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Sahune

Trois cent un habitants à l'entrée occidentale des gorges de l'Eygues, et deux choses qu'on n'attend pas à cette échelle. La première : c'est ici qu'est installé le siège du parc naturel régional des Baronnies provençales, 191 136 hectares. La seconde : le vieux village abandonné, qui avait servi de carrière de pierre après la Révolution, a été dégagé par des bénévoles et se visite, avec son château, sa chapelle du 13e et ses ateliers de cordonniers.

Mis à jour le

Comment cette page est faite

Les altitudes du vieux et du nouveau village sont mesurées par nous sur le modèle de terrain de l'IGN, et l'écart de cent vingt mètres est le fait qui explique le mieux l'histoire de la commune. L'appartenance au parc régional a été vérifiée sur la couche officielle, et non déduite de la présence du siège. Nous signalons une date impossible dans nos sources plutôt que de la recopier. Les horaires des commerces viennent d'OpenStreetMap et sont donnés comme tels. Distances calculées par OSRM depuis la mairie.

Sahune est un village qui a déménagé. En haut, à 480 mètres, le vieux bourg fortifié, abandonné au 19e siècle puis démonté pierre par pierre. En bas, à 362 mètres, le village d'aujourd'hui, au bord de la route des gorges, avec ses deux écoles, son épicerie ouverte sept jours sur sept et le siège d'un parc naturel régional. Entre les deux, cent vingt mètres de dénivelé et deux siècles d'histoire.

  • 191 136 hale parc dont le siège est ici
  • 120 mentre le vieux village et le nouveau
  • 102habitants en 1680, dont quatre aisés
  • 12 481 hade zone de protection des oiseaux sur les gorges
La route des gorges de l'Eygues à Sahune, falaises et rivière
La route des gorges à Sahune. Le village est à l'entrée occidentale des gorges de l'Eygues, dites aussi gorges de Saint-May : c'est le verrou par lequel on remonte vers Rémuzat. Photo Giorgio Galeotti, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons.

Le vieux village, démonté puis rendu

C'est ce qu'on vient voir, et l'histoire est en trois temps. D'abord un castrum mentionné dès le début du 11e siècle dans le cartulaire du chapitre de Vaison. Les plus anciens vestiges du château et du village datent du 13e siècle, et une chapelle dédiée à saint Michel était accolée au château.

Ensuite, l'abandon. Le village est délaissé à partir du 19e siècle au profit du bourg de fond de vallée. Et surtout, nos sources précisent que « à partir de la Révolution, l'enceinte du vieux village sert de carrière de pierre ». Les habitants ont bâti le village neuf avec les pierres de l'ancien.

Ce que des bénévoles ont dégagé

Le troisième temps est récent. Les vestiges du vieux village ont été dégagés par une équipe de bénévoles, et présentés comme écomusée. Ce qu'on y voit aujourd'hui, à 480 mètres :

les restes du château féodal et de la chapelle castrale Saint-Michel du 13e siècle, en propriété privée ; l' ancienne église paroissiale du 17e ; les anciennes ruelles ; et, détail rare, les vestiges de quelques ateliers de cordonniers. Un village fortifié n'est pas qu'un château : c'est un lieu de travail, et les ateliers en sont la preuve matérielle. Un point d'orientation est aménagé à 495 mètres, juste au-dessus.

Deux autres édifices religieux subsistent en dehors du vieux bourg. L' église Saint-Nicolas-et-Saint-Georges est en ruines, à mi-pente. Et au quartier Saint-Jean, au pied du Bramard, les restes d'une chapelle citée dès le 12e siècle ont été intégrés à un bâtiment agricole : il en subsiste le chœur à chevet plat bien appareillé. Cette chapelle relevait en 1183 du prieuré de Saint-May et, par cet intermédiaire, de l' abbaye de l'Île-Barbe, à Lyon. Le prieuré de Saint-Jean fut supprimé au 16e siècle, et en 1637 il n'en restait que des ruines appartenant au seigneur de Sahune.

L'église, le presbytère et le nouveau village de Sahune vers 1930
« L'église, le presbytère et le nouveau village », vers 1930. La légende d'origine dit « nouveau » : à cette date, le déménagement depuis la colline était encore assez récent pour qu'on le nomme. Photo Médiathèques Valence Romans agglomération, sans restriction connue, via Wikimedia Commons.

Le siège du parc des Baronnies provençales

Voici le fait administratif le plus remarquable de cette commune. Le parc naturel régional des Baronnies provençales, créé le 26 janvier 2015 et étendu sur 191 136 hectares, a son siège à Sahune.

Trois cent un habitants pour 191 136 hectares

Le rapport est frappant : l'institution qui coordonne près de deux mille kilomètres carrés de territoire, sur deux départements et deux régions, est administrée depuis un village de trois cent un habitants. Ce n'est pas un hasard : les parcs naturels régionaux s'installent en général au centre géographique de leur périmètre plutôt que dans la ville la plus grosse, précisément pour ne pas donner le sentiment d'être un bureau urbain qui décide pour la campagne.

Nous avons vérifié l'appartenance de la commune sur la couche officielle des parcs : Sahune est bien dans le parc. La précision n'est pas inutile, car nous avons établi ailleurs que Mévouillon, la commune qui a donné son nom au pays des Baronnies, n'y adhère pas, et Sainte-Jalle non plus. Le village qui héberge le siège du parc et le village qui a donné son nom au pays ne sont pas dans la même situation.

L'entrée des gorges de l'Eygues

Sahune est situé à l'entrée occidentale des gorges de l'Eygues, appelées aussi gorges de Saint-May. C'est le passage par lequel la route remonte vers Rémuzat et le haut pays, entre des falaises qui abritent l'une des plus fortes populations de rapaces du sud-est.

Cela se traduit dans les zonages, et nous l'avons vérifié. La commune est couverte par une zone de protection spéciale au titre de la directive Oiseaux, nommée « Baronnies, gorges de l'Eygues », code FR8212019, 12 481 hectares, désignée le 25 avril 2006. Une zone de protection spéciale n'est pas une simple zone d'inventaire : c'est un site Natura 2000 avec des obligations de gestion, et il couvre ici le bourg lui-même, pas seulement les falaises. La commune relève par ailleurs de la grande zone d'intérêt écologique des chaînons septentrionaux des Baronnies, 23 245 hectares.

Le relief est modeste au village, à 362 mètres, et se relève vite : le Rocher des fées, en occitan Rochièr de las Faas, culmine à 630 mètres d'après notre mesure, deux kilomètres au sud.

Anseduna, la forteresse gauloise

La chaîne des attestations est instructive, parce qu'elle montre un nom qui se transforme au point de devenir méconnaissable. On part de Assedunae en 1183, dans les Masures de l'Isle-Barbe, puis Aseduna en 1238, Asseuna en 1247, Ansaduna en 1256, castrum de Anseduna en 1284, Anssedunum en 1430.

La terminaison en -dunum est gauloise, et elle désigne une forteresse ou une hauteur fortifiée : on la retrouve dans Lugdunum, Lyon, ou Verdun. Elle est parfaitement cohérente avec un castrum mentionné dès le début du 11e siècle sur une hauteur. Ce n'est qu'en 1459 qu'apparaît la forme Sahuna, puis Ancehune en 1597 et Sehune en 1624 : le nom hésite pendant deux siècles. En occitan, le village se dit Saüna.

Et la forme ancienne a survécu ailleurs : les seigneurs du lieu portaient le nom de Sahune, ou Ancezune. Le patronyme a gardé le -dun- que le toponyme avait perdu.

Les Ancezune, barons d'une baronnie à cinq terres

Sahune relevait du domaine des Mévouillon, et ses seigneurs leur en rendaient hommage. Les évêques de Die y avaient également des droits dès le 13e siècle. En 1231, la terre appartient aux Ancezune ; en 1249, les deux tiers passent aux Adhémar, qui en font hommage aux dauphins puis les rendent aux Ancezune.

Une baronnie constituée par ramassage

Ce qui suit est raconté par nos sources en deux versions qui ne s'excluent pas. Les Ancezune forment une baronnie avec Sahune, Arpavon, Curnier, Montréal et Marsoin, cinq terres voisines. L'autre version précise le contexte : au 14e siècle, après la disparition des Mévouillon et des Montauban, les deux maisons qui dominaient les Baronnies, Jean de Sahune rassemble plusieurs seigneuries autour de la sienne et prend le titre de baron.

Autrement dit : la chute des grandes maisons a laissé un vide, et un seigneur local d'importance moyenne s'est constitué une baronnie en ramassant les morceaux. Cela n'a pas duré. En 1336, la baronnie passe aux dauphins, soit par héritage, soit, selon l'autre version, parce que Jean de Sahune, endetté et sans enfant, vend ses droits. En 1341, elle est vendue aux princes d'Orange, de la maison de Baux.

La suite est ordinaire : dot à l'épouse de Juel Rolland en 1389, retour aux princes d'Orange, passage aux Poitiers d'Allan en 1501, aux Pape-Saint-Auban en 1545 par mariage, aux Bimard en 1739, et vente aux Pourcet en 1763, derniers seigneurs.

Une date qui ne peut pas être juste

Nos sources indiquent qu'« en 1654, pendant les guerres de Religion, le village est détruit par Montbrun », en signalant elles-mêmes la source comme insuffisante. Nous la signalons aussi, pour une raison simple : Charles Dupuy-Montbrun, le chef protestant dauphinois, est mort en 1575, et les guerres de Religion s'achèvent en 1598. Une destruction par Montbrun en 1654 est impossible.

La même source mentionne par ailleurs une destruction du village au 17e siècle, sur ordre de Richelieu, par le comte de Montoison. Celle-là est chronologiquement cohérente, et elle rejoint ce que nous avons établi ailleurs sur la politique de démantèlement des places fortes dauphinoises, à Châteaudouble comme à Mévouillon. Il est possible que les deux mentions renvoient au même événement, avec une confusion de nom et de date.

Cent deux habitants en 1680, et leur fortune

Le dictionnaire topographique conserve, pour 1680, un dénombrement qui va au-delà du simple comptage et qu'on ne trouve presque jamais :

Quatre, douze, et le reste

« 102 habitants. Quatre avaient une certaine fortune, douze vivaient en travaillant et le reste était pauvre. »

Quatre-vingt-six personnes sur cent deux, soit 84 %, classées comme pauvres. Douze, soit 12 %, vivant de leur travail. Quatre, soit 4 %, ayant « une certaine fortune ». C'est une stratification sociale d'Ancien Régime rendue en trois lignes, avec la catégorie intermédiaire, « ceux qui vivent en travaillant », qui n'existe presque jamais dans les recensements modernes.

Ce chiffre situe aussi le village dans son temps : cent deux habitants en 1680, trois cent un aujourd'hui. La commune a triplé, et elle a surtout changé de place.

Un village qui a tout gardé

C'est ce qui frappe quand on relève les équipements un par un. Pour trois cent un habitants, Sahune conserve un niveau de service que la plupart des communes de cette taille ont perdu.

Les services et commerces recensés sur Sahune, relevés par nous dans les tags OpenStreetMap le 25 août 2026. Ces horaires sont contributifs et non un affichage officiel. Deux écoles, une poste, une maison France Services et une épicerie ouverte sept jours sur sept, pour 301 habitants : c'est exceptionnel dans les Baronnies.
Ce qu'il y aDétail relevé
ÉpicerieOuverte tous les jours de 8h à 20h
BoulangerieTous les jours sauf le mercredi, de 7h à 20h30
Deux restaurantsUn bistrot de pays et une table à cuisine mêlée
Bureau de posteDu lundi au vendredi de 13h30 à 16h
Maison France ServicesMardi et mercredi de 9h30 à 12h30, vendredi de 14h à 17h
Deux écolesUne maternelle et une primaire, toutes deux publiques
Borne de recharge électriqueDeux points, 24h/24, en service depuis le 21 juin 2020
Camping, deux fontaines, toilettes publiquesAu bord de la route de Nyons
MairieLundi et vendredi de 10h à 12h, mardi de 16h à 18h

La maison France Services et la borne de recharge ne sont pas des détails : ce sont deux dispositifs récents, l'un pour les démarches administratives, l'autre pour la mobilité, et leur présence ici indique une commune qui a candidaté et obtenu. Combinée au siège du parc, la liste dessine un village qui joue le rôle de petit centre pour toute la vallée.

L'église et la chapelle de Sahune
L'église Saint-Michel, du 19e siècle, et la chapelle Saint-Joseph, dans le village d'en bas. Le vocable de saint Michel est celui de la chapelle castrale du vieux village : il est descendu avec les habitants. Photo Marianne Casamance, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons.

La stèle du 18 août 1944

À trois kilomètres au nord-est du bourg, à l'écart, se dresse une stèle dont l'inscription tient en une phrase : « À notre camarade FLORET Roger, mort pour la France le 18 août 1944, à l'âge de 21 ans. »

Deux mots méritent d'être relevés. Le premier est camarade : c'est un monument posé par des compagnons de combat, pas par une administration. Le second est 21 ans. La date, le 18 août 1944, correspond à la libération de la Drôme, quelques jours après le débarquement de Provence : au moment où les colonnes allemandes remontaient la vallée du Rhône sous les coups de la Résistance.

Le monument aux morts communal, au village, porte pour sa part cette inscription : « Sahune à ses enfants Morts pour la France. Gloire, Honneur et Reconnaissance », pour les deux guerres mondiales.

La carte des lieux

Les points ci-dessous sont ceux dont nous avons la position vérifiée. La chapelle Saint-Jean, intégrée à un bâtiment agricole au quartier du même nom, n'y figure pas faute de coordonnées publiées, et le siège du parc naturel régional non plus : nous n'avons pas trouvé son adresse exacte cartographiée.

Cliquez sur un point pour voir le nom du lieu et ce qu'il faut en savoir. Fond de carte OpenStreetMap.

Venir à Sahune

Le village est sur la route des gorges de l'Eygues, à dix-sept minutes de Nyons. Cinq de ses six communes limitrophes sont à moins de quatorze minutes ; la sixième, Villeperdrix, demande vingt-six minutes, parce qu'il faut remonter les gorges puis en redescendre.

Temps de trajet calculés par nous le 25 août 2026 depuis la mairie de Sahune, moteur OSRM sur le réseau OpenStreetMap, hors trafic. Le calcul automatique de ville de référence donne Nyons à trente-cinq minutes, parce qu'il part du centre géométrique de chaque commune : la valeur utile, mairie à mairie, est de dix-sept minutes.
DestinationDistanceTemps
Curnier (limitrophe)5,2 km5 min
Saint-May (limitrophe)8,9 km8 min
Montréal-les-Sources (limitrophe)6,0 km10 min
Arpavon (limitrophe)9,5 km11 min
Eyroles (limitrophe)6,8 km13 min
Nyons15,5 km17 min
Villeperdrix (limitrophe)14,9 km26 min
Orange57,0 km59 min
Montélimar67,5 km1 h 10
Die67,7 km1 h 16

Avant 1790, Sahune relevait de l'élection de Montélimar et du bailliage du Buis, et sa paroisse dépendait du diocèse de Sisteron depuis le 12e siècle, après avoir relevé de celui de Die. En 1790, la commune entre dans le canton de Sainte-Jalle ; l'an VIII la place dans celui de Rémuzat.

Questions fréquentes

Où est le siège du parc naturel régional des Baronnies provençales ?

À Sahune, commune de trois cent un habitants. C'est une singularité qui mérite d'être relevée : le parc couvre 191 136 hectares et son siège est installé dans l'un des plus petits villages qu'il englobe. Nous avons vérifié l'appartenance de la commune sur la couche officielle : elle est bien dans le parc, contrairement à Mévouillon, qui a donné son nom au pays des Baronnies et n'y adhère pas.

Peut-on visiter le vieux village abandonné ?

Oui, et c'est le principal intérêt de la commune. Le vieux village, abandonné à partir du 19e siècle, a été dégagé par une équipe de bénévoles : on y voit les restes du château féodal et de la chapelle castrale Saint-Michel du 13e siècle, l'ancienne église paroissiale du 17e, les anciennes ruelles et les vestiges de quelques ateliers de cordonniers. Il est présenté comme écomusée. La chapelle castrale est en propriété privée.

Pourquoi le vieux village est-il en si mauvais état ?

Parce qu'il a servi de carrière. Nos sources l'écrivent sans détour : à partir de la Révolution, l'enceinte du vieux village sert de carrière de pierre. Les habitants ont démonté leurs propres remparts pour bâtir le village neuf, cent vingt mètres plus bas, au bord de la route. C'est pour cela que le dégagement par des bénévoles a été nécessaire, et que ce qui reste est fragmentaire.

Qu'y a-t-il comme services dans ce village de 301 habitants ?

Beaucoup plus qu'on ne s'y attend. Une épicerie ouverte tous les jours de 8h à 20h, une boulangerie ouverte tous les jours sauf le mercredi de 7h à 20h30, deux restaurants, un bureau de poste, une maison France Services, une école maternelle et une école primaire, un camping, deux fontaines, des toilettes publiques et une borne de recharge électrique de deux points en service depuis le 21 juin 2020.

Qu'est-ce que la stèle Roger Floret ?

Un monument isolé, au nord de la commune, dont l'inscription est brève : « À notre camarade FLORET Roger mort pour la France le 18 août 1944 à l'âge de 21 ans ». Le 18 août 1944 est la période de la libération de la Drôme, quelques jours après le débarquement de Provence. Le mot « camarade » indique que la stèle a été posée par ses compagnons de combat, et non par une administration.

Que veut dire le nom Sahune ?

Les formes anciennes disent l'essentiel : Assedunae en 1183, Aseduna en 1238, Ansaduna en 1256, castrum de Anseduna en 1284, Anssedunum en 1430. La terminaison en -dunum est gauloise et désigne une forteresse, ce qui est cohérent avec un castrum mentionné dès le début du 11e siècle. La forme Sahuna n'apparaît qu'en 1459, et le nom des seigneurs, Ancezune, garde la forme ancienne.

Nos sources

  • Position à l'entrée occidentale des gorges de l'Eygues dites gorges de Saint-May, attestations du nom de 1183 à 1891, castrum mentionné au début du 11e siècle au cartulaire du chapitre de Vaison, passage du diocèse de Die à celui de Sisteron au 12e siècle, vestiges du château et du village du 13e siècle et chapelle castrale Saint-Michel, appartenance au domaine des Mévouillon et droits des évêques de Die, terre aux Ancezune en 1231 et partage de 1249 avec les Adhémar, baronnie formée avec Arpavon, Curnier, Montréal et Marsoin, version de Jean de Sahune rassemblant des seigneuries au 14e siècle, passage aux dauphins en 1336, vente aux princes d'Orange en 1341, chaîne jusqu'aux Pourcet en 1763, destructions attribuées à Montbrun en 1654 et au comte de Montoison sur ordre de Richelieu, dénombrement de 1680 avec 102 habitants dont quatre fortunés et douze vivant de leur travail, cantons de Sainte-Jalle puis de Rémuzat, usage de l'enceinte comme carrière de pierre à partir de la Révolution, dégagement du vieux village par des bénévoles et vestiges d'ateliers de cordonniers, chapelle Saint-Jean intégrée à un bâtiment agricole et son chœur à chevet plat, prieuré de Saint-Jean supprimé au 16e siècle et en ruines dès 1637, et siège du parc naturel régional des Baronnies provençales : Wikipédia, article « Sahune », consulté le 25 août 2026. Plusieurs points y sont signalés comme reposant sur une source insuffisante, et nous le disons. https://fr.wikipedia.org/wiki/Sahune
  • Appartenance au parc naturel régional des Baronnies provençales de 191 136 ha créé le 26 janvier 2015, zone de protection spéciale au titre de la directive Oiseaux « Baronnies, gorges de l'Eygues » FR8212019 de 12 481 ha désignée le 25 avril 2006, et zone d'intérêt écologique de type 2 « Chaînons septentrionaux des Baronnies » de 23 245 ha : API Carto de l'IGN, couches nature, interrogée par nous en deux points le 25 août 2026. https://apicarto.ign.fr/api/doc/nature
  • Altitudes du village, du vieux village, du point d'orientation et du Rocher des fées : service d'altimétrie de la Géoplateforme, modèle RGE Alti de l'IGN, interrogé par nous le 25 août 2026. https://geoservices.ign.fr/rgealti
  • Texte intégral de la stèle Roger Floret et du monument aux morts, horaires de l'épicerie, de la boulangerie, de la poste, de la maison France Services et de la mairie, existence des deux écoles et de leurs identifiants de l'Éducation nationale, borne de recharge en service depuis le 21 juin 2020, camping, fontaines et écomusée du vieux village : OpenStreetMap, tags bruts relevés par nous le 25 août 2026. Distances routières : moteur OSRM depuis la mairie. https://www.openstreetmap.org/copyright

Ce que nous n'avons pas pu établir : les horaires et les conditions de visite de l'écomusée du vieux village ; l'adresse exacte du siège du parc naturel régional ; la position de la chapelle Saint-Jean et du quartier du Bramard ; la date réelle de la destruction du village, entre le Montbrun impossible de 1654 et l'ordre de Richelieu du 17e siècle ; et l'identité des bénévoles qui ont dégagé le site. Signalez-nous une erreur si vous constatez un écart.