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Bourg-de-Péage

La ville porte le nom d'une taxe. Elle est née au bout d'un pont dont on payait le passage, elle a habillé la France de chapeaux de feutre, et son usine protégée est devenue un centre commercial. Le bâtiment industriel qui la représente le mieux est pourtant à neuf mille kilomètres, au Japon, sur la liste du patrimoine mondial : c'est un Péageois qui l'a bâti.

Comment cette page est faite

Protections, datations et auteurs des deux monuments : base Mérimée du ministère de la Culture, notices PA00116899 et PA26000013. Histoire du péage, du Pont Vieux, de la chapellerie et du Bois des Naix, horaires et règlement du parc, jumelages : site officiel de la ville de Bourg-de-Péage, relevé le 13 août 2026. Conditions de visite du musée de la Pogne : site de la Maison Pascalis, même date. Fréquentation de la gare : open data SNCF, millésime 2024. Longueur, tonnage et date des ponts, coordonnées des points de la carte : OpenStreetMap. Distances : calculées par nous depuis la mairie, moteur OSRM.

Bourg-de-Péage n'est pas un village qui a grandi : c'est un poste de péage qui est devenu une ville de près de dix mille habitants. Tout part de là, du pont sur l'Isère et du droit qu'on y percevait. Ce qui se visite aujourd'hui tient en trois adresses gratuites ou presque, et se boucle en une demi-journée. Le reste demande de savoir où regarder.

  • 1033la plus ancienne mention du pont qui a donné son nom à la ville
  • 1 200ouvriers chez Mossant à l'apogée de la chapellerie, en 1929
  • 3 foisla seconde arche du Pont Vieux détruite : 1814, 1940, 1944
  • 518 190voyageurs en 2024 à la gare qui porte son nom sans être chez elle
Le Pont Vieux de Bourg-de-Péage sur l'Isère, vue vers Romans
Le Pont Vieux depuis Bourg-de-Péage, vue vers Romans. C'est le passage de ce pont qu'on payait, et qui a donné son nom à la ville. Photo Yzergues, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons.

Ce qui se visite, et ce que ça coûte vraiment

Bourg-de-Péage n'a ni château ouvert ni abbaye. Ses deux monuments historiques sont fermés : l'un est une maison privée, l'autre un centre commercial. Ce qui se visite tient donc à un musée d'entreprise, un parc municipal et un salon de peinture. Les trois sont gratuits, et le premier a une condition que personne n'annonce.

Le musée de la Pogne est gratuit, mais à partir de 25 personnes

C'est écrit noir sur blanc sur le site de la Maison Pascalis : « visite et dégustation gratuite dès 25 personnes ». Autrement dit, ce musée est conçu pour les groupes, pas pour la famille qui passe. En dessous de 25 personnes, aucun tarif n'est publié : il faut poser la question à musee@pascalis.com ou au 06 63 40 16 75, et ne pas se présenter à la porte en espérant entrer. La boutique, elle, est ouverte à tous.

Musée de la Pogne, Maison Pascalis

  • 86 Grand'Rue Jean-Jaurès, dans la boulangerie elle-même
  • Quand visites du mardi au samedi, 8h-12h et 14h-17h
  • Durée 1 heure, film puis dégustation
  • Tarif gratuit à partir de 25 personnes, 55 personnes maximum
  • Boutique mardi au samedi 7h30-19h, dimanche 7h30-12h30
  • Contact musee@pascalis.com, 06 63 40 16 75. Parking de car gratuit à 200 m

Le lieu vaut mieux que sa catégorie. La boulangerie a été fondée en 1892 par Paul Pascalis, elle en est à sa cinquième génération, et le circuit de visite a été aménagé en avril 2004 par Jean-Charles Pascalis, qui a aussi participé à la création du Syndicat de défense et de promotion de la pogne de Romans. La maison annonce 5 000 visiteurs par an et jusqu'à 500 pognes par jour.

La pogne s'appelle « de Romans » et son musée est à Bourg-de-Péage

Cette brioche à la fleur d'oranger porte le nom de la ville d'en face, mais le seul lieu qui la raconte est de ce côté-ci du pont. Autre chose qu'on ignore souvent : jusqu'à l'après-guerre, la pogne ne se mangeait qu'à Pâques. C'est le développement des dépôts jusqu'à Grenoble, la voiture et les congés payés qui l'ont fait passer au calendrier entier, à partir des années 1950. Et le record du monde de la plus grosse pogne, 134,5 kg en avril 2013, a été fabriqué ici.

Le troisième rendez-vous gratuit est un salon de peinture, les Picturales, qui existe depuis 1975 et en est à sa 51e édition, du 14 au 22 novembre 2026, à la Maison des associations François-Mitterrand, 2 avenue de Mindelheim. Il est l'un des rares salons gratuits à la fois pour les visiteurs et pour les artistes qui exposent. L'édition 2025 réunissait 142 artistes, essentiellement locaux, et trois sculptures de Toros, dont le cerf de bronze qui se dresse boulevard Alpes-Provence.

Le Bois des Naix : 12 hectares et un tombeau en pyramide

C'est la vraie surprise de la commune, et elle est gratuite. Douze hectares de parc en plein centre-ville, cinq kilomètres de chemins, des platanes centenaires, un ruisseau qu'on suit jusqu'à un belvédère au-dessus de l'Isère. Le parc porte un parcours de santé, des jeux en bois et un parcours d'orientation permanent.

Ce bois n'a rien de naturel : c'est une création artificielle du début du 19e siècle. Claude Pierre Dedelay d'Agier, né à Romans en 1760, militaire puis élu à l'Assemblée constituante en 1789, sénateur sous le Consulat et pair de France, a mis plus de vingt ans à racheter parcelle après parcelle, à creuser des fossés, à assainir des marécages et à planter des milliers d'arbres d'essences variées : platanes, acacias, genévriers, frênes, osiers, amandiers, noyers, charmes. Le parc actuel n'est qu'une partie de ce qu'il avait boisé.

Il y est enterré. Au cœur du bois, près du ruisseau, se trouve son tombeau : une pyramide posée sur quatre colonnes, où il reposerait depuis 1827. Le domaine comportait aussi la maison Liorat, qui daterait de 1600 et qu'il avait achetée pour y habiter, et le château de Favor ; les deux existent toujours. Le lavoir et la piscine publics, eux, ont disparu.

Trois choses à savoir avant d'y aller

Les chiens sont interdits, même tenus en laisse, comme les vélos, les véhicules à moteur, les feux et la cueillette. Le parc ferme tout le mois de janvier pour travaux d'entretien. Et ses horaires changent quatre fois par an : 7h-21h du 1er mai au 30 septembre, 21h pouvant devenir 22h en épisode de canicule, 9h-19h30 en avril et en octobre, 9h-17h30 du 1er novembre au 31 mars. La ville se réserve le droit de fermer à tout moment par mauvais temps. Le parking du Bois des Naix, lui, est gratuit.

Le ruisseau qui le traverse s'appelle le Charlieu sur les panneaux de la ville, et la Maladière dans le voisinage du tombeau. Ce n'est pas une erreur : OpenStreetMap enregistre les deux noms pour le même cours d'eau, l'un comme nom principal, l'autre comme variante. La Fête de la Nature s'y tient chaque année au mois de mai.

Le pont qui a donné son nom à la ville

Vue aérienne de Romans-sur-Isère et Bourg-de-Péage séparées par l'Isère
Romans-sur-Isère en haut, Bourg-de-Péage en bas, et la rivière entre les deux : la totalité de l'histoire de la ville tient dans cette image. Photo Esby, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons.

Le pont de pierre sur l'Isère est mentionné dès 1033. Il appartenait à l'abbaye Saint-Barnard de Romans, et ses chanoines y percevaient un droit féodal appelé selon les textes péage, pontonnage ou leyde, sur les personnes, les marchandises et le bétail, en échange de l'entretien de l'ouvrage. Plusieurs documents conservés donnent les tarifs et les modalités d'imposition. Le bourg qui s'est formé à son extrémité sud a pris le nom de la taxe.

Au Moyen Âge, ce pont était une petite rue habitée. Trois constructions le jalonnaient : au sud, une tour percée d'une porte avec la maison du pontonnier à côté ; au nord, une chapelle, Notre-Dame-du-Pont, et un petit hôpital, l'une en face de l'autre de part et d'autre du tablier. La tour portait les armes de Romans, puis celles du Dauphiné. Elle a disparu au 17e siècle.

La cicatrice est encore visible

Le pont a été démoli par les crues à répétition, et des arches écroulées ont été plusieurs fois remplacées par un tablier de bois. Mais c'est la guerre qui l'a le plus abîmé : la seconde arche a été détruite trois fois, en 1814, en 1940 et en 1944. La ville écrit qu'il en garde toujours la cicatrice. C'est le détail à chercher quand on traverse à pied : le raccord ne se voit que de côté, depuis les berges.

La reconstruction de l'ouvrage est entreprise au 18e siècle, complétée au siècle suivant par son élargissement. OpenStreetMap date la structure actuelle de 1720. C'est un pont en arc de 128 mètres, toujours ouvert à la circulation, mais limité à 3,5 tonnes et à 30 km/h, avec un trottoir de chaque côté : ne comptez pas y passer en camping-car. Son grand frère, le Pont Neuf, aussi appelé pont du Maréchal-de-Lattre-de-Tassigny, date de 1908 et absorbe le trafic lourd, cinq cents mètres en aval.

Un troisième franchissement est réservé aux piétons et aux vélos, en amont : la passerelle des Ors, un ouvrage métallique de 151 mètres et 3,50 mètres de large, interdit aux véhicules à moteur. C'est par là qu'on relie les deux villes sans se battre avec la circulation.

Le chapeau : 1 200 ouvriers, puis plus rien

La façade de la chapellerie Mossant à Bourg-de-Péage
La chapellerie Mossant, bâtie en 1929 par l'architecte Henri Joulie, inscrite monument historique le 6 avril 2004. Photo Xmasclaux, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons.

Si Romans s'est fait un nom avec la chaussure de luxe, Bourg-de-Péage l'a fait avec le chapeau de feutre. L'activité est introduite vers 1810 par des ouvriers venus de Cognin, en Isère, sur un fond de tradition de bonneterie. En 1811, trois ateliers sont signalés. Un demi-siècle plus tard, ils sont seize et emploient plus de 400 ouvriers.

Le feutre se fabriquait avec du poil de lapin, dans des conditions d'humidité pénibles, au soufflage et au foulage. Dans les campagnes autour, les « raseuses » de lapins étaient nombreuses, et la ville note que leur activité s'est parfois figée dans le nom de lieux-dits. Cette matière première locale disparaît en 1864, quand le chemin de fer arrive à Romans : on lui préfère alors le poil de lapin australien.

Après une crise sévère en 1883, due au protectionnisme des pays acheteurs, l'activité repart et culmine en 1929 : l'entreprise Mossant emploie à elle seule plus de 1 200 ouvriers, et d'autres ateliers produisent à côté d'elle. C'est cette même année qu'est bâti le bâtiment qu'on voit aujourd'hui, par l'architecte Henri Joulie.

La suite tient en trois mots : la mode des têtes nues. Le déclin est rapide à partir de 1929, même si certains ateliers ont tenu jusqu'en 1985. Le bâtiment a été inscrit monument historique le 6 avril 2004, et il est aujourd'hui un centre commercial, référencé sous le nom de Citadelle Mossant, avenue du Général-de-Gaulle. On y entre librement, aux heures des commerces : ce qui se regarde, c'est la façade et le volume, pas un parcours de visite. Le parc Mossant est immédiatement à côté, et une rue Charles-Mossant traverse le centre.

Le plus beau monument péageois est au Japon

Le magasin à cocons est de la filature de Tomioka, bâti en 1872
Le magasin à cocons est de la filature de Tomioka, bâti en 1872, l'année où l'usine a démarré. Le chantier avait été dirigé par Paul Brunat, né à Bourg-de-Péage. Photo Hasec, domaine public, via Wikimedia Commons.

Paul Brunat est né à Bourg-de-Péage le 30 juin 1840. Son père, François Brunat, était industriel de la soie et maire de la ville de 1852 à 1856. En 1866, la maison de commerce lyonnaise Hecht-Lilienthal l'envoie à Yokohama comme inspecteur des soies. Le gouvernement de Meiji cherchait alors à doter le Japon d'une filature modèle : c'est lui qu'on choisit, avec Shibusawa Eiichi, pour construire et diriger la première filature moderne du pays.

Il choisit le site de Tomioka en 1870, la construction commence en 1871 et s'achève en juillet 1872. L'usine démarre trois mois plus tard avec 150 machines de dévidage, 300 bassins fabriqués par la cuivrerie de Cerdon, et environ 400 ouvrières. Fermée en 1987, c'est le seul site industriel japonais de l'ère Meiji resté en parfait état. Il a été inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO en juin 2014. Paul Brunat, lui, est mort à Paris le 7 mai 1908.

Ce que la ville en a fait

Un pacte d'amitié a été signé avec Tomioka en novembre 2015, et depuis 2018, Bourg-de-Péage organise une Journée du Japon, gratuite et ouverte à tous. L'édition 2026 s'est tenue le 7 mars ; à la date de notre relevé, le 13 août 2026, la ville n'avait pas encore annoncé la date de la suivante. Il faut donc surveiller l'agenda municipal, plutôt que se fier à une date recopiée ailleurs.

Les cinq autres jumelages sont plus classiques, et deux d'entre eux ont été signés le même jour, le 9 juillet 1961 : Verbania en Italie et Mindelheim en Bavière. Suivent East Grinstead au Royaume-Uni le 3 juillet 1965, Sant Feliu de Guíxols en Catalogne le 25 juin 1967, et Schwaz au Tyrol le 10 septembre 1988. Chaque année, l'une des villes jumelles accueille les rencontres « Jeunes sans Frontières », créées par Bourg-de-Péage : chaque ville y envoie trois filles et trois garçons de 15 à 18 ans.

Une gare qui n'est pas sur son territoire

La gare s'appelle Romans - Bourg-de-Péage et porte le code postal 26300, qui est celui de Bourg-de-Péage, dans le fichier open data de la SNCF. Elle n'est pourtant pas sur la commune : le géocodage inverse de ses coordonnées la place à Romans-sur-Isère, rive droite. Depuis la mairie de Bourg-de-Péage, comptez 1,9 km et 3 minutes, ou le pont à pied.

Fréquentation annuelle de la gare de Romans - Bourg-de-Péage, code UIC 87761650. Source : open data SNCF, jeu de données Fréquentation en gares, millésime 2024. Le chiffre compte les voyageurs seuls ; la SNCF ajoute 25 % de non-voyageurs pour obtenir son total de fréquentation.
AnnéeVoyageursCe que ça dit
2015368 948le début de la série publiée
2019408 945la dernière année normale
2020247 89739 % de moins, la pandémie
2022425 426le retour au-dessus de 2019
2023449 379la hausse se poursuit
2024518 190record de la décennie, 27 % au-dessus de 2019

Le rail a aussi eu son épisode local et disparu. Un tramway reliait Bourg-de-Péage à Pont-en-Royans : ouvert le 16 mars 1901, il a fermé le 10 juillet 1931. Le même jour, à trente kilomètres de là, la ligne de Saint-Vallier au Grand-Serre fermait aussi. Deux tramways drômois éteints le même jour, ce n'est pas une coïncidence : c'est la date à laquelle le département a soldé son réseau secondaire.

Les détails que personne ne regarde

La Maison Favor, 218 Grand'Rue Jean-Jaurès à Bourg-de-Péage
La Maison Favor, 218 Grand'Rue Jean-Jaurès, datée de 1785 et classée monument historique en 1972. Elle est privée et ne se visite pas. Photo Jvillafruela, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons.

La Maison Favor est le seul monument classé de la commune, l'autre n'étant qu'inscrit. Le ministère la date du dernier quart du 18e siècle, précisément de 1785, et la protège depuis le 12 avril 1972, par un classement doublé d'une inscription partielle. Elle est privée. Le lieu-dit qui lui donne son nom se retrouve dans le château de Favor, à l'autre bout de la ville, dans l'ancien domaine du Bois des Naix.

Une cabine téléphonique anglaise, boîte à livres

Grand'Rue Jean-Jaurès, une vraie cabine téléphonique rouge britannique, de modèle K6, sert de boîte à livres en libre accès. L'inscription qu'elle porte donne son origine : c'est un don d'East Grinstead, la ville jumelle du Sussex, jumelée depuis le 3 juillet 1965. C'est le genre d'objet devant lequel on passe sans le voir, et il raconte à lui seul soixante ans de jumelage.

Deux autres repères se trouvent à pied du centre. L'église Notre-Dame-des-Sept-Douleurs, place de l'Église, n'est pas protégée mais donne son nom au quartier. Juste à côté, la chapelle de la Mère de Dieu est desservie par la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X : messe le premier samedi du mois à 18h30, sauf en juillet et en août, et le dimanche à 11h. Nous donnons ces horaires tels qu'ils sont déclarés, sans les avoir vérifiés sur place.

Côté sport, la commune revendique 25 équipements pour dix mille habitants, dont un complexe aquatique, une halle des sports et une Maison du Rameur au bord de l'Isère. Le plus visible pour un visiteur de passage est The Roof Vercors, une salle d'escalade payante de bloc et de voies, 155 allée des Deux-Sœurs, ouverte de 11h30 à 22h30 du lundi au vendredi, de 10h à 21h le samedi et de 9h à 20h le dimanche et les jours fériés.

La carte des lieux

La Maison Favor n'a pas de coordonnées dans la base du ministère : nous l'avons géocodée à partir de son adresse et vérifiée par recoupement avec OpenStreetMap, à trente mètres près. Le tombeau de Dedelay d'Agier ne figure pas sur cette carte, parce qu'aucune source ne le situe précisément dans le bois : on le trouve en suivant le ruisseau. La gare est indiquée à sa vraie place, sur la commune voisine.

Cliquez sur un point pour voir le nom du lieu et ce qu'il faut en savoir. Fond de carte OpenStreetMap.

Venir à Bourg-de-Péage

Bourg-de-Péage et Romans-sur-Isère forment une seule agglomération coupée en deux par l'Isère et par une limite de commune. Deux minutes de voiture séparent les deux mairies, et le pont se traverse à pied : ne réservez pas deux journées pour les visiter séparément, réservez-en une pour les deux. Romans porte les dix-neuf monuments protégés, la collégiale et le musée de la chaussure ; Bourg-de-Péage porte le parc, le musée de la pogne et l'histoire industrielle du chapeau.

Temps de trajet routiers calculés depuis la mairie de Bourg-de-Péage, moteur OSRM sur le réseau OpenStreetMap. Hors trafic, et sans compter le stationnement en centre de Romans, qui est le vrai facteur limitant.
DestinationDistanceTemps
Gare de Romans - Bourg-de-Péage1,9 km3 min
Romans-sur-Isère (mairie)2,0 km3 min
Gare de Valence TGV9,2 km10 min
Saint-Donat-sur-l'Herbasse13,7 km17 min
Tain-l'Hermitage17,1 km19 min
Valence18,7 km18 min
Saint-Jean-en-Royans30,6 km28 min
Hauterives27,6 km31 min
Grenoble78,5 km53 min
Lyon104,1 km1 h 22

La commune est un carrefour, ce qui explique sa taille : la gare de Valence TGV est à dix minutes, l'autoroute A49 vers Grenoble commence à ses portes, et l'A7 est à un quart d'heure. C'est le point de départ le plus commode pour monter au Royans et au Vercors drômois, à moins d'une demi-heure, par la vallée de la Bourne.

Deux sources officielles, deux chiffres

La ville annonce 10 082 habitants au 1er janvier 2026 et une superficie de 1 371 hectares. Le fichier national des communes en donne 9 921 et 1 388 hectares. L'écart de population vient de ce qu'on compte : la population municipale d'un côté, la population totale de l'autre, qui ajoute les personnes comptées à part. L'écart de surface, dix-sept hectares, vient des deux façons de mesurer une commune, au cadastre ou au contour géographique. Nous donnons les deux plutôt que de choisir celui qui arrange.

Questions fréquentes

D'où vient le nom de Bourg-de-Péage ?

D'un vrai péage. Au Moyen Âge, les chanoines de l'abbaye Saint-Barnard de Romans percevaient un droit de passage sur le pont de pierre qui franchit l'Isère, sur toutes les personnes, les marchandises et le bétail qui l'empruntaient, en échange de son entretien. La plus ancienne mention de ce pont remonte à 1033. Le bourg qui s'est formé à son extrémité sud a pris le nom de la taxe qu'on y payait.

Peut-on visiter le musée de la Pogne sans réserver ?

Non, et c'est le principal malentendu au sujet de ce musée. La Maison Pascalis annonce une visite avec dégustation gratuite à partir de 25 personnes, du mardi au samedi, de 8h à 12h et de 14h à 17h, pour une heure. En dessous de 25 personnes, aucun tarif n'est publié : il faut écrire à musee@pascalis.com ou appeler le 06 63 40 16 75. La boutique, elle, est ouverte à tous sans réservation.

Peut-on emmener son chien au Bois des Naix ?

Non. Le règlement de ce parc municipal de 12 hectares interdit les animaux, y compris les chiens tenus en laisse, ainsi que les vélos, les véhicules à moteur, les feux et la cueillette. L'entrée est gratuite. Le parc ferme tout le mois de janvier pour travaux d'entretien, et ses horaires changent quatre fois dans l'année.

La gare de Romans - Bourg-de-Péage est-elle à Bourg-de-Péage ?

Non. Malgré son nom et son code postal 26300, qui est celui de Bourg-de-Péage, elle se trouve sur le territoire de Romans-sur-Isère, rive droite de l'Isère. Nous l'avons vérifié par géocodage inverse sur ses coordonnées. Comptez 1,9 km et 3 minutes depuis la mairie de Bourg-de-Péage. Elle a compté 518 190 voyageurs en 2024.

Que reste-t-il de la chapellerie Mossant ?

Le bâtiment de 1929, dû à l'architecte Henri Joulie, inscrit monument historique le 6 avril 2004. Il est aujourd'hui un centre commercial, que l'on trouve sous le nom de Citadelle Mossant, avenue du Général-de-Gaulle. Il ne se visite donc pas comme un monument : on y entre comme dans une galerie marchande, et c'est la façade qui est intéressante. Le parc Mossant est juste à côté.

Quel est le rapport entre Bourg-de-Péage et le Japon ?

Paul Brunat, né à Bourg-de-Péage le 30 juin 1840, a dirigé la construction de la filature de soie de Tomioka, première filature moderne du Japon, inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO en juin 2014. Les deux villes ont signé un pacte d'amitié en novembre 2015, et Bourg-de-Péage organise depuis 2018 une Journée du Japon, gratuite et ouverte à tous.

Nos sources

  • Protection, datation, adresse et auteur de la Maison Favor et de la chapellerie Mossant : base Mérimée, ministère de la Culture, notices PA00116899 et PA26000013. https://ministere-culture.s3.sbg.io.cloud.ovh.net/POP/merimee.csv
  • Péage de 1033, chapelle Notre-Dame-du-Pont, tour disparue au 17e siècle, arche détruite en 1814, 1940 et 1944, chapellerie de 1810 à 1985 et les 1 200 ouvriers de 1929 : ville de Bourg-de-Péage, page « Bourg de Péage au fil des siècles », relevée le 13 août 2026. https://www.bourgdepeage.com/ma-ville/decouvrir-bdp/bourg-de-peage-au-fil-des-siecles
  • Bois des Naix : superficie, horaires saisonniers, fermeture de janvier, interdictions, histoire de Dedelay d'Agier et tombeau en pyramide. https://www.bourgdepeage.com/ma-ville/decouvrir-bdp/bois-des-naix
  • Population totale de 10 082 habitants, superficie de 1 371 ha, altitude, 25 équipements sportifs : page « En bref » de la ville, même relevé. https://www.bourgdepeage.com/ma-ville/decouvrir-bdp/en-bref
  • Jumelages et leurs dates, pacte d'amitié avec Tomioka de novembre 2015, rencontres Jeunes sans Frontières. https://www.bourgdepeage.com/ma-ville/decouvrir-bdp/jumelage
  • Journée du Japon, créée en 2018, gratuite, édition du 7 mars 2026. https://www.bourgdepeage.com/sorties-et-actus/festivites/journee-du-japon
  • Picturales : 51e édition du 14 au 22 novembre 2026, gratuité, salon créé en 1975, 142 artistes en 2025. https://www.bourgdepeage.com/sorties-et-actus/festivites/picturales
  • Musée de la Pogne : horaires, durée, gratuité à partir de 25 personnes, maximum de 55, contact, fondation de 1892, ouverture du musée en avril 2004, 5 000 visiteurs et 500 pognes par jour, record de 134,5 kg en 2013. https://www.maison-pascalis.com/le-musee-visites-pogne/
  • Fréquentation de la gare année par année, code UIC 87761650 et code postal déclaré : open data SNCF, jeu de données Fréquentation en gares. https://ressources.data.sncf.com/explore/dataset/frequentation-gares/
  • Paul Brunat, naissance en 1840 à Bourg-de-Péage, père maire de 1852 à 1856, mort à Paris en 1908 ; filature de Tomioka, chantier de 1871, 300 bassins, inscription UNESCO de juin 2014 : Wikipédia, articles Paul Brunat et Filature de soie de Tomioka, consultés le 13 août 2026. https://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Brunat
  • Date, longueur et tonnage des ponts, passerelle des Ors, cabine téléphonique offerte par East Grinstead et son inscription, horaires de la salle d'escalade, noms du ruisseau, coordonnées des points de la carte : OpenStreetMap, relevé le 13 août 2026. Distances : moteur OSRM. https://www.openstreetmap.org/copyright
  • Population municipale de 9 921 habitants et superficie de 1 388 ha : découpage administratif communal, geo.api.gouv.fr. https://geo.api.gouv.fr/communes

Nous n'avons pas trouvé de tarif publié pour une visite du musée de la Pogne à moins de 25 personnes, et nous n'en inventons pas : posez la question avant de vous déplacer. Nous n'avons pas non plus pu vérifier l'emplacement exact du tombeau de Dedelay d'Agier dans le Bois des Naix, ni les horaires de messe de la chapelle de la Mère de Dieu autrement que par leur déclaration. Le club de handball féminin de la ville, monté en première division en 2017, a vu sa société liquidée en décembre 2022 : faute de source à jour, nous ne disons rien de son niveau actuel. Signalez-nous une erreur si vous constatez un écart.