Mis à jour le
Les dates de protection, la description archéologique du site et le statut de propriété viennent de la base Mérimée du ministère de la Culture, notice PA00116878, relevée le 24 août 2026. Le récit des fouilles, l'accès libre et la surface du vitrail de Saint-Martin-des-Rosiers viennent de la page « Patrimoine » du site officiel de la commune, que nous avons lue en entier. L'appartenance de l'aérodrome à Albon n'est pas recopiée : nous avons interrogé l'API géographique officielle des communes sur quatre points de la plateforme. Les distances sont calculées par nous depuis la mairie, moteur OSRM. La filiation des comtes d'Albon aux dauphins de France est établie à partir des dates du traité de Romans et des lettres patentes de 1343.
Albon est une commune de la plaine de la Valloire, au bord de l'A7, dont personne ne s'arrête et qui a pourtant donné un mot au vocabulaire de la royauté française. Ce qui se visite tient en trois lieux séparés de quelques kilomètres : la tour d'Albon et ses fouilles, au hameau de La Tour, en accès libre ; les trois églises, dont une romane du 11e siècle isolée dans les champs ; et la collection d'avions anciens d'AéroRétro, sur un aérodrome qui porte le nom de la commune d'à côté. Le village, lui, ne s'appelle pas Albon mais Saint-Romain-d'Albon.
- 11 juin 2012le classement du site, trente ans après l'inscription
- 2 hal'emprise du bourg fortifié disparu
- 0 €l'entrée sur le site classé, toute l'année
- 13,4 %ce qui reste à Albon de la population de l'ancienne communauté
La tour d'Albon : ce qui se voit, et ce que ça coûte
Rien. L'accès au site est libre et gratuit toute l'année, et c'est la commune elle-même qui l'écrit sur sa page Patrimoine. Il n'y a ni guichet, ni horaire d'ouverture, ni gardien, ni boutique. Les seules visites payantes sont les visites guidées pour les groupes, qui se demandent à la mairie. C'est assez rare sur un monument historique classé pour être dit tout de suite.
Ce que vous voyez en arrivant, c'est une tour carrée en pierre posée sur une motte artificielle qui domine la plaine du Rhône. Elle n'a jamais servi à habiter : la base du ministère est formelle, elle « n'avait cependant aucune fonction résidentielle » et se lit comme un signe de richesse et de pouvoir. Ses murs sont épais, son plan est carré, elle est visible de très loin, et c'était exactement le but. Les comtes vivaient en contrebas, dans le palais dont on longe aujourd'hui les fondations.
La tour d'Albon et son site archéologique
Comptez trois quarts d'heure pour faire le tour du site sans se presser, davantage si vous lisez les vestiges. Le sentier monte dans l'herbe jusqu'à la motte : évitez les chaussures de ville par temps humide. Le stationnement se fait en bas, au hameau. Il n'y a aucun commerce sur place, le premier est au village, à cinq minutes de voiture.
Au pied de la motte, ce ne sont pas des ruines romantiques mais des bases de murs dégagées et consolidées. Elles dessinent le plan de la résidence comtale : au premier étage, une aula magna, la grande salle, et une camera retracti, la chambre de retrait ; au rez-de-chaussée, un espace de remise ou de cuisine. Un peu plus au nord, l'emprise d'une chapelle monumentale à nef unique et abside semi-circulaire, dont il ne reste également que les bases. Des silos à grain ont été mis au jour à côté. Cela paraît maigre sur le papier et cela ne l'est pas sur place : le plan complet d'un palais du 12e siècle se lit à hauteur d'homme.
Ce que l'on regarde là est le résultat d'un chantier long. Les fouilles ont commencé en 1994 et ont duré une douzaine d'années, menées par le Centre universitaire d'histoire et d'archéologie médiévale de l'université de Lyon, sous la direction de Jean-Michel Poisson, maître de conférences à l'EHESS. La commune précise que des étudiants et de jeunes chercheurs de huit pays y ont participé chaque année, et que le ministère de la Région wallonne et l'université de Dublin étaient partenaires. C'est ce chantier qui a fait passer le site de l'inscription de 1982 au classement de 2012 : on ne classe pas ce qu'on n'a pas encore lu.
À son apogée, aux 13e et 14e siècles, l'ensemble n'était pas un château isolé mais un bourg fortifié de près de deux hectares, avec murailles et portes monumentales, englobant le donjon et les habitations. Il a été abandonné au début du 16e siècle, et la population est redescendue s'installer autour de l'église Saint-Romain, où elle est restée. C'est la raison pour laquelle le chef-lieu de la commune d'Albon ne s'appelle pas Albon.
Pourquoi l'héritier du trône s'appelait le dauphin
La colline n'a pas seulement porté un château, elle a porté un titre. À la fin de l'époque carolingienne, le pouvoir local se déplace de l'ancien bourg de Saint-Romain vers ce promontoire, et le titre comtal apparaît dans une charte de 1079. Les seigneurs se qualifient alors de comes Albionensis, comte d'Albon, et le comté s'appelle comitatus Albionensis dès 1134.
La suite tient à un prénom. Guigues IV, comte d'Albon et du Viennois de 1133 à 1142, porte comme second prénom celui de Dauphin, Delphinus en latin, un prénom masculin rare. Ses successeurs le reprennent, le surnom devient un titre, et les comtes d'Albon deviennent les dauphins de Viennois. Leurs terres, entre Vienne et l'Isère d'abord, puis jusqu'au Briançonnais, finissent par s'appeler le Dauphiné : le nom de la province vient du surnom d'un homme, et ce surnom était accroché à ce nom de lieu.
Le basculement vers la France est daté. En août 1343, par lettres patentes, Philippe VI promet à Humbert II que lui et ses successeurs porteront le titre de dauphin de Viennois. Le 30 mars 1349, le traité de Romans entérine la vente de la seigneurie d'Albon et du Viennois au roi de France. Le fils aîné du roi porte désormais le titre, et le premier à l'avoir été est le petit-fils de Philippe VI, le futur Charles V. Quand Jeanne d'Arc appelle le futur Charles VII « le dauphin », elle emploie un mot qui remonte à cette colline de la Valloire.
Quatre datations pour une seule tour
Sur l'âge de la tour, les sources ne disent pas la même chose, et il vaut mieux le savoir avant de lire un panneau ou une brochure. Nous donnons les quatre versions et l'origine de l'écart, parce que trancher en silence serait ici malhonnête.
| Source | Datation avancée | Ce qui est daté |
|---|---|---|
| Carte postale ancienne, vers 1900 | 6e ou 7e siècle, « forteresse des rois carlovingiens » | La tour, sans fondement archéologique |
| Notice encyclopédique | 8e siècle | La tour, sans référence citée |
| Commune d'Albon | Aménagement du site au 9e ou 10e siècle, donjon de pierre au début du 13e | Deux étapes distinctes, site puis donjon |
| Base Mérimée, ministère de la Culture | Bâtiments de bois entre le 9e et le 11e, reconstruction en pierre entre le 11e et le 12e | La séquence complète, établie par les fouilles |
L'écart s'explique simplement. La tour visible n'a pas le même âge que le site sur lequel elle est posée, et le site a d'abord été en bois. Les fouilles ont retrouvé les traces de poteaux de cette première phase et les fossés secs qui l'entouraient. Les datations anciennes, qui font remonter la tour de pierre au haut Moyen Âge, ont été écrites avant ce chantier et continuent de circuler. Nous retenons la séquence du ministère, la seule appuyée sur des fouilles, et nous signalons les autres plutôt que de faire comme si elles n'existaient pas.
Les trois églises, et le vitrail de 60 mètres carrés
Aucune des trois n'est protégée, aucune n'a de billetterie, et elles sont très différentes les unes des autres. Elles se voient dans le même après-midi, en comptant les cinq minutes de voiture qui séparent chacune de la suivante.
Église Saint-Romain, au village
C'est l'église du bourg, entièrement bâtie en galets roulés du Rhône noyés dans le mortier, une technique caractéristique de la plaine de la Valloire, où la pierre de taille manque. Le clocher carré s'ouvre par des baies géminées, les fenêtres de la nef sont en arc brisé. La commune reconnaît ne pas savoir dater l'abside, l'absidiole et le clocher, qu'elle donne comme d'origine avec un point d'interrogation sur le 12e siècle. Nous reprenons ce doute tel quel.
La chapelle Saint-Philibert, elle, est seule au milieu des champs, à trois kilomètres au sud du village, entourée de son cimetière. Elle a été construite au 11e siècle par des moines venus de l'abbaye de Tournus, qui suivaient la règle de saint Philibert, et qui y avaient déposé le cœur du saint. En 1230, on lui ajoute une travée et une abside gothique : c'est ce que l'on voit encore de l'extérieur, une abside arrondie percée d'une haute fenêtre en arc brisé, un mélange que l'on repère au premier coup d'œil. Les pèlerinages ont duré jusqu'en 1562, année où les troupes du baron des Adrets, ne trouvant pas la relique, ont détruit la quasi-totalité de l'édifice. Il a été relevé sommairement au début du 17e siècle, avec la chapelle Notre-Dame-de-Pitié au sud, et n'a jamais retrouvé son état antérieur.
Reste Saint-Martin-des-Rosiers, au hameau du même nom, reconstruite au 19e siècle sur des restes de l'édifice primitif encore visibles dans les façades. En 1977, la voûte du chœur s'est effondrée. Plutôt que de reconstruire, on a fermé la nef par une verrière et laissé la ruine derrière. C'est ce qui fait l'intérêt du lieu, et c'est aussi ce qui a produit une erreur tenace.
Plusieurs sources présentent la verrière de Saint-Martin-des-Rosiers comme l'un des plus grands vitraux d'Europe. La commune d'Albon, sur sa propre page Patrimoine, donne le chiffre : 60 mètres carrés, œuvre de Franco Borga. Les deux affirmations circulent en parallèle sans que personne ne les rapproche. Soixante mètres carrés, c'est une belle verrière de village, la surface d'un appartement, et c'est un à deux ordres de grandeur en dessous des grandes verrières européennes, qui se comptent en centaines de mètres carrés. Nous publions le chiffre de la commune et nous écartons le superlatif. Cela n'enlève rien à l'œuvre : une colombe blanche aux ailes déployées qui occupe tout l'arc du chœur, sur un bleu profond, et qui tient lieu de mur depuis 1977.
AéroRétro, et un aérodrome mal domicilié
Au nord-ouest de la commune, le long de la RN7, il y a un terrain d'aviation avec deux pistes en herbe parallèles de 900 mètres sur 100, indicatifs 01R/19L et 01L/19R, code LFLR. Il s'appelle aérodrome de Saint-Rambert-d'Albon. Il n'est pas à Saint-Rambert-d'Albon.
Nous avons interrogé l'API géographique officielle des communes sur quatre points de la plateforme : le hangar de l'association, le centre du terrain, l'extrémité sud de la piste et un point au nord. Les quatre répondent Albon, code 26002. L'association qui occupe les lieux donne d'ailleurs son adresse au 1692 RN7 Nord, 26140 Albon. La notice encyclopédique de l'aérodrome écrit pourtant qu'il est « situé à Saint-Rambert-d'Albon », tout en précisant dans la phrase suivante qu'il se trouve à 4,4 km au sud-sud-est de cette commune. Le nom vient de l'époque où Saint-Rambert était le chef-lieu de canton et la gare du secteur.
Sur ce terrain, l'association AéroRétro restaure et fait voler des avions anciens depuis 1974. Elle se présente comme la deuxième collection française d'avions anciens en état de vol, derrière l'Amicale Jean-Baptiste Salis à La Ferté-Alais : c'est son propre classement, nous le citons comme tel. La collection compte une dizaine d'appareils en vol, dont un North American T6 maquillé en Zero japonais, un Piper J3 Cub, un Yak 11, un Stearman PT-18, un Pilatus P2 et une Caudron Luciole, plus sept machines en cours de restauration, parmi lesquelles une Demoiselle et un Stampe SV4C. Les hangars couvrent 1 800 m² et l'association réunit une cinquantaine de bénévoles.
Visiter les ateliers d'AéroRétro
Ce n'est pas un musée avec une caisse et un parcours fléché, c'est un atelier en activité que l'on visite pendant que les bénévoles travaillent. L'association ne publie ni tarif ni horaire précis sur son site : nous ne les inventerons pas, appelez ou passez le mercredi après-midi. Les avions d'AéroRétro tournent en meeting, à La Ferté-Alais comme à Duxford, et ont servi à des tournages, dont L'Empire du Soleil et Indiana Jones et la Dernière Croisade. Ils ne sont donc pas tous au hangar tous les jours.
Senaud : les évêques de Vienne, un camping et un golf
Au sud de la commune, le château de Senaud ferme une histoire ouverte au 9e siècle. Albon appartenait à l'église archiépiscopale de Vienne avant d'être confisquée par Louis le Pieux au profit d'un comte Abbo, puis restituée à l'évêque en 831. Or Senaud a été, jusqu'à une date récente à l'échelle de cette histoire, la résidence d'été des évêques de Vienne. La propriété a été achetée en 1828 par Clémence de Bernon, qui a surélevé le château et remplacé son toit plat en tuiles canal par une toiture d'ardoises, ce qui explique son allure inattendue dans une plaine du Midi.
Le domaine est resté dans la même famille. Le camping y a été créé en 1959 par la comtesse Alix d'Armagnac de Castanet, affilié à la chaîne des Castels, très fréquenté par les vacanciers néerlandais dans les années 1980 et 1990, puis fermé en 2007 faute de mises aux normes. Il a rouvert en 2018 avec une vingtaine d'emplacements, sous la conduite du petit-fils de l'ancienne propriétaire, et a été classé 3 étoiles par Atout France en 2019 pour 49 emplacements. Le fichier de capacité touristique de l'Insee en compte aujourd'hui 86 sur la commune, tous en emplacements de passage, aucun loué à l'année.
Le golf d'Albon, enfin, a été dessiné en 1988 par l'architecte d'Ormesson, sur les terres du domaine, et sa création a coûté au camping sa piscine ronde, remplacée par une piscine rectangulaire. Un hôtel de chaîne est installé au bord du parcours. Nous n'avons trouvé aucun site officiel en état de marche pour le golf au 24 août 2026 : nous ne publions donc ni tarif de green-fee, ni horaire, ni nombre de trous.
La commune mère de quatre communes
Il faut regarder une carte des codes postaux pour comprendre ce qu'Albon a été. Quatre communes partagent le 26140 : Albon, Andancette, Anneyron et Saint-Rambert-d'Albon. Ce n'est pas un hasard de tri postal, c'est le dessin de l'ancienne communauté d'Albon, dont les trois autres sont sorties.
| Commune | Habitants | Part | Séparation d'Albon |
|---|---|---|---|
| Saint-Rambert-d'Albon | 7 001 | 48,5 % | Détachée le 20 mai 1860, cinq ans après l'ouverture de sa gare |
| Anneyron | 4 169 | 28,9 % | Créée le 4 mai 1809, « par distraction » d'Albon |
| Albon | 1 942 | 13,4 % | La commune mère |
| Andancette | 1 330 | 9,2 % | Détachée le 16 septembre 1872 |
| Total | 14 442 | 100 % |
Albon garde donc 13,4 % de la population de l'ensemble qu'elle commandait, et se retrouve troisième des quatre. La plus grosse des trois filles, Saint-Rambert-d'Albon, doit sa taille au chemin de fer : sa gare a ouvert le 17 janvier 1855, et la commune a été créée dans la foulée, le 20 mai 1860. Le détachement d'Andancette, en 1872, a été mené par Pierre Isidore Christophle, ami de Léon Gambetta, qui en est devenu le premier maire. Avant 1790, la communauté comptait aussi les paroisses de Saint-Martin d'Albon et de Saint-Philibert d'Albon, aujourd'hui de simples hameaux de la commune, plus celle de Champagne, en Vivarais, de l'autre côté du Rhône.
Un mot sur le nom du lieu, parce qu'il est ancien et bien documenté. Le village apparaît en 517 sous la forme Epao, puis en 831 comme vicus qui dicitur Eppaonis, le bourg d'Épaone. C'est le nom que porte encore le parc communal au centre du village. En 517, Albon a probablement accueilli le concile d'Épaone, réuni à la demande d'Avit, évêque de Vienne, qui rassemblait les évêques du royaume burgonde. Le mot « probablement » est nécessaire : d'autres auteurs situent ce concile à Évian, et le débat n'est pas tranché. La forme villa de Albon n'apparaît que vers 1080.
La carte des lieux
Les points ci-dessous sont ceux que nous avons pu situer avec certitude. La position de la tour est celle de la fiche du ministère, celles des églises, des commerces et de l'aérodrome sont relevées sur le terrain cartographique. Le château des Rosiers, cité par les sources historiques, n'apparaît pas : nous n'avons pas trouvé de coordonnées fiables et nous préférons ne pas placer un point faux.
Cliquez sur un point pour voir le nom du lieu et ce qu'il faut en savoir. Fond de carte OpenStreetMap.
Venir à Albon, et repartir
Albon est à la pointe nord du département, plus près de Lyon que de sa propre préfecture. C'est un point que beaucoup de visiteurs découvrent trop tard : Lyon est à 58 minutes, Valence à 46, Montélimar à 1 h 19 et Nyons à 1 h 55. Si vous logez ici, la Drôme provençale est une expédition, pas une excursion.
| Destination | Distance | Temps |
|---|---|---|
| Andancette (limitrophe) | 3,7 km | 5 min |
| Anneyron (limitrophe) | 5,2 km | 9 min |
| Beausemblant (limitrophe) | 5,5 km | 10 min |
| Saint-Rambert-d'Albon (limitrophe, ville de référence) | 7,8 km | 12 min |
| Fay-le-Clos (limitrophe) | 7,7 km | 14 min |
| Saint-Jean-de-Galaure (limitrophe) | 9,2 km | 16 min |
| Saint-Uze (limitrophe) | 9,9 km | 18 min |
| Romans-sur-Isère | 34,7 km | 45 min |
| Valence | 57,9 km | 46 min |
| Gare de Valence TGV, à Alixan | 64,9 km | 49 min |
| Lyon | 66,8 km | 58 min |
| Montélimar | 104,6 km | 1 h 19 |
| Nyons | 154,8 km | 1 h 55 |
Le secrétariat de la mairie, 6 place Saint-Romain, ouvre du mardi au vendredi de 8h30 à 13h30, et c'est là que se demandent les visites guidées du site. Le village a une boulangerie, une médiathèque, une salle des fêtes et un city-stade, et le parc Épaone, au centre, porte le nom carolingien du lieu. Pour dormir, la commune compte un camping 3 étoiles au domaine de Senaud et un hôtel au bord du golf. Attention à l'adresse en ligne : le domaine albon.fr ne renvoie plus qu'une page vide de serveur, le site officiel de la commune est mairie-albon.fr. Le péage d'autoroute le plus proche est au nord, sur Saint-Rambert-d'Albon.
Questions fréquentes
Pourquoi dit-on que le Dauphiné vient d'Albon ?
Parce que les seigneurs de cette colline se sont appelés comtes d'Albon avant de s'appeler dauphins de Viennois. Guigues IV, comte d'Albon et du Viennois de 1133 à 1142, portait le surnom de Dauphin. Le surnom est devenu titre, le titre a donné son nom à la province, et quand Humbert II a vendu la seigneurie d'Albon et du Viennois au roi de France par le traité de Romans du 30 mars 1349, le fils aîné du roi a hérité du titre. Le premier à le porter fut le futur Charles V.
La tour d'Albon se visite-t-elle, et combien coûte l'entrée ?
L'accès est libre et gratuit toute l'année, la commune le précise elle-même. Il n'y a ni guichet, ni horaire, ni gardien. Seules les visites guidées pour les groupes sont payantes et se demandent à la mairie. Vous montez sur la motte, vous faites le tour de la tour et vous longez les fouilles du palais en contrebas. Comptez trois quarts d'heure, et de bonnes chaussures : le sentier grimpe dans l'herbe.
L'aérodrome de Saint-Rambert-d'Albon est-il vraiment à Saint-Rambert ?
Non. Il porte ce nom mais il est bâti sur le territoire d'Albon, et l'association AéroRétro qui l'occupe donne bien son adresse au 1692 RN7 Nord, 26140 Albon. Nous avons vérifié quatre points de la plateforme, du hangar à l'extrémité sud de la piste, sur l'API géographique officielle des communes : les quatre tombent dans la commune d'Albon, code 26002.
Le vitrail de Saint-Martin-des-Rosiers est-il l'un des plus grands d'Europe ?
Non, et la commune donne elle-même le chiffre qui le prouve : 60 mètres carrés. C'est une belle œuvre, signée Franco Borga, et une bonne raison de pousser la porte, mais 60 mètres carrés reste loin des grandes verrières européennes, qui se comptent en centaines de mètres carrés. La mention se recopie de site en site sans que personne ne rapproche les deux chiffres.
Que peut-on voir d'autre dans la commune ?
Trois églises très différentes : Saint-Romain au village, en galets roulés, avec abside et clocher d'origine ; la chapelle Saint-Philibert, romane du 11e siècle agrandie d'une abside gothique en 1230 ; Saint-Martin-des-Rosiers et son vitrail. Il y a aussi la collection d'avions anciens d'AéroRétro, le château de Senaud, ancienne résidence d'été des évêques de Vienne, et la porte de Chanas, vestige de l'enceinte du village.
Combien de communes sont sorties d'Albon ?
Trois. Anneyron a été créée le 4 mai 1809 par distraction de la commune d'Albon, Andancette s'en est détachée le 16 septembre 1872, et Saint-Rambert-d'Albon le 20 mai 1860, cinq ans après l'ouverture de sa gare. Elles portent toutes les quatre le même code postal, 26140, qui dessine encore l'ancienne communauté. Albon en est aujourd'hui la troisième par la population, avec 13,4 % du total.
Nos sources
- Site archéologique de la tour d'Albon : inscription du 8 mars 1982, classement du 11 juin 2012, propriété de la commune, description de la motte, de l'aula magna, de la camera retracti, de la chapelle et de l'abandon au 16e siècle. Base Mérimée, ministère de la Culture, notice PA00116878, relevée le 24 août 2026. https://pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/PA00116878
- Accès libre toute l'année et visites guidées payantes pour les groupes, fouilles commencées en 1994 sous la direction de Jean-Michel Poisson, bourg fortifié de près de 2 ha, surface de 60 m² du vitrail de Franco Borga, effondrement de la voûte en 1977, description des trois églises et récit du concile d'Épaone : site officiel de la commune d'Albon, page Patrimoine, lue le 24 août 2026. https://www.mairie-albon.fr/patrimoine.php
- Appartenance de l'aérodrome LFLR au territoire d'Albon, code commune 26002, et liste des quatre communes du code postal 26140 avec leurs populations légales : API géographique officielle des communes, interrogée par nous le 24 août 2026 sur quatre points de la plateforme aéronautique. https://geo.api.gouv.fr/communes
- AéroRétro depuis 1974, deuxième collection française d'avions anciens en état de vol selon l'association elle-même, 1 800 m² de hangars, ouverture des ateliers le mercredi après-midi et le week-end, liste des appareils, participation à des tournages : site de l'association, pages « Histoire d'AéroRétro » et « Nous rendre visite », lues le 24 août 2026. http://www.aeroretro.fr/fr/rb/2284011/histoire-daeroretro
- Château de Senaud, résidence d'été des évêques de Vienne, achat de 1828 par Clémence de Bernon, création du camping en 1959, fermeture en 2007, réouverture en 2018, classement 3 étoiles en 2019, création du golf en 1988 par l'architecte d'Ormesson : site du Domaine de Senaud, page « Notre histoire », lue le 24 août 2026. https://www.domainedesenaud.com/notre-histoire/
- Origine du titre de dauphin, surnom de Guigues IV comte d'Albon et du Viennois de 1133 à 1142, lettres patentes d'août 1343, traité de Romans du 30 mars 1349, Charles V premier dauphin de France : Wikipédia, article « Dauphin (titre) », consulté le 24 août 2026. https://fr.wikipedia.org/wiki/Dauphin_(titre)
- Attestations du nom depuis 517, charte comtale de 1079, comitatus Albionensis en 1134, détachements successifs d'Anneyron, de Saint-Rambert-d'Albon et d'Andancette, chapelle Saint-Philibert bâtie par des moines de Tournus et détruite en 1562, porte de Chanas, châteaux des Rosiers et de Senaud : Wikipédia, articles « Albon » et « Andancette », consultés le 24 août 2026. Plusieurs points de l'article Albon y sont signalés comme demandant une référence, et nous le disons. https://fr.wikipedia.org/wiki/Albon
- Capacité touristique de la commune, 86 emplacements de camping classés 3 étoiles et aucun loué à l'année : fichier Insee des capacités d'hébergement touristique, exploité par nous. https://www.insee.fr/fr/statistiques/2021703
- Commerces, mairie, aérodrome, châteaux et lieux de culte géolocalisés, horaires du secrétariat : OpenStreetMap, relevé par nous le 24 août 2026. Distances routières : moteur OSRM depuis la mairie. https://www.openstreetmap.org/copyright
- Absence de parc naturel régional, de site Natura 2000, de ZNIEFF et de réserve naturelle sur la commune : API Carto de l'IGN, couches des espaces protégés, interrogée le 24 août 2026. https://apicarto.ign.fr/api/doc/nature
Ce que nous n'avons pas pu établir : les tarifs et les horaires précis d'AéroRétro, que l'association ne publie pas ; l'état actuel du golf d'Albon, dont nous n'avons trouvé aucun site officiel en état de marche ; et la position exacte du château des Rosiers. Signalez-nous une erreur si vous constatez un écart.
