleuve. C'est là que se trouve la pièce la plus curieuse de la commune : la fontaine Sanial, un monument de pierre blanche dont le socle calcaire porte deux petites fontaines, au nord et au sud. L'eau sortait de la gueule de deux dauphins de bronze dressés pour tomber dans des vasques en forme de coquilles.

Une fontaine qui raconte son financement sur ses deux faces

Sur la face est, l'inscription dit d'où vient l'eau : « La source Ste Estève, dont les eaux pures et salutaires alimentent les fontaines publiques du Bourg-lès-Valence, a été concédée par M. Noël Sanial, manufacturier en cette commune, suivant acte de donation en date du 29 mars 1853. Souscription publique en 1865. » Sur la face ouest, l'autre inscription nomme ceux qui ont fait le travail : le maire Thannaron, ses deux adjoints Charetier et Céas, et l'agent voyer communal Fabre, sous l'administration duquel les fontaines publiques ont été établies en 1853. C'est un rare exemple de monument qui grave à la fois son donateur, sa souscription et son maître d'œuvre.

Un manufacturier qui donne sa source à la commune en 1853, une souscription publique douze ans plus tard pour payer le monument : c'est toute la mécanique du 19e siècle industriel local, celle-là même qui a bâti la filature de la Cartoucherie deux ans plus tard, résumée sur un socle de pierre.

Le Rhône, les mariniers et la ViaRhôna

Le Bourg est un village de mariniers du Rhône avant d'être une banlieue de Valence, et cela s'entend encore une fois par an. Les fêtes du Rhône, le premier week-end de juillet, tiennent sur plusieurs jours : retraite aux flambeaux, fanfares, challenge de joutes, corso nocturne, tournoi de pétanque, et feu d'artifice tiré le long du fleuve le 4 juillet. La joute nautique n'est pas une animation ajoutée, c'est le sport des bateliers, et saint Nicolas, leur patron, est resté dans l'imagerie du quartier.

Les bords du Rhône, en accès libre

  • La ViaRhôna traverse la commune du sud au nord
  • Sept points d'information jalonnent l'itinéraire sur le territoire
  • Parc de l'île Girodet, avec un théâtre de verdure
  • Accès libre, gratuit, toute l'année

C'est ce qu'il y a de mieux à faire ici sans payer. La ViaRhôna, la véloroute qui suit le fleuve du Léman à la Méditerranée, longe toute la commune, et nous avons compté sept panneaux d'information de l'itinéraire sur le seul territoire de Bourg-lès-Valence. Au sud, le parc de l'île Girodet descend jusqu'à la berge et abrite un théâtre de verdure. Le reste de la commune est généreusement doté en jardins publics : nous en avons relevé une vingtaine, dont le parc Brun et le parc de la Cartoucherie Bernard-Piras, attenant au monument.

Le théâtre de verdure du parc de l'île Girodet au bord du Rhône
Le théâtre de verdure du parc de l'île Girodet, au bord du Rhône, au sud de la commune. Photo Johanboss, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons.

Une remarque sur les protections naturelles, parce qu'elle est parlante. Nous avons interrogé les couches officielles sur six points de la commune : le centre, la mairie, l'île Girodet, le nord vers les Chanalets, la berge du Rhône et la confluence de l'Isère. Seuls les deux points au bord de l'eau tombent dans une zone protégée, la ZNIEFF de type 2 « Ensemble fonctionnel formé par le moyen Rhône et ses annexes fluviales ». Sur une commune à 991 habitants au kilomètre carré, la nature protégée s'arrête à la berge, et c'est cohérent : c'est un territoire urbain, et son couloir écologique est le fleuve.

Trois châteaux, dont un épiscopal

Aucun des trois n'est protégé et aucun ne se visite, mais ils expliquent la carte. Le château du Valentin est un château épiscopal, que les sources donnent construit en 1668 : les évêques de Valence tenaient le Bourg, et cette maison de campagne en était le prolongement. Le château des Chanalets, au nord de la commune, est d'époque moderne et a donné son nom au golf voisin. Le château de Champrousset complète la liste. Nos sources signalent les datations du Valentin et des Chanalets comme demandant une référence : nous les donnons avec cette réserve plutôt que de les affirmer.

Ce que pèse la commune, en chiffres calculés

Bourg-lès-Valence est une de ces communes que l'on croit petites parce qu'elles jouxtent une préfecture. Nous avons classé les 362 communes du département par population et par densité pour situer celle-ci, et le résultat est net.

Rangs calculés par nous le 24 août 2026 sur les 362 communes de la Drôme, populations légales Insee et surfaces cadastrales. La densité est le rapport des deux : elle explique pourquoi Bourg-lès-Valence ressemble à une ville alors qu'elle tient sur 20 km², soit deux fois moins que Montélimar.
RangCommuneHabitantsSurfaceDensité
1Valence64 45836,7 km²1 755 hab/km²
2Montélimar40 59546,4 km²875 hab/km²
3Romans-sur-Isère33 46433,5 km²998 hab/km²
4Bourg-lès-Valence19 99220,2 km²991 hab/km²
5Pierrelatte13 75640,6 km²339 hab/km²
6Portes-lès-Valence10 47714,3 km²731 hab/km²

Quatrième par la population, quatrième aussi par la densité, derrière Valence, Tain-l'Hermitage et Romans. Le trio de tête de la densité mérite d'être noté : Tain, avec ses 5 915 habitants sur 4,7 km², est plus dense que Bourg-lès-Valence et que Montélimar. La densité ne mesure pas la taille, elle mesure l'exiguïté.

Sur le terrain, cela donne une commune bien équipée : la médiathèque La Passerelle, 1 place des Rencontres, ouverte en 2007 pour 1 853 m², une salle de spectacle municipale, un golf, et une vingtaine de parcs et squares. Le théâtre municipal, Le Rhône, construit en 1992 avec 830 places, a fermé en juin 2024 pour des travaux annoncés sur deux ans, et une salle plus grande est à l'étude. Nous n'avons pas trouvé de date de réouverture publiée au 24 août 2026 : nous ne l'inventerons pas, vérifiez auprès de la commune avant de prévoir un spectacle.

La carte des lieux

Les points ci-dessous sont ceux que nous avons pu situer avec certitude. La position de la Cartoucherie est celle de la fiche du ministère ; les autres sont relevées sur le terrain cartographique et recoupées avec le registre des entreprises pour les adresses. Le château de Champrousset n'apparaît pas : nous n'avons pas trouvé de coordonnées fiables.

Cliquez sur un point pour voir le nom du lieu et ce qu'il faut en savoir. Fond de carte OpenStreetMap.

Venir à Bourg-lès-Valence

C'est la commune la plus facile d'accès de tout ce guide, et cela mérite d'être dit : Valence est à quatre minutes de mairie à mairie, la gare de Valence TGV à quatorze, l'A7 traverse le territoire. En contrepartie, la commune n'a que quatre voisines, ce qui est peu, et elle est enserrée entre le Rhône à l'ouest et Valence au sud.

Temps de trajet calculés par nous le 24 août 2026 depuis la mairie de Bourg-lès-Valence, moteur OSRM sur le réseau OpenStreetMap, hors trafic. La première ligne mesure le centre de Valence, la seconde le point de référence de la commune de Valence : l'écart montre à quel point les deux villes se touchent.
DestinationDistanceTemps
Valence, centre (limitrophe)1,8 km4 min
Saint-Marcel-lès-Valence (limitrophe)5,9 km9 min
La Roche-de-Glun (limitrophe)8,6 km12 min
Châteauneuf-sur-Isère (limitrophe)10,8 km13 min
Gare de Valence TGV, à Alixan13,4 km14 min
Romans-sur-Isère22,4 km21 min
Montélimar50,1 km45 min
Grenoble94,1 km1 h 05
Die70,8 km1 h 14
Lyon100,5 km1 h 14
Nyons100,3 km1 h 21

Sur place

  • Mairie ouverte du lundi au jeudi 8h30-12h et 13h30-17h30
  • Vendredi 8h30-12h et 13h30-17h, samedi 9h-11h
  • Onze boulangeries relevées sur la commune
  • Médiathèque La Passerelle, 1 place des Rencontres
  • Ni musée, ni office de tourisme sur la commune

Bourg-lès-Valence n'a pas d'office de tourisme : celui de l'agglomération est à Valence, à quatre minutes. Il n'y a aucun lieu de visite payant sur la commune, ce qui est cohérent avec un territoire urbain. La mairie ouvre le samedi matin, ce qui est rare et utile. Pour l'anecdote de terrain, nous avons compté onze boulangeries dans les données ouvertes, dont une ouverte tous les jours de 7h à 20h : c'est le meilleur indicateur de densité qu'on puisse relever sans calculatrice.

Questions fréquentes

Qu'est-ce que la Cartoucherie de Bourg-lès-Valence ?

Une usine textile bâtie en 1855, transformée en 1874 en fabrique de cartouches, puis agrandie jusqu'à former un petit monde clos avec ses ateliers, ses poudrières, son château d'eau et sa propre gare militaire. L'ensemble est inscrit monument historique depuis le 5 février 2003 et appartient à la commune. Une partie est restaurée et occupée par des studios d'animation et une école de cinéma, l'autre attend encore.

Le studio Folimage est-il toujours à la Cartoucherie ?

Non, et c'est une confusion très répandue. Folimage a occupé la Cartoucherie de mars 2009 à août 2019, puis a déménagé au centre de Valence, dans l'ancien Palais consulaire, où le registre officiel des entreprises le domicilie aujourd'hui. Ce qui reste à Bourg-lès-Valence, c'est La Poudrière, l'école du film d'animation, toujours immatriculée 12 rue de Chony, à la Cartoucherie, et d'autres structures de l'image installées depuis.

Que peut-on visiter à Bourg-lès-Valence ?

L'église Saint-Pierre, mentionnée dès 1065 et l'une des plus anciennes du Valentinois, la fontaine Sanial de 1853 dans le Vieux-Bourg, la cour restaurée de la Cartoucherie, et les bords du Rhône par la ViaRhôna, qui traverse la commune d'un bout à l'autre. Aucun de ces lieux n'est payant. Il n'y a pas de musée ni d'office de tourisme sur la commune, celui de l'agglomération est à Valence.

Pourquoi les habitants s'appellent-ils les Bourquains ?

Parce que le nom vient de l'occitan. Le « o » occitan se prononçant « ou », « Borc » puis « Borg » a donné le gentilé bourquain. Le mot bourg lui-même est d'origine germanique, importé par les Burgondes, et désignait à l'origine une place fortifiée. La commune s'est d'ailleurs appelée Le Bourg-lès-Valence : l'article défini a disparu des actes d'état civil le 24 février 1881.

Bourg-lès-Valence est-elle une grande commune ?

C'est la quatrième de la Drôme par la population, avec 19 992 habitants, derrière Valence, Montélimar et Romans-sur-Isère. Elle est aussi la quatrième par la densité, avec 991 habitants au kilomètre carré sur 20,2 km², un chiffre que nous avons calculé pour les 362 communes du département. Elle est collée à Valence, à quatre minutes de la mairie à mairie.

Y a-t-il des fêtes traditionnelles à Bourg-lès-Valence ?

Les fêtes du Rhône, le premier week-end de juillet, avec retraite aux flambeaux, fanfares, challenge de joutes nautiques, corso nocturne et feu d'artifice tiré le long du fleuve. Ce sont les joutes qui font la particularité : elles rappellent que le Bourg était un village de mariniers, dont saint Nicolas était le patron. Le semi-marathon a lieu en avril et le festival Musikàbourg en juin.

Nos sources

  • Ancienne cartoucherie, ancienne usine textile : inscription du 5 février 2003, usine textile créée en 1855, cartoucherie implantée en 1874, composition de l'ensemble protégé (bâtiment principal, cheminée, poudrières, gare militaire et installations hydrauliques), propriété de la commune. Base Mérimée, ministère de la Culture, notice PA26000011, relevée le 24 août 2026. https://pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/PA26000011
  • Adresses, dates d'immatriculation et état administratif de La Poudrière, des Astronautes Studio, de La Bande Amorce et de Folimage : annuaire officiel des entreprises, interrogé par nous le 24 août 2026. https://recherche-entreprises.api.gouv.fr/
  • Installation de Folimage à la Cartoucherie en mars 2009, départ au Palais consulaire de Valence en août 2019, création du studio par Jacques-Rémy Girerd en 1981, création de l'école La Poudrière, filmographie : Wikipédia, article « Folimage », consulté le 24 août 2026. https://fr.wikipedia.org/wiki/Folimage
  • Mention de l'église Saint-Pierre en 1065, prieur en 1162, collégiale au 15e siècle, sépulture des évêques, destruction en 1597, maître-autel du 17e siècle, peintures d'André Deluol, fontaine Sanial et ses deux inscriptions, châteaux du Valentin, des Chanalets et de Champrousset, disparition de l'article défini le 24 février 1881, étymologie burgonde et gentilé bourquain, théâtre Le Rhône et ses 830 places, médiathèque La Passerelle, fêtes du Rhône et joutes, quatre ZNIEFF : Wikipédia, article « Bourg-lès-Valence », consulté le 24 août 2026. Plusieurs points y sont signalés comme demandant une référence, et nous le disons. https://fr.wikipedia.org/wiki/Bourg-l%C3%A8s-Valence
  • Zonages de protection interrogés sur six points de la commune, ZNIEFF de type 2 « Ensemble fonctionnel formé par le moyen Rhône et ses annexes fluviales » présente uniquement sur les points en bord d'eau : API Carto de l'IGN, couches nature, interrogées par nous le 24 août 2026. https://apicarto.ign.fr/api/doc/nature
  • Rangs de population et de densité calculés par nous sur les 362 communes du département, populations légales Insee et surfaces cadastrales. https://www.insee.fr/fr/statistiques/8290593
  • Points d'information de la ViaRhôna, parcs et squares, boulangeries et leurs horaires, horaires de la mairie, châteaux géolocalisés : OpenStreetMap, relevé par nous le 24 août 2026. Distances routières : moteur OSRM depuis la mairie. https://www.openstreetmap.org/copyright

Ce que nous n'avons pas pu établir : la date de réouverture du théâtre Le Rhône, qui n'est pas publiée à ce jour ; les conditions d'accès à la partie non restaurée de la Cartoucherie ; la position exacte du château de Champrousset ; et les datations du château du Valentin et du château des Chanalets, que nos sources donnent sans référence. Signalez-nous une erreur si vous constatez un écart.