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Châteaudouble

Le nom dit exactement ce qu'il y a : Castrum Duplum dès 1120, le château double. Le premier, une forteresse réputée l'une des plus puissantes du Dauphiné, a été pris et repris six fois entre 1562 et 1581, puis rasé sur ordre du roi. Il s'appelle aujourd'hui le Château Rompu. Le second a été commencé dix ans plus tard, en 1591, et il est classé monument historique depuis 1988.

Mis à jour le

Comment cette page est faite

Les dates de protection et les quatre campagnes de construction du château viennent de la base Mérimée du ministère de la Culture, qui les donne à l'année près. Les altitudes des deux châteaux et des sommets sont mesurées par nous sur le modèle de terrain de l'IGN, et l'écart entre les deux sites est ce qui explique le mieux l'histoire du village. Le récit des guerres de Religion est reproduit avec les réserves que porte notre source, qui signale plusieurs points comme non référencés. Distances calculées par OSRM depuis la mairie.

Châteaudouble est adossée au flanc ouest du Vercors, à 389 mètres, au débouché de la route du col des Limouches. C'est une commune de six cent trente-trois habitants dont l'histoire tient en une phrase : elle a eu une forteresse trop importante pour son propre bien. Le reste, ce sont deux siècles de résistance protestante, une révolte paysanne écrasée dans le sang en 1580, et un démembrement territorial qui a fait naître trois communes.

  • 6 foisle château fort pris entre 1562 et 1581
  • 111 mséparent le Château Rompu du château du Bourg
  • 1591, 1660, 1675, 1810les quatre campagnes du château classé
  • 3communes nées du démembrement de 1791
Vue générale de Châteaudouble prise de la Richardière, avec les châteaux
Châteaudouble vu de la Richardière, sur une carte postale ancienne. La légende d'origine dit simplement « Châteaux », au pluriel : c'est le sujet de cette page. Photo Médiathèques Valence Romans agglomération, sans restriction connue, via Wikimedia Commons.

Deux châteaux, cent onze mètres d'écart

Le nom est attesté sous sa forme latine dès 1120 : Castrum Duplum, dans le cartulaire de Romans. Puis Castellum Duplum en 1157, mandamentum Castri Duplicis en 1178, Castrum Duplex en 1257, et Chasteldouble en 1396. La commune a même porté, en 1793, le nom révolutionnaire de Pont Marette, d'après l'un de ses ruisseaux, avant de reprendre le sien.

Sur le terrain, les deux châteaux sont toujours identifiables, et nous avons mesuré la différence qui explique tout.

Les deux châteaux de Châteaudouble, altitudes mesurées par nous le 25 août 2026 sur le modèle de terrain RGE Alti de l'IGN. Le premier est perché à cinq cents mètres sur un éperon, le second est au niveau du village : c'est toute la différence entre une place forte et une demeure.
Le châteauAltitudeSon état
Château Rompu500 mEn ruine. Rasé par ordre royal en 1581
Château du Bourg386 mDebout. Classé monument historique le 8 septembre 1988
Pour comparaison, la mairie389 mAu cœur du bourg

Cent onze mètres de dénivelé séparent les deux. Le premier commandait la vallée depuis un éperon ; le second est au niveau du village, à trois mètres près de la mairie. C'est le passage, en dix ans, d'une logique militaire à une logique résidentielle, et il est lisible dans le paysage.

Le Château Rompu, rasé en 1581

L'existence de la place forte remonte au 11e siècle, et son château fort était considéré comme l'un des plus puissants du Dauphiné. Le territoire était sous la tutelle des évêques de Valence, dont les droits ont été confirmés en 1159 par les empereurs germaniques, puis disputés par les comtes de Valentinois du 1er avril 1221 jusqu'en 1390. Les 13e et 14e siècles voient le territoire pris dans ces guerres de tutelle, avant le passage des Grandes compagnies au 14e.

Six prises en dix-neuf ans

Les guerres de Religion achèvent la place. Le château fort est pris et repris à six reprises entre 1562 et 1581, notamment par les huguenots à la fin des années 1570. En 1581, il est détruit par ordre royal, et les familles protestantes qui le tenaient, les Arbalestier, Cornillan et Urre, se replient sur leurs terres du Vercors : Plan-de-Baix, Gigors, Beaufort, Montclar et Mirabel.

Le nom que porte aujourd'hui le site est le meilleur résumé qu'on puisse en faire : Château Rompu. Quatre siècles et demi plus tard, la carte garde la trace de la démolition. C'est une ruine sur un éperon, à cinq cents mètres, et nous ne publions pas de conditions d'accès faute de source : vérifiez sur place la propriété du terrain.

Le château du Bourg, classé en 1988

Dix ans après la destruction, en 1591, un nouveau château est commencé, au village cette fois, par François des Massues, seigneur de Vercoiran. C'est le château du Bourg, le seul monument protégé de la commune, et la base Mérimée en donne l'histoire de construction avec une précision inhabituelle.

Le château du Bourg et ses communs, d'après la base Mérimée du ministère de la Culture, notice PA00116910, relevée par nous le 25 août 2026. Quatre campagnes datées à l'année, ce qui est rare : la plupart des notices se contentent d'un siècle. La notice ne publie pas de coordonnées ; celles que nous employons viennent d'OpenStreetMap.
DateCe qui est fait ou décidé
1591Première campagne de construction, dix ans après la destruction du château fort
1660Deuxième campagne
4e quart du 17eConstruction des communs, protégés avec le château
1675Troisième campagne
1810Quatrième campagne
19 juin 1959Inscrit partiellement à l'inventaire des monuments historiques
8 septembre 1988Classé monument historique

L'édifice est propriété privée, et nous n'avons trouvé aucune condition de visite publiée à une source vérifiable. Il se voit depuis la route, ce qui est déjà quelque chose : le passage de l'inscription partielle de 1959 au classement complet de 1988 signale une révision favorable de son intérêt, sans doute après étude des communs.

Vue générale de Châteaudouble et de son clocher vers 1900
Le village et son clocher, vers 1900. L'église Saint-Michel était celle d'un prieuré de l'ordre de Saint-Augustin, connu dès 1196 et uni en 1775 au séminaire de Valence. Photo Médiathèques Valence Romans agglomération, sans restriction connue, via Wikimedia Commons.

Les Arbalestier et leurs neuf terres

Du 12e au 15e siècle, la seigneurie est sous l'autorité des Arbalestier. À leur apogée, leur territoire ne se limitait pas à Châteaudouble : il comprenait aussi Barcelonne, Combovin, Peyrus, Le Chaffal, Gigors, Plan-de-Baix, Beaufort-sur-Gervanne et Montclar-sur-Gervanne.

Neuf terres, réparties de la plaine de Valence au rebord du Vercors et à la vallée de la Gervanne : c'est un domaine cohérent, adossé au massif, et il explique pourquoi les familles protestantes s'y sont repliées après 1581. Elles ne fuyaient pas au hasard, elles rentraient chez elles.

1579, 1663, 1683 : trois dates protestantes

Au 16e siècle, la région est gagnée par la Réforme, et les familles protestantes du secteur, les Arbalestier de Châteaudouble, les Cornillan de la Baume-Cornillane et les Urre d'Eurre, s'allient pour se défendre. Trois épisodes méritent d'être racontés.

1579 : les paysans expulsent les soudards, et paient

Dans tout le Valentinois, les paysans s'arment. En 1579, ils expulsent les troupes de soudards qui occupent le château de Châteaudouble. En 1580, le mouvement est écrasé dans le sang. C'est l'épisode que les historiens rattachent aux grandes révoltes paysannes dauphinoises de ces années-là : des communautés rurales qui se retournent contre des soldats censés les protéger, et une répression immédiate.

La même année 1579, Catherine de Cornillan impose une condition testamentaire remarquable : ses héritiers devront maintenir le territoire dans le protestantisme et porter son nom. C'est ainsi que naît la branche des Urre-Cornillan. Une femme qui, par testament, engage la confession de ses descendants sur plusieurs générations.

Second épisode : en 1663, le temple est démoli sur ordre du parlement de Grenoble. Mais l'emplacement vide devient, à la suite des vexations imposées par le marquis de Châteaudouble, Joseph de La Baume, le point de rassemblement des protestants locaux. Un terrain nu tient lieu de lieu de culte pendant vingt ans.

Troisième épisode : en 1683, ce terrain est le point de départ de la révolte dite « affaire du Camp de l'Éternel », menée par Jacques Odde de Bonniot, sieur du Vernet. Elle est brutalement réprimée par les régiments de cavalerie du maréchal de Saint-Ruth, à Saou et à Bourdeaux. Deux ans plus tard, la révocation de l'édit de Nantes provoque le départ de nombreux protestants vers la Suisse, l'Allemagne et l'Angleterre, et la misère des ouvriers drapiers de la région, désormais sans travail. Des dragonnades sont menées sur ordre de Louvois.

Le village a aujourd'hui un temple et une église Saint-Michel, à cent cinquante mètres l'un de l'autre, ce qui, dans la Drôme, est la trace visible de cette histoire.

Diane de Poitiers et douze autres

La liste des propriétaires de la seigneurie entre 1390 et 1789 est l'une des plus longues que nous ayons rencontrées, et elle contient au moins deux noms inattendus.

Les propriétaires successifs de la seigneurie de Châteaudouble, d'après la notice encyclopédique de la commune, relevée par nous le 25 août 2026. Treize mains en quatre siècles, dont un précepteur royal, une favorite et un colonel italien. Notre source signale plusieurs de ces points comme demandant une référence, et nous le disons.
DateQui tient la seigneurie
1390Aliénée au profit des Grolée
22 juin 1419Réunie à la couronne, par le transport des biens de Louis II de Poitiers-Valentinois au dauphin
1447À Gaubert des Massues, sous faculté de rachat ou en viager
1523Aux Galéas de Saint-Séverin
1537Aux Plovier
1545À Benoît Théocrène, précepteur des enfants du roi
1550À Diane de Poitiers
1576Au colonel italien Jules Centurion
1578Aux Chastellier
1594Aux Dupuy-Montbrun
1638Aux La Baume
Milieu du 18eVendue aux Pasquet de Valbonne
1788Aux Gilbert de Jansac, derniers seigneurs

Sur Diane de Poitiers, une réserve s'impose. Elle était duchesse de Valentinois et tenait de nombreuses terres dans la région, ce qui rend la mention plausible ; nous n'avons pourtant trouvé aucun acte pour l'établir, et nous la rapportons sans la garantir. Nous avions déjà rencontré la même difficulté à Saint-Vallier, où le lien avec la famille est également incertain dans le détail.

Une commune qui en a fait naître trois

Avant 1790, le mandement de Châteaudouble comprenait quatre paroisses : Châteaudouble, Le Chaffal, Combovin et Peyrus. Le dictionnaire topographique précise que dès le 17e siècle, Peyrus et Le Chaffal en furent démembrés, et que vers la fin du 18e on en distrait encore une partie pour former la communauté de La Baume-sur-Véore.

Les mouvements de limites de la commune de Châteaudouble, d'après la notice encyclopédique et le dictionnaire topographique du département, relevés par nous le 25 août 2026. Trois communes naissent en 1791, une revient en 1846, un secteur de montagne part en 1854 : le territoire actuel est un solde.
DateCe qui change
Avant 1790Le mandement compte quatre paroisses : Châteaudouble, Le Chaffal, Combovin, Peyrus
1791Peyrus, Le Chaffal et La Baume-sur-Véore deviennent des communes
1846La Baume-sur-Véore, autour du hameau des Péris, revient à Châteaudouble
1848La communauté de La Baume-sur-Véore est supprimée
1854Les terres de montagne de Combe Chaude sont rattachées à Léoncel

La démographie ancienne montre un village qui n'a cessé de croître avant la Révolution : 150 chefs de famille en 1689, 200 en 1759, 267 en 1789. La commune compte aujourd'hui 633 habitants sur 17,4 kilomètres carrés.

Le col des Limouches et le pied du Vercors

La commune est au pied du flanc ouest du Vercors, et c'est par elle que passe l'un des accès au massif. La route du Vercors par le col des Limouches a été achevée en 1855 : elle a désenclavé toute la bordure occidentale, au même moment que la route des Grands Goulets, plus au nord.

Le relief est modeste mais net. Le sommet de Pichetete culmine à 601 mètres d'après notre mesure, Menerault à 650, et le Serre de l'Âne est donné à 651. Le Pas du Bouquet complète les passages. Quatre cours d'eau traversent la commune : la Lierne, la Marette, la Véore et le Chevillon. C'est la Marette qui a donné, en 1793, le nom révolutionnaire de Pont Marette.

Sur les protections, l'écart est celui d'un pied de massif. Le parc naturel régional du Vercors, 226 595 hectares depuis le 16 octobre 1970, couvre l'ensemble de la commune, mais le village n'est dans aucun inventaire écologique. Sur les hauteurs, en revanche, à Menerault, commence la grande zone des chaînons occidentaux du Vercors, 28 546 hectares. Nous l'avons vérifié en deux points.

Quatre grottes sont cartographiées au sud de la commune, sur le versant, ainsi qu'une source. Elles ne sont pas nommées et nous ne publions aucune indication d'accès : ce sont des cavités non aménagées.

La carte des lieux

Les points ci-dessous sont ceux dont nous avons la position vérifiée. La base Mérimée ne publie pas de coordonnées pour le château du Bourg : celles que nous utilisons viennent d'OpenStreetMap. Le col des Limouches et le Pas du Bouquet ne sont pas marqués, faute de position relevée sur la commune.

Cliquez sur un point pour voir le nom du lieu et ce qu'il faut en savoir. Fond de carte OpenStreetMap.

Venir à Châteaudouble

La commune est à douze minutes de Chabeuil et à vingt-trois de la gare de Valence TGV. Elle a sept communes limitrophes, et l'écart entre elles est parlant : Peyrus est à six minutes, Le Chaffal à vingt-quatre, alors que les deux faisaient partie du même mandement avant 1791.

Temps de trajet calculés par nous le 25 août 2026 depuis la mairie de Châteaudouble, moteur OSRM sur le réseau OpenStreetMap, hors trafic. Le Chaffal et Combovin, anciennes paroisses du même mandement, demandent aujourd'hui vingt et une et vingt-quatre minutes : le relief a repris ses droits sur l'administration.
DestinationDistanceTemps
Peyrus (limitrophe)3,7 km6 min
Charpey (limitrophe)7,1 km12 min
Chabeuil (limitrophe, ville de référence)9,1 km12 min
Montélier (limitrophe)8,9 km16 min
Combovin (limitrophe)16,6 km21 min
Gare de Valence TGV, à Alixan18,9 km23 min
Le Chaffal (limitrophe)18,2 km24 min

La mairie ouvre le lundi et le jeudi, de 8h30 à 12h et de 13h30 à 17h. Nous n'avons pas relevé de commerce sur la commune : Chabeuil, à douze minutes, est le bourg de référence. Une statue de la Vierge se dresse sur la colline au-dessus du village, comme à Crozes-Hermitage : c'est un vœu, forme de dévotion fréquente dans la Drôme d'après-guerre.

Questions fréquentes

Pourquoi le village s'appelle-t-il Châteaudouble ?

Parce qu'il y a eu deux châteaux sur son territoire, et le nom est attesté sous cette forme dès 1120 : Castrum Duplum, le château double. Il en reste deux traces sur la carte. Le premier, la forteresse médiévale rasée en 1581 par ordre royal, porte encore le nom de Château Rompu, à 500 mètres au-dessus du bourg. Le second, le château du Bourg, a été commencé en 1591, dix ans après la destruction du premier, et il est classé monument historique.

Le château du Bourg se visite-t-il ?

C'est une propriété privée, et nous n'avons trouvé aucune condition de visite publiée à une source vérifiable. Il est inscrit partiellement à l'inventaire des monuments historiques depuis le 19 juin 1959 et classé depuis le 8 septembre 1988, avec ses communs. La base Mérimée date ses campagnes de construction avec précision : 1591, 1660, 1675 et 1810, les communs étant du dernier quart du 17e siècle.

Combien de fois le château fort a-t-il été pris ?

Six fois entre 1562 et 1581, pendant les guerres de Religion, notamment par les huguenots à la fin des années 1570. Il était réputé l'un des plus puissants du Dauphiné et son existence remonte au 11e siècle. C'est cette instabilité qui a conduit à sa destruction par ordre royal en 1581 : on ne prend pas six fois une place forte sans qu'elle finisse par gêner tout le monde.

Qu'est-ce que l'affaire du Camp de l'Éternel ?

Une révolte protestante partie de Châteaudouble en 1683. Le temple du village avait été démoli en 1663 sur ordre du parlement de Grenoble, et son emplacement vide était devenu le point de rassemblement des protestants locaux, excédés par les vexations du marquis Joseph de La Baume. Le soulèvement, mené par Jacques Odde de Bonniot, sieur du Vernet, a été brutalement réprimé par les régiments de cavalerie du maréchal de Saint-Ruth, à Saou et à Bourdeaux.

Diane de Poitiers a-t-elle possédé Châteaudouble ?

Nos sources l'indiquent : la seigneurie lui serait passée en 1550, entre Benoît Théocrène, précepteur des enfants du roi, et le colonel italien Jules Centurion. C'est plausible pour la favorite d'Henri II, duchesse de Valentinois, qui tenait de nombreuses terres du Valentinois. Nous n'avons toutefois pas trouvé d'acte pour l'établir, et nous rapportons la mention sans la garantir.

La commune a-t-elle beaucoup changé de forme ?

Énormément. Avant 1790, le mandement de Châteaudouble comprenait quatre paroisses : Châteaudouble, Le Chaffal, Combovin et Peyrus. En 1791, Peyrus, Le Chaffal et La Baume-sur-Véore deviennent des communes distinctes. En 1846, La Baume-sur-Véore revient à Châteaudouble. En 1854, les terres de montagne de Combe Chaude partent à Léoncel. Le territoire actuel est ce qui reste de tout cela.

Nos sources

  • Château du Bourg et ses communs, inscription partielle du 19 juin 1959 et classement du 8 septembre 1988, datation du 4e quart du 16e siècle au 19e avec les campagnes de 1591, 1660, 1675 et 1810, communs du 4e quart du 17e siècle, propriété privée, et absence de coordonnées dans la notice : base Mérimée, ministère de la Culture, notice PA00116910, relevée par nous le 25 août 2026. https://pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/PA00116910
  • Attestations du nom de 1120 à 1891 et nom révolutionnaire de Pont Marette en 1793, oppidum gallo-romain, place forte du 11e siècle réputée l'une des plus puissantes du Dauphiné, tutelle des évêques de Valence confirmée en 1159 par les empereurs germaniques, tutelle des comtes de Valentinois du 1er avril 1221 à 1390, autorité des Arbalestier du 12e au 15e siècle et liste de leurs neuf terres, aliénation aux Grolée en 1390, réunion à la couronne le 22 juin 1419, treize propriétaires successifs jusqu'aux Gilbert de Jansac en 1788, passage des Grandes compagnies, alliance des familles protestantes, six prises du château entre 1562 et 1581 et destruction par ordre royal, révolte paysanne de 1579 et répression de 1580, condition testamentaire de Catherine de Cornillan et naissance des Urre-Cornillan, construction du nouveau château à partir de 1591 par François des Massues, démolition du temple en 1663 sur ordre du parlement de Grenoble, affaire du Camp de l'Éternel en 1683 menée par Jacques Odde de Bonniot et réprimée par le maréchal de Saint-Ruth à Saou et Bourdeaux, révocation de 1685 et dragonnades, démographie de 1689 à 1789, mandement à quatre paroisses, démembrement de 1791, rattachement de La Baume-sur-Véore en 1846 et suppression en 1848, rattachement de Combe Chaude à Léoncel en 1854, achèvement de la route du col des Limouches en 1855, sommets de Pichetete et du Serre de l'Âne, et cours d'eau de la commune : Wikipédia, article « Châteaudouble (Drôme) », consulté le 25 août 2026. Plusieurs points y sont signalés comme demandant une référence, et nous le disons. https://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2teaudouble_(Dr%C3%B4me)
  • Parc naturel régional du Vercors de 226 595 ha créé le 16 octobre 1970, zone d'intérêt écologique de type 2 « Chaînons occidentaux du Vercors » de 28 546 ha sur les hauteurs, et absence de tout inventaire écologique sur le village : API Carto de l'IGN, couches nature, interrogée par nous en deux points le 25 août 2026. https://apicarto.ign.fr/api/doc/nature
  • Altitudes de la mairie, du château du Bourg, du Château Rompu, de Pichetete et de Menerault : service d'altimétrie de la Géoplateforme, modèle RGE Alti de l'IGN, interrogé par nous le 25 août 2026. https://geoservices.ign.fr/rgealti
  • Positions des deux châteaux, du temple, de l'église Saint-Michel, de la statue de la Vierge, des quatre grottes du versant sud et du monument aux morts, et horaires de la mairie : OpenStreetMap, tags bruts relevés par nous le 25 août 2026. Distances routières : moteur OSRM depuis la mairie. https://www.openstreetmap.org/copyright

Ce que nous n'avons pas pu établir : les conditions de visite du château du Bourg et l'accès au Château Rompu ; l'acte par lequel Diane de Poitiers aurait tenu la seigneurie en 1550 ; le nom et la nature des quatre grottes du versant sud ; l'emplacement exact du temple démoli en 1663 ; et le nombre de victimes de la répression de 1580. Signalez-nous une erreur si vous constatez un écart.