À Soyans, on monte voir le château sur son rocher. Garez-vous à l'entrée du vieux village et finissez à pied, par la rue principale puis la calade de l'église Saint-Marcel. Le site est libre et gratuit, mais on ne rentre pas dans les ruines, trop fragiles, un arrêté l'interdit. On en fait le tour, on regarde la vue sur la vallée du Roubion, et on redescend par le vieux village. Comptez une heure.
Le château, de la place forte à la demeure Renaissance
Le château est cité dès 912, et il passait pour l'une des meilleures places fortes de la région. Au 16e siècle, la famille de Poitiers le rebâtit en demeure inspirée de la Renaissance italienne, sur un plan en U avec terrasses et jardins, et Diane de Poitiers en devient propriétaire. Les murs qu'on voit aujourd'hui sont ceux de cette résidence, bien plus que ceux de la forteresse médiévale. Regardez les grandes ouvertures tournées vers le paysage, c'est ce qui la distingue d'un château de défense.
En 1623, le château entre dans la légende. Assiégé par les canons de Lesdiguières, Hector de Montauban s'en échappe de nuit en descendant la falaise à la corde. Le château échappe ensuite à deux ordres royaux de démolition, en 1622 et en 1793, avant d'être pillé et incendié en 1796. Il est en ruine depuis.
Passé à l'État, le château a été racheté par la commune après une longue procédure, et les travaux ont commencé au début des années 2000, avec l'aide de l'Union européenne. La muraille qui soutient la basse-cour a été refaite en 2006. Depuis 2013, le château, la chapelle Saint-Marcel et le rocher qui les porte sont inscrits monuments historiques. Soyans compte quatre cents habitants, et c'est leur commune qui entretient ce site.
Le vieux village relevé par un sculpteur
Le premier village, blotti sous le château, a été abandonné à la fin du 14e siècle, et il n'en reste que des traces sous la végétation. Le vieux village d'aujourd'hui aligne une douzaine de maisons en pierre le long de la rue qui monte jusqu'à l'ancienne porte fortifiée du château. Sous la voûte, la chapelle Sainte-Philomène a abrité jusqu'en 2015 un musée de l'œuf. Plus haut, la calade mène à l'église Saint-Marcel et à la chapelle qui jouxte le château.
À la fin des années 1950, le village était presque vide et plusieurs maisons en ruine. Le sculpteur parisien Joseph Rivière, installé ici en 1955, les a restaurées une à une et a embelli les abords, et c'est à lui qu'on doit le visage actuel du vieux village. Les habitants, eux, vivent en bas, au quartier Talon, où sont la mairie et l'école, à un peu plus d'un kilomètre.
La carte des lieux
Cliquez sur un point pour voir le nom du lieu. Fond de carte OpenStreetMap.
Venir à Soyans
Soyans est dans la vallée du Roubion, à 17 minutes de Crest, sur la route de Saoû et de sa forêt, à un quart d'heure. Le château et le vieux village sont au sud de la commune, le bourg et la mairie (04 75 76 02 89, route de Soyans, quartier Talon) au nord. Il n'y a pas d'office de tourisme sur place, celui de Crest renseigne sur le secteur.
Questions fréquentes
Peut-on visiter le château de Soyans ?
On peut en faire le tour librement et gratuitement, mais pas y entrer. Les ruines ne sont que partiellement stabilisées et un arrêté interdit l'accès à l'intérieur des murs. On vient pour la silhouette sur son rocher, la chapelle Saint-Marcel et la vue sur la vallée du Roubion.
Où se garer pour monter au château de Soyans ?
À l'entrée du vieux village. La voiture ne monte pas jusqu'au pied du château, on finit à pied par la rue principale et la calade qui mène à l'église Saint-Marcel. Comptez une heure sur place.
Quelle est l'histoire du château de Soyans ?
Cité dès 912, il a été rebâti au 16e siècle en demeure de la Renaissance italienne par la famille de Poitiers, et Diane de Poitiers en a été propriétaire. En 1623, Hector de Montauban s'en est évadé de nuit en descendant la falaise à la corde. Pillé et incendié en 1796, il appartient aujourd'hui à la commune, qui le restaure, et il est inscrit monument historique depuis 2013.
Que voir dans le vieux village de Soyans ?
Une douzaine de maisons en pierre le long de la rue principale, jusqu'à l'ancienne porte fortifiée du château, la chapelle Sainte-Philomène sous la voûte, l'église Saint-Marcel en haut de la calade et le pigeonnier sur le chemin du château. Les maisons ont été relevées à partir de 1955 par le sculpteur Joseph Rivière.
Nos sources
- Histoire du château, évasion de 1623, rachat par la commune et vieux village : site de la commune de Soyans, pages « Le château de Soyans, vigie du temps » et « Le vieux village ». https://soyans.info/2025/06/27/le-chateau-de-soyans-vigie-du-temps/
- Protection de 2013, reconstruction du 16e siècle et incendie de 1796 : base Mérimée, ministère de la Culture, notice PA00117069. https://ministere-culture.s3.sbg.io.cloud.ovh.net/POP/merimee.csv
- Périmètre protégé et accès au site : carte du patrimoine du département de la Drôme. https://cartepatrimoine.ladrome.fr/
- Mairie : fiche Google, consultée le 26 septembre 2026.
Signalez-nous une erreur si vous constatez un écart.
