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La description de la villa Sestier, ses auteurs et ses dates de protection viennent de la base Mérimée du ministère de la Culture, notice PA26000029, dont le texte d'historique est reproduit ici presque intégralement parce qu'il est plus précis que tout ce qui circule ailleurs. Les conditions de visite et les numéros d'appel viennent de la page Tourisme de la commune, qui les publie pour cet usage. La carrière de Marius Sestier est établie à partir de l'article encyclopédique qui lui est consacré, dates et lieux compris. Les portes du vieux village sont comptées par nous dans les données cartographiques, et l'écart avec le compte de la commune est expliqué plus bas. Distances calculées par OSRM depuis la mairie.
Sauzet est un village perché sur une colline au-dessus du Roubion, à quatorze minutes de Montélimar. Le vieux village est un dédale de ruelles qui monte à une place appelée la Courtine, en franchissant sans s'en apercevoir deux enceintes. On y trouve un château fondé vers 985 et rasé sur ordre de Richelieu, une église commencée en 1100, des maximes gravées sous les fenêtres et datées de 1564, et, en bas, une villa Art nouveau classée monument historique qui se visite. Le nom de cette villa est celui d'un enfant du pays qui a filmé l'Inde et l'Australie pour les frères Lumière.
- 7 juillet 1896la première projection de cinéma en Inde, par un Sauzetin
- 985la fondation du château
- 1564la date gravée sous une fenêtre du vieux village
- 16 mars 2016le classement de la villa Sestier
Marius Sestier, l'homme qui a ouvert le premier cinéma d'Australie
Marius Ely Joseph Sestier naît à Sauzet le 8 septembre 1861. Il est pharmacien. En 1896, les frères Auguste et Louis Lumière l'emploient pour aller faire la démonstration de leur cinématographe à l'étranger, et ce qui suit tient en onze mois.
| Date | Lieu | Ce qui s'y passe |
|---|---|---|
| 7 juillet 1896 | Watson's Hotel, Bombay | Première projection de cinéma en Inde : six courts métrages Lumière |
| Septembre 1896 | Pitt Street, Sydney | Ouverture du Salon Lumière, premier cinéma d'Australie |
| 19 novembre 1896 | Princess Theatre, Melbourne | Projection du film de la Melbourne Cup, première production cinématographique australienne |
Les détails sont savoureux. À Bombay, Sestier tourne aussi ses propres films : les frères Lumière les refusent dans leur catalogue, jugeant la qualité insuffisante. Sur le bateau qui l'emmène en Inde, il rencontre le photographe australien Henry Walter Barnett, avec lequel il gagnera Sydney et tournera environ dix-neuf films. Le premier film tourné et diffusé en Australie montre des passagers débarquant du S.S. Brighton à Manly.
Le film de la Melbourne Cup 1896 est le plus célèbre des deux hommes, et sa fabrication dit tout de la technique de l'époque : les bobines ne dépassaient pas une minute, alors ce n'est pas un film mais dix films d'une minute, projetés à la suite les uns des autres. Le 19 novembre 1896, au Princess Theatre de Melbourne, Sestier lisait lui-même un texte d'accompagnement pendant la projection. The Age et The Bulletin en ont rendu compte. L'ensemble est aujourd'hui considéré comme la première production cinématographique australienne, et il a été tourné par un homme né dans un village drômois de moins de deux mille habitants.
Sestier continue les projections en Australie jusqu'en mai 1897, puis rentre en France et prend la direction des Laboratoires Brevets Lumière. Il meurt le 8 novembre 1928. À Sauzet, l'école communale porte son nom, et le jeu de piste numérique mis en place par la commune en 2024 lui consacre une partie du parcours.
Il faut le dire, parce que c'est le genre de chose qu'un guide honnête ne passe pas sous silence : la commune qui a donné à l'Australie sa première salle a perdu la sienne. Le cinéma Le Trianon, qui avait été la salle des fêtes de Sauzet, a été démoli en mai 2024. Il n'y a donc plus de projection dans le village de Marius Sestier.
La villa Sestier : ce qu'elle contient, et comment la visiter
Le seul monument protégé de la commune n'est ni le château, ni l'église : c'est une maison de 1902. Elle a été inscrite le 27 juin 2012 puis classée le 16 mars 2016, quatre ans plus tard seulement, ce qui est rapide et signale une valeur reconnue à l'examen.
Ce qui a été classé, c'est un ensemble. La villa a été bâtie de 1902 à 1906 par l'architecte Nicolas Vernon, dans un style régionaliste décoré selon le vocabulaire Art nouveau. Le propriétaire fit venir le paysagiste Gabriel Luizet pour dessiner un parc à l'anglaise. On entre par une terrasse d'honneur ornée de vitraux et de colonnes toscanes.
Villa Sestier et son parc
La commune écrit exactement ceci : « ouverte à la visite de juin à octobre (sauf lundi), durant la 2e quinzaine d'août et pendant les Journées du Patrimoine ». La formulation superpose trois périodes et laisse une ambiguïté sur ce qui vaut vraiment : nous ne trancherons pas à sa place, appelez le numéro qu'elle publie avant de faire le trajet. Aucun tarif n'est indiqué.
L'intérieur est ce qui fait la valeur du lieu, et la fiche du ministère le détaille pièce par pièce. Dans le premier petit salon, des peintures d'Alexandre Baudin. Dans la salle à manger néogothique, des meubles de l'ébéniste Roux et un buffet de Majorelle, c'est-à-dire une pièce de l'École de Nancy, à sept cents kilomètres de son atelier. Des vitraux ornent plusieurs pièces, des décors floraux courent dans la salle à manger et dans la salle de bains du premier étage, et la cage d'escalier est éclairée par une baie à décor floral.
Le domaine a gardé ses dépendances, ce qui est rare et compte dans la protection : maison du gardien, serre, clapiers, un lavoir, un pigeonnier, un chenil et les écuries. Une source avance qu'il s'agirait du plus important ensemble Art nouveau entre Nancy et Barcelone : c'est une appréciation, pas une mesure, et nous la citons comme telle sans la reprendre à notre compte.
Un point que nous n'avons pas pu établir et que nous préférons poser franchement : la villa porte le nom de Sestier, et Marius Sestier est né dans la commune, mais la fiche du ministère ne nomme pas le propriétaire qui l'a fait bâtir, et nous n'avons trouvé aucune source qui établisse formellement le lien entre l'opérateur Lumière et cette maison. Le rapprochement est tentant, les dates concordent, et nous ne le franchirons pas.
Monter au vieux village : deux enceintes, une Courtine
C'est la promenade principale, elle est libre et elle prend une heure. Le vieux village est un dédale de ruelles qui monte jusqu'à la Courtine, une place en haut de la colline, près de la demeure où a séjourné le futur Louis XI. En chemin, on franchit deux enceintes sans vraiment s'en rendre compte : la seconde est celle du château.
Deux choses à chercher en marchant. D'abord, les maximes gravées au bas des fenêtres, une pratique de la Renaissance dont il reste ici des exemples datés. La commune en cite une, et elle vaut le déplacement à elle seule : « DE.LEGIER.VOVLLOIR.LONGVE.REPENTANCE.1564 », à faible volonté longue repentance. Ensuite, le fait que le vieux village est en partie abandonné : des pans de mur et des maisons sans toit voisinent avec des maisons habitées, et cela se voit dès qu'on lève les yeux.
La muraille porte un nom qui dit son financement : on l'appelle le vingtain, du nom de l'impôt qui servait à l'entretenir. Un mur de village nommé d'après sa ligne budgétaire, c'est une leçon d'histoire municipale en un mot.
Trois portes ou cinq ? L'écart et son explication
Les sources ne comptent pas pareil, et plutôt que de choisir, voici les deux et la raison. La commune écrit qu'on a « l'embarras du choix pour sortir par une des trois portes des fortifications, désormais percées d'autres ouvertures ». Les données cartographiques ouvertes, elles, portent cinq passages nommés ou identifiés comme portes de ville.
| Nom relevé | Ce que le nom indique |
|---|---|
| Portail Blanc | Une porte de ville, au nord du bourg haut |
| Portail Lafont | Une porte de ville, à l'ouest, du côté de la fontaine |
| Portalas | Forme occitane augmentative de portail, au sud |
| Posterle | Une poterne : un passage dérobé, pas une porte principale |
| Cinquième passage, sans nom | Au centre, entre les deux enceintes |
Retenez-en ceci pour la visite : le nom Posterle vous dit d'avance que ce passage n'était pas fait pour l'entrée officielle, et le nom Portalas, avec son suffixe augmentatif occitan, qu'il s'agissait au contraire d'un grand portail. Les noms des passages sont, dans ce village, le meilleur commentaire de ce que vous franchissez.
Le château de 985, et Richelieu
Les plus anciennes traces de Sauzet sont liées à la construction du château vers 985, puis à celle de l'église en 1100. Le château est à l'intérieur de l'enceinte haute, en haut du village, et l'accès est libre.
Ce qu'il en reste est maigre et se cherche. La commune signale des chevrons peints en rouge encore accrochés aux vieux murs, et deux pierres d'évier du côté nord : deux éviers de pierre, c'est-à-dire les cuisines. Il était déjà en ruine au 17e siècle, et pour une raison précise : à la suite des guerres de Religion, le cardinal de Richelieu en a ordonné la destruction, comme de tant d'autres places fortes du Midi.
La seigneurie a une trajectoire lisible. Fief des Adhémar, elle comprenait les deux communautés de Sauzet et de Saint-Marcel-de-Sauzet. Possession des Artaud d'Aix, elle est vendue aux comtes de Valentinois en 1296, lesquels accordent aux habitants une charte de libertés municipales en 1338. En 1419, les comtes lèguent leurs États à la France et Sauzet devient terre domaniale. Enfin, à partir de 1641, la commune est comprise dans le duché de Valentinois créé pour les Grimaldi, princes de Monaco, qui en sont les derniers seigneurs, comme à Chabeuil.
Deux dates encore, qui disent la vie ordinaire. De 1456 à 1461, le village traverse une suite d'épreuves : pestes, famines et inondations du Roubion. Et en 1461, on y crée le premier relais de poste : Sauzet est sur la route, et cela ne changera plus.
Louis XI, le Roubion et la forêt de Saou
Entre 1449 et 1454, le futur Louis XI, alors dauphin, fait plusieurs séjours au château de Sauzet et y signe plusieurs actes. La demeure où il logeait est près de la Courtine. Ce n'est pas une légende de brochure : c'est cohérent avec l'histoire du Dauphiné, que le dauphin gouvernait alors en chef d'État, et avec la position de Sauzet sur la route de Montélimar.
L'anecdote qui s'y attache est rapportée par la commune elle-même. Rentrant à Sauzet après une partie de chasse en forêt de Saou, le dauphin faillit se noyer en franchissant le Roubion à Charols. Trente kilomètres de cheval entre le synclinal de Saou et cette colline, une rivière en crue au milieu : la géographie du récit tient debout, et c'est ce qui le rend crédible.
L'église Saint-Lambert, et une visite guidée gratuite
L'église Saint-Lambert a été édifiée à partir de 1100, face au château, en haut du vieux village. Elle a été amplement restaurée après les guerres de Religion, et la commune donne le détail qui permet de le vérifier soi-même : la date de 1672 est gravée sur la clé de voûte de la porte d'entrée. Elle est mentionnée dès 1509 sous la forme ecclesia parrochialis Sancti Lamberti de Sauzeto, et la paroisse existe depuis 1475, ses dîmes appartenant au prieur de Saint-Marcel-de-Sauzet.
Visiter l'église et la chapelle des Pénitents
C'est la commune qui publie ce contact, et c'est le genre d'offre qu'on ne trouve pas ailleurs : une habitante fait visiter l'église gratuitement, sur rendez-vous. Prévenez à l'avance et soyez à l'heure. La chapelle des Pénitents du Saint-Sacrement, du 16e siècle, se visite avec.
Autour du village subsistent quatre maisons fortes, aucune protégée et aucune visitable, mais toutes visibles depuis la route : Font Julianne, avec une tour circulaire du 14e siècle et un bâtiment du 16e ; Le Baltras, à tour d'angle circulaire du 17e ; Le Pavon, remanié au 20e ; et Le Monard, remanié au 19e. Nos sources signalent ces datations comme demandant une référence, et nous le disons.
Marcher, et le jeu de piste de 2024
La commune a équipé son patrimoine de deux façons complémentaires, l'une classique et l'autre récente, et les deux sont gratuites.
Deux parcours, deux formes
Le jeu de piste numérique, monté avec Montélimar Agglomération Tourisme, consacre une partie de son parcours à Marius Sestier. Il se lance en téléchargeant l'application et en tapant le nom de la commune. Pour les jambes, le parcours n° 9 « Les Grands Abris » monte au nord vers les crêtes : nous avons relevé sur son tracé les poteaux de la Carrière de la montagne, de la Crête de Ruas à 395 m et du Col des Grands Abris à 340 m, tous trois portant leur altitude.
Côté nature, la commune est entièrement tournée vers sa rivière. Nous avons interrogé les couches officielles de protection : le village est couvert par une ZNIEFF de type 1, « Ripisylve et lit du Roubion », 784 hectares, et par une ZNIEFF de type 2, « Ensemble fonctionnel du Roubion », 4 927 hectares. Toutes deux ont été créées le 19 décembre 2024 : ce sont des protections toutes neuves, et le Roubion qui a inondé le village entre 1456 et 1461 est aujourd'hui ce que l'on inventorie et protège.
Le nom de la commune voisine dit sa dépendance ancienne : Saint-Marcel-lès-Sauzet, à cinq minutes, faisait féodalement partie de la terre de Sauzet. C'est pourtant elle qui porte le monument : son église est le seul monument drômois classé en 1846, entre la liste fondatrice de 1840 et la campagne de 1862, et la restauration de 2007 y a rendu des fresques médiévales que le badigeon recouvrait.
La carte des lieux
Les points ci-dessous sont ceux que nous avons pu situer avec certitude. La position de la villa Sestier est celle de la fiche du ministère. Les quatre maisons fortes n'apparaissent pas : nous n'avons pas trouvé de coordonnées fiables pour Font Julianne, Le Baltras, Le Pavon ni Le Monard.
Cliquez sur un point pour voir le nom du lieu et ce qu'il faut en savoir. Fond de carte OpenStreetMap.
Venir à Sauzet
Sauzet est à quatorze minutes de Montélimar et à neuf de Marsanne, dont elle partage le canton depuis l'an VIII. Attention à une particularité : la commune a huit voisines, ce qui est beaucoup, mais certaines sont très mal reliées. La Laupie est à 5,2 kilomètres et à seize minutes, soit une moyenne de vingt kilomètres à l'heure : la route contourne le relief.
| Destination | Distance | Temps |
|---|---|---|
| Marsanne | 6,8 km | 9 min |
| Cléon-d'Andran | 9,4 km | 12 min |
| Montélimar (limitrophe, ville de référence) | 9,7 km | 14 min |
| Puygiron | 9,6 km | 14 min |
| La Laupie (limitrophe) | 5,2 km | 16 min |
| Savasse (limitrophe) | 16,5 km | 16 min |
| Charols (où Louis XI faillit se noyer) | 11,9 km | 16 min |
| Saou (la forêt de la chasse) | 23,8 km | 31 min |
| Dieulefit | 25,4 km | 31 min |
| Valence | 44,2 km | 36 min |
La mairie, 60 route de Crest, ouvre lundi, mardi et jeudi de 8h30 à 12h, et mercredi et vendredi de 8h30 à 12h et de 13h à 15h30. Le village a deux boulangeries, un bureau de poste, une pharmacie et plusieurs professionnels de santé, une école maternelle et une école primaire. Le marché a lieu le samedi matin. Il n'y a pas d'office de tourisme sur la commune : c'est celui de Montélimar Agglomération qui la couvre. Gîtes et chambres d'hôtes sont recensés sur le site de la commune.
Questions fréquentes
Qui était Marius Sestier, né à Sauzet ?
Un pharmacien devenu opérateur pour les frères Lumière. Né ici le 8 septembre 1861, il organise la première projection de cinéma de l'histoire de l'Inde, au Watson's Hotel de Bombay, le 7 juillet 1896. Trois mois plus tard, il ouvre le premier cinéma d'Australie, le Salon Lumière, à Sydney, et tourne avec Henry Walter Barnett le film de la Melbourne Cup de 1896, considéré comme la première production cinématographique australienne. L'école de la commune porte son nom.
La villa Sestier se visite-t-elle ?
Oui, ce qui est rare pour un monument classé de propriété privée. La commune annonce une ouverture à la visite de juin à octobre sauf le lundi, pendant la seconde quinzaine d'août et lors des Journées du patrimoine, et publie un numéro d'appel, le 07 85 75 36 30. La formulation officielle laisse une part d'ambiguïté sur les périodes exactes : appelez avant de vous déplacer.
Pourquoi la villa Sestier est-elle classée monument historique ?
Pour son décor. Bâtie de 1902 à 1906 par l'architecte Nicolas Vernon, avec un parc à l'anglaise du paysagiste Gabriel Luizet, elle a gardé son mobilier assorti à sa décoration : peintures d'Alexandre Baudin, meubles de l'ébéniste Roux, et un buffet de Majorelle dans la salle à manger néogothique. Inscrite le 27 juin 2012, elle a été classée le 16 mars 2016, quatre ans plus tard, ce qui est rapide.
Combien de portes le vieux village compte-t-il ?
Cela dépend de la source, et l'écart s'explique. La commune parle de trois portes dans les fortifications. Les données cartographiques ouvertes en nomment cinq : Portail Blanc, Portail Lafont, Portalas, Posterle et une cinquième sans nom. Il y a en réalité deux enceintes emboîtées, celle du village et celle du château, et une poterne n'est pas une porte de ville. Quel que soit le compte, on entre et on ressort librement.
Que reste-t-il du château de Sauzet ?
Des murs. Construit vers 985, il était déjà en ruine au 17e siècle, après que le cardinal de Richelieu eut ordonné sa destruction à la suite des guerres de Religion. Il subsiste quelques éléments de décor accrochés aux vieux murs, dont des chevrons peints en rouge et deux pierres d'évier du côté nord. L'accès est libre : le château est à l'intérieur de l'enceinte haute, en haut du village.
Louis XI est-il vraiment venu à Sauzet ?
Oui, plusieurs fois entre 1449 et 1454, alors qu'il était encore dauphin, et il a signé plusieurs actes dans ce château. La tradition locale ajoute qu'en rentrant d'une partie de chasse en forêt de Saou, il a failli se noyer en franchissant le Roubion à Charols. La demeure où il a séjourné est près de la Courtine, la place en haut de la colline.
Nos sources
- Villa Sestier : inscription du 27 juin 2012, classement du 16 mars 2016, construction de 1902 à 1906 par l'architecte Nicolas Vernon, parc à l'anglaise de Gabriel Luizet, terrasse à vitraux et colonnes toscanes, peintures d'Alexandre Baudin, meubles de l'ébéniste Roux, buffet de Majorelle, décors floraux, dépendances, adresse et propriété privée. Base Mérimée, ministère de la Culture, notice PA26000029, relevée le 24 août 2026. https://pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/PA26000029
- Conditions de visite de la villa Sestier et son numéro d'appel, visite guidée gratuite de l'église et de la chapelle des Pénitents par Annick Marpaux et son numéro, parcours patrimonial de dix-sept panneaux, jeu de piste Baludik mis en place en 2024, sentier du Patrimoine et parcours pédestre n° 9 : site officiel de la commune, pages « Le Village Médiéval » et « Le Tourisme », relevées le 24 août 2026. http://www.sauzet-drome.fr/tourisme
- Maximes gravées et texte de 1564, deux enceintes, château vers 985 et ses chevrons peints, église édifiée à partir de 1100 et date de 1672 sur la clé de voûte, trois portes des fortifications, muraille dite vingtain, séjour du dauphin et noyade évitée dans le Roubion à Charols : site officiel de la commune, page « Le Village Médiéval », relevée le 24 août 2026. http://www.sauzet-drome.fr/newpaged69f0c56
- Marius Sestier, né à Sauzet le 8 septembre 1861, première projection en Inde au Watson's Hotel de Bombay le 7 juillet 1896, ouverture du Salon Lumière à Sydney en septembre 1896, films tournés avec Henry Walter Barnett, Melbourne Cup projetée au Princess Theatre le 19 novembre 1896, direction des Laboratoires Brevets Lumière : Wikipédia, article « Marius Sestier », consulté le 24 août 2026. https://fr.wikipedia.org/wiki/Marius_Sestier
- Attestations du nom depuis 1173, fief des Adhémar, vente aux comtes de Valentinois en 1296, charte de libertés de 1338, legs de 1419, séjours de Louis XI entre 1449 et 1454, pestes et inondations de 1456 à 1461, premier relais de poste en 1461, duché de Valentinois des Grimaldi en 1641, destruction du château ordonnée par Richelieu, maisons fortes, nom révolutionnaire de Lauzet en 1793, école Marius-Sestier, démolition du cinéma Le Trianon en mai 2024, Eugène Ladreyt : Wikipédia, article « Sauzet (Drôme) », consulté le 24 août 2026. Plusieurs points y sont signalés comme demandant une référence, et nous le disons. https://fr.wikipedia.org/wiki/Sauzet_(Dr%C3%B4me)
- ZNIEFF de type 1 « Ripisylve et lit du Roubion » de 784 ha et ZNIEFF de type 2 « Ensemble fonctionnel du Roubion » de 4 927 ha, toutes deux créées le 19 décembre 2024, absence de parc naturel régional et de site Natura 2000 : API Carto de l'IGN, couches nature, interrogées par nous le 24 août 2026. https://apicarto.ign.fr/api/doc/nature
- Les cinq passages fortifiés nommés Portail Blanc, Portail Lafont, Portalas et Posterle, la date de fondation du château, les poteaux de randonnée et leurs altitudes, les horaires et l'adresse de la mairie : OpenStreetMap, relevé par nous le 24 août 2026. Distances routières : moteur OSRM depuis la mairie. https://www.openstreetmap.org/copyright
Ce que nous n'avons pas pu établir : le lien formel entre Marius Sestier et la villa qui porte son nom, la fiche du ministère ne nommant pas le propriétaire commanditaire ; le tarif de visite de la villa, qui n'est pas publié ; la levée de l'ambiguïté sur ses périodes exactes d'ouverture ; et la position des quatre maisons fortes de la commune. Signalez-nous une erreur si vous constatez un écart.
