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Saint-Uze

Ici, un nom de famille est sur la rue, sur la médiathèque et sous les assiettes. Les frères Revol ont trouvé en 1789 une carrière de sable kaolino-feldspathique dans la commune d'à côté, et monté vers 1800 une fabrique de grès fin qui n'a jamais cessé de tourner. Le siège de la manufacture est aujourd'hui 184 rue Hector Revol, la bibliothèque municipale s'appelle Domaine Revol, et le lotissement voisin porte le nom de Clos du Potier. Un village de 2 139 habitants qui a donné son métier à ses adresses.

Mis à jour le

Comment cette page est faite

Deux sources se contredisent sur la date de la manufacture et nous publions les deux : la marque dit 1768, le récit de l'installation à Saint-Uze dit « vers 1800 ». L'effectif actuel de l'entreprise n'est publié qu'en tranche au registre : nous donnons donc le dernier chiffre précis que nous ayons pu sourcer, celui de 2016, et nous le datons. La carafe Ricard est signalée comme non sourcée par notre source encyclopédique : nous la mentionnons parce qu'une photographie d'un pichet publicitaire portant la marque de la manufacture est consultable, et nous disons d'où vient cette confirmation. Distances calculées par OSRM depuis la mairie, zonages relevés par nous en deux points.

Saint-Uze occupe dix kilomètres carrés à l'endroit où la Galaure sort de ses gorges pour rejoindre la plaine du Rhône. Le village est à 170 mètres, les hauteurs à 357. Entre les deux, un sous-sol qui a fait vivre le pays pendant deux siècles : le granite décomposé du même massif qui donne son vin à Crozes-Hermitage et sa terre blanche à Larnage. Ici, il a donné du grès fin, et douze fabriques.

  • 1789la carrière trouvée par les frères Revol
  • 1834le succès à l'Exposition industrielle de Paris
  • 12fabriques dans six villages, toutes à moins de 25 min
  • 1944le parachutage du terrain Ajusteur
L'usine du Pont à Saint-Uze vers 1900, ses ateliers et sa fumée dans la vallée de la Galaure
L'usine du Pont vers 1900, photographiée par L. Charvat, de Grand-Serre. Les ateliers occupent le fond de la vallée de la Galaure, la fumée monte au-dessus du bâti, et les maisons de maîtres bordent la route. Carte postale des Médiathèques de Valence Romans agglomération, sans restriction de droits, via Wikimedia Commons.

Le grès fin, et pourquoi il est né ici

Il faut regarder la carte géologique avant la carte des villages. Saint-Uze est posé sur la bordure d'un îlot cristallin, un affleurement de granite qui remonte entre Saint-Vallier et Tain-l'Hermitage, au milieu de terrains beaucoup plus tendres. Ce granite est fait de trois minéraux : le quartz, le mica et le feldspath. Le troisième s'altère, et en s'altérant il donne de l'argile blanche.

Le même caillou, trois métiers

C'est le point que personne ne relie, et il tient en une phrase : le massif granitique qui court de Saint-Vallier à Tain-l'Hermitage a nourri trois industries différentes selon l'endroit où on l'a attaqué. Sur les coteaux, il donne le sol maigre et drainant qui fait le vin de Crozes-Hermitage et de Tain-l'Hermitage. À Larnage, décomposé en profondeur, il livre une argile blanche réfractaire qu'on extrait depuis 1552 et qui partait en fours à pain. Ici, à vingt minutes de route, un sable kaolino-feldspathique a permis un grès fin assez dense pour remplacer des importations allemandes.

Le même accident géologique, trois savoir-faire, et trois villages qui ne se racontent jamais ensemble. Le zonage écologique, lui, les relie : les hauteurs de Saint-Uze appartiennent à la zone naturelle d'intérêt écologique de type 2 nommée « Îlot granitique de Saint-Vallier - Tain-l'Hermitage », la même que celle qui couvre le vignoble.

L'histoire industrielle commence en 1789. Deux frères de la famille Revol découvrent, dans la commune voisine de Saint-Barthélemy-de-Vals, une carrière de sable kaolino-feldspathique. Vers 1800, ils créent deux fabriques de grès fin : d'abord à Ponsas, puis à Saint-Uze. La matière vient d'une commune, l'atelier s'installe dans une autre, à cinq kilomètres et onze minutes de route.

Le tournant est technique et il a un nom : les frères Revol s'associent au chimiste M. Raymond pour fabriquer des creusets, ces récipients de laboratoire qui supportent la fonte des métaux. La France les achetait alors en Allemagne. La pâte mise au point est un grès qu'un début de vitrification rend complètement imperméable, et que l'époque baptise « terre d'acier ». Elle sert ensuite à des ustensiles vendus comme hygiéniques, sous deux noms commerciaux qui disent bien le siècle : porcelaine hygiénique et hygiocérame.

La production est présentée à l'Exposition industrielle de Paris de 1834, et elle y a du succès. C'est ce succès, plus que la découverte de la carrière, qui fait basculer le pays dans l'industrie.

Les douze fabriques, et ce qu'elles produisaient

Après 1834, les ateliers se multiplient. Nos sources en comptent jusqu'à une douzaine, répartis dans six villages : Saint-Uze, Saint-Vallier, Ponsas, Andancette, Érôme et Épinouze. Ce n'est pas une poussière d'ateliers isolés : c'est un bassin, et il tient dans un mouchoir de poche.

Les six villages du bassin céramique, distance routière depuis la mairie de Saint-Uze. Calculs faits par nous avec le moteur OSRM le 25 août 2026. Le tableau ne dit pas combien de fabriques chaque village a comptées, et nos sources ne le détaillent pas non plus : elles donnent un total de douze pour l'ensemble.
VillageDistanceTemps
Saint-Vallier5,2 km6 min
Ponsas12,3 km14 min
Érôme12,2 km15 min
Andancette14,0 km17 min
Épinouze22,3 km25 min

Vingt-cinq minutes séparent les deux extrémités du bassin. Un ouvrier de Saint-Uze pouvait changer d'usine sans changer de vie, et c'est probablement ce qui explique la longévité du savoir-faire ici : la main-d'œuvre circulait entre les ateliers sans quitter le pays.

Ce qui sortait de ces fours n'a rien de la vaisselle de luxe qu'on imagine. Nos sources listent des isolateurs électriques, du carrelage, des encriers, des éviers, des articles funéraires et des objets publicitaires. Le grès fin de Saint-Uze est allé dans les écoles, dans les cuisines, sur les poteaux télégraphiques et dans les cimetières.

La carafe jaune, et pourquoi nous en parlons quand même

Parmi ces objets publicitaires, nos sources citent les carafes à eau jaunes Ricard, celles de tous les bars de France. L'encyclopédie qui l'écrit signale elle-même que l'information manque de référence, et nous ne l'aurions pas reprise à ce titre. Mais il existe sur Wikimedia Commons la photographie d'un pichet à eau publicitaire Ricard portant la marque de la manufacture Revol de Saint-Uze. Ce n'est pas une preuve que toutes les carafes venaient d'ici. C'est la preuve qu'au moins l'une d'elles en venait, et cela suffit à ne pas ranger l'anecdote au rayon des légendes.

L'usine de Rochetaillée à Saint-Uze vers 1900, route de Rochetaillée
L'usine de Rochetaillée, vers 1900. La carte postale porte une inscription manuscrite qui vaut d'être lue : « Le mur à droite du cliché soutient le ballast de la voie du tramway vers Saint-Vallier ». Il y avait donc un tramway pour descendre à Saint-Vallier, et il longeait l'usine. Médiathèques de Valence Romans agglomération, sans restriction de droits, via Wikimedia Commons.

Ce qui reste, et ce qui tourne encore

Des douze fabriques, il reste une manufacture, et elle n'a rien d'un vestige. La société Revol Porcelaine, immatriculée sous le numéro 435 782 172, a son siège 184 rue Hector Revol et relève du code d'activité 23.41Z, la fabrication d'articles céramiques à usage domestique. Le registre des entreprises la classe en entreprise de taille intermédiaire, catégorie qui commence à 250 salariés ou 50 millions d'euros de chiffre d'affaires.

Ce que nous ne pouvons pas vous dire

L'effectif exact n'est pas public : le registre ne publie qu'une tranche, et nous ne reprendrons pas une tranche dont nous ne pouvons pas vérifier les bornes. Le dernier chiffre précis que nous ayons pu sourcer est celui de 179 personnes à la fin de 2016. Il a huit ans, nous le donnons daté, et il est probablement dépassé.

La manufacture met en avant une matière première entièrement naturelle : kaolins, quartz et feldspath, sélectionnés pour la grande majorité en France ou en Europe, et un quartz qu'elle dit sourcer localement, non loin de l'usine. Elle affirme fabriquer ses propres pâtes et ses propres émaux, ce qui est rare dans le métier. Elle se présente comme implantée sur le territoire depuis plus de deux siècles et demi, et son nom commercial porte la date de 1768.

C'est là qu'il faut être précis, parce que la confusion est facile et qu'elle circule. 1768 n'est pas la date de l'usine de Saint-Uze. Le récit de l'installation ici commence en 1789 avec la carrière, et vers 1800 avec les deux fabriques. 1768 est la date que la maison revendique pour elle-même. Les deux affirmations peuvent coexister sans se contredire, à condition de ne pas les confondre, et nous préférons donner les deux plutôt que trancher à la place de nos sources.

L'autre atelier : des orgues, depuis 1966

On ne s'attend pas à trouver deux métiers d'art dans un village de 2 139 habitants. Depuis 1966, Saint-Uze abrite pourtant une manufacture d'orgues, fondée par Henri Saby et reprise par son fils Pierre Saby (1950-2017), qui avait fait des études de mécanique puis un apprentissage chez le facteur d'orgues Roethinger, en Alsace, avant de succéder à son père.

Les deux ateliers n'ont rien à voir l'un avec l'autre, sinon la patience. C'est la singularité de ce village : deux savoir-faire longs, exercés à quelques rues d'écart, dans une commune que rien ne désigne pour l'un ni pour l'autre.

Ce qu'on peut voir sur place

La Maison de la Céramique et le vieux four

Au bourg, à côté de l'église Saint-Eustache

Un musée consacré à l'histoire et à la fabrication de la céramique, avec des expositions permanentes et temporaires. Juste à côté, un ancien four est conservé et identifié comme tel sur le terrain. C'est la seule structure de cuisson visible du bourg, et le plus court chemin pour comprendre ce que faisaient les douze fabriques.

Un avertissement s'impose. Le site maisondelaceramique.fr est celui de la Maison de la Céramique de Dieulefit, à cent kilomètres d'ici, et n'a rien à voir avec celle de Saint-Uze. Nous n'avons trouvé ni site propre, ni horaires publiés, ni tarif pour l'établissement de Saint-Uze, et sa fiche sur le portail touristique départemental répond aujourd'hui en erreur. Appelez la mairie avant de vous déplacer.

L'église Saint-Eustache et son puits

Place de l'église, au centre du bourg

L'église paroissiale, avec son clocher, occupe le cœur du village. Un puits est conservé à quelques mètres. C'est sur cette place qu'un arbre de la liberté, un orme, a été planté en février 1848. Malgré le décret préfectoral de janvier 1852 qui ordonnait de les arracher, la municipalité ne l'a pas touché : l'arbre était encore debout à la fin du 20e siècle.

Le château de Rochetaillée

1770 route de Saint-Vallier, à l'ouest de la commune

Le château est aujourd'hui une adresse d'hébergement : chambres d'hôtes et meublés de tourisme, avec un restaurant. Le hameau de Rochetaillée porte aussi une chapelle Saint-Joseph et son clocher, ainsi qu'une grotte Notre-Dame-de-Lourdes. C'est le seul secteur bâti de la commune à l'écart du bourg.

La chapelle Sainte-Euphémie

Sur les hauteurs, à l'ouest du village

Une chapelle perchée, but d'un pèlerinage ancien. C'est elle qui explique la foire de Saint-Uze, tenue chaque année en septembre dans les rues du village depuis 1792 : la foire est née du pèlerinage. La fête patronale se tient encore le dimanche qui suit le 15 septembre, et la fête communale le premier dimanche de juin.

Les hauteurs, la chapelle et deux zonages

Nous avons interrogé les couches de protection de la nature en deux points de la commune, et l'écart entre les deux est parlant.

Zonages de protection relevés par nous le 25 août 2026 sur l'API Carto de l'IGN, en interrogeant deux points de la commune. Une ZNIEFF n'est pas une protection réglementaire : c'est un inventaire scientifique, qui signale un intérêt écologique sans interdire quoi que ce soit.
Point interrogéCe que dit l'inventaire
Les hauteurs, vers la chapelle Sainte-Euphémie ZNIEFF de type 1 « Gorges de la Galaure » et ZNIEFF de type 2 « Îlot granitique de Saint-Vallier - Tain-l'Hermitage »
Le lac des Vernets Aucun zonage

Autrement dit, ce qui est reconnu d'intérêt écologique ici, ce sont les gorges et le massif granitique, pas le plan d'eau. C'est logique : le lac des Vernets est un aménagement de loisirs, les gorges de la Galaure sont un milieu naturel encaissé. Et le second zonage, celui de l'îlot granitique, est exactement le même que celui qui couvre le vignoble de l'Hermitage à vingt minutes de route. La géologie ne connaît pas les limites communales.

La vallée de la Galaure vue des hauteurs de Saint-Uze, gorges boisées et chapelle sur un éperon
La vallée de la Galaure vue des hauteurs, depuis les abords de la chapelle Sainte-Euphémie. On voit l'encaissement des gorges, la chapelle posée sur son éperon rocheux, et au fond l'ouverture vers la vallée du Rhône. Photo Gachepi, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons.

Le château de Vals, disparu mais bien attesté

Avant la céramique, Saint-Uze relevait d'un château delphinal aujourd'hui disparu, le château de Vals. Il est attesté sous une série de formes qui permettent de suivre son déclin dans les textes.

Attestations du nom relevées par le dictionnaire topographique du département de la Drôme, publié en 1891, que nous citons tel quel. La dernière ligne est la mention par laquelle le dictionnaire lui-même constate la ruine.
DateForme et source
1237castrum de Valle, itinéraire des dauphins
1333castrum Vallis
1347apud Vallem
1390castellania Vallis, première mention de la châtellenie
1434le chastel de Val
1550mandamentum de Valle, terrier de Diane de Poitiers
1607Vaulx, archives de la Drôme
1891Vals, château ruiné sur la commune de Saint-Uze

Le mandement de ce château, c'est-à-dire son ressort, couvrait trois paroisses : Laveyron, Saint-Barthélemy-de-Vals et Saint-Uze. En 1414, la châtellenie comptait 99 feux, autrement dit 99 familles. La terre passe en 1425 aux Poitiers-Saint-Vallier, qui s'en qualifient comtes, puis aux héritiers de Diane de Poitiers, et vers 1568 aux La Croix-Chevrières, derniers seigneurs.

Il subsiste par ailleurs, dans la commune, des vestiges du château Montclar avec ses oubliettes. Quelques pans de murs seraient intégrés dans une ferme : nos sources le donnent sans référence, et nous le signalons comme tel.

Le terrain Ajusteur, 29 janvier 1944

Au nord-est de la commune se trouvait pendant la guerre un terrain de parachutage utilisé par la Résistance, portant le nom de code Ajusteur. Dans la nuit du 29 au 30 janvier 1944, des conteneurs d'armes et des colis y sont largués, ainsi que quatre personnes.

Les quatre personnes parachutées sur le terrain Ajusteur dans la nuit du 29 au 30 janvier 1944. Nous n'avons pas trouvé d'indication précise de l'emplacement du terrain, ni de signalisation sur place.
NomNom de codeCe que nos sources précisent
René ObadiaPioche
Eugène DécheletteEllipse
Yvon MorandatArnolpheDéjà parachuté en France le 6 novembre 1941
Marguerite PetitjeanBinette24 ans, première femme du Réseau Action à sauter en parachute en France occupée

La dernière ligne mérite qu'on s'y arrête. Une commune de la Drôme des collines est le lieu d'un premier à l'échelle du pays, et rien sur le terrain ne l'indique. Si vous cherchez une trace visible, il n'y en a pas : le monument aux morts du village, référencé sous le numéro 974 du recensement MémorialGenWeb, commémore les morts des guerres, pas ce parachutage.

Ce qu'on trouve au village

Pour 2 139 habitants, l'équipement est inhabituel, et deux lignes du tableau méritent d'être lues deux fois.

Équipements et commerces relevés par nous sur OpenStreetMap le 25 août 2026, avec l'origine que porte chaque fiche. Le tableau ne dit pas les horaires des commerces : nous ne les avons pas vérifiés à leur source et nous ne les inventons pas.
Ce que c'estDétail
Centre de santé communal des SourcesStructure communale, avec délivrance de médicaments, identifiant FINESS 260024229, fiche mise à jour par la mairie en 2025
Pharmacie des SourcesOfficine, identifiant FINESS 260014162
Médiathèque Domaine RevolGérée par la mairie, 04 75 23 41 57
Écoles Emmanuel VictouronMaternelle et élémentaire, identifiants 0260639D et 0260972R. 91 et 135 élèves en 2017-2018
CommercesBoulangerie Souteyrat, supérette Casino, station-service Avia
Hébergement et restaurationL'Auberge des Voyageurs au bourg, château de Rochetaillée à l'ouest
Centre de loisirsGéré par la communauté de communes Porte de DrômArdèche

La première ligne est la plus rare. Un centre de santé communal, c'est-à-dire porté par la commune elle-même et non par un cabinet privé, dans un village de deux mille habitants, et qui délivre des médicaments : peu de communes de cette taille en ont un dans le département. La quatrième ligne dit autre chose : les écoles portent le nom d'Emmanuel Victouron, qui fut maire de Saint-Uze de 1965 à 1973.

Un détail d'adresse achève le tableau. Un arrêté municipal règle le sens de circulation dans un lotissement qui s'appelle le Clos du Potier. Le métier n'est pas seulement dans le musée : il est dans le nom des rues.

La carte des lieux

Les points ci-dessous sont ceux dont nous avons la position vérifiée. Cliquez sur un point pour voir le détail. Fond de carte OpenStreetMap.

Le terrain de parachutage Ajusteur n'apparaît pas : nos sources le situent « au nord-est de la commune » sans plus de précision, et nous préférons ne pas placer un point faux.

Venir à Saint-Uze

Distances routières calculées par nous avec le moteur OSRM depuis la mairie de Saint-Uze, le 25 août 2026. Les temps sont ceux d'une circulation normale, hors bouchons de l'A7.
DestinationDistanceTemps
Saint-Vallier5,2 km6 min
Gare de Saint-Vallier - Sablons7,7 km10 min
Saint-Jean-de-Galaure6,1 km8 min
Saint-Barthélemy-de-Vals5,6 km11 min
Crozes-Hermitage14,6 km16 min
Albon12,4 km18 min
Larnage17,4 km21 min
Tain-l'Hermitage19,0 km24 min
Romans-sur-Isère26,8 km32 min
Valence36,0 km41 min
Lyon77,6 km1 h 09

La gare la plus proche est celle de Saint-Vallier - Sablons, à dix minutes. Pour une visite d'une demi-journée, le plus logique est d'enchaîner avec Saint-Vallier, à six minutes, qui faisait partie du même bassin céramique, ou de monter vers Saint-Jean-de-Galaure, à huit minutes en remontant la vallée.

La mairie ouvre l'après-midi en semaine, de 15 h à 17 h du lundi au vendredi, avec une ouverture supplémentaire le mercredi matin de 10 h 30 à 12 h 30 et le samedi matin de 10 h 30 à 12 h 15. C'est le seul horaire de cette page que nous ayons pu relever à une source précise ; il datait de la fiche OpenStreetMap et nous n'avons pas pu le confirmer auprès de la mairie.

Questions fréquentes

Peut-on visiter la manufacture Revol ?

Nous n'avons trouvé aucune page de visite sur le site de la manufacture, qui est d'abord un site de vente. La commune abrite en revanche une Maison de la Céramique, musée consacré à l'histoire et à la fabrication de la céramique. Attention à l'homonymie : le site maisondelaceramique.fr est celui de Dieulefit, à l'autre bout du département. Celui de Saint-Uze n'a pas de site propre que nous ayons pu identifier, et sa fiche sur le portail touristique départemental répond aujourd'hui en erreur. Appelez la mairie avant de venir.

La date de 1768 est-elle celle de l'usine de Saint-Uze ?

Non, et c'est une confusion facile. La marque s'appelle Revol 1768 et se dit implantée sur son territoire depuis plus de deux siècles et demi. Mais le récit de l'installation à Saint-Uze est différent : deux frères Revol découvrent en 1789 une carrière de sable kaolino-feldspathique dans la commune voisine de Saint-Barthélemy-de-Vals, et créent vers 1800 deux fabriques de grès fin, à Ponsas puis à Saint-Uze. 1768 est la date de la maison, pas celle de l'atelier d'ici. Nous donnons les deux versions plutôt que d'en choisir une.

Qu'est-ce que l'hygiocérame ?

Un nom commercial du 19e siècle pour le grès fin de Saint-Uze. Les frères Revol s'associent au chimiste M. Raymond pour fabriquer des creusets de laboratoire qu'on achetait alors en Allemagne. Cette « terre d'acier » était rendue complètement imperméable par un début de vitrification. On en a tiré des ustensiles dits hygiéniques, vendus sous les appellations « porcelaine hygiénique » et « hygiocérame ». La production est présentée avec succès à l'Exposition industrielle de Paris de 1834.

Que voir à Saint-Uze en une heure ?

Le vieux four conservé à côté de la Maison de la Céramique, l'église Saint-Eustache et son puits, puis la montée à la chapelle Sainte-Euphémie sur les hauteurs : c'est de là qu'on comprend la commune, avec les gorges de la Galaure d'un côté et l'ouverture sur la vallée du Rhône de l'autre. Comptez 150 mètres de dénivelé entre le bourg, à 170 mètres, et le point haut de la commune à 357.

Le lac des Vernets est-il à Saint-Uze ?

En partie seulement, et c'est plus compliqué qu'il n'y paraît. Le plan d'eau se trouve à cheval sur la limite communale, l'adresse postale que donne la mairie le situe à Saint-Barthélemy-de-Vals, et il est géré par un syndicat intercommunal dont le courriel est hébergé par la mairie de Saint-Uze. Autrement dit, deux communes et un syndicat pour un lac.

Qui était Marguerite Petitjean ?

Une résistante de 24 ans, connue sous le nom de code « Binette ». Dans la nuit du 29 au 30 janvier 1944, elle saute en parachute sur un terrain du nord-est de la commune, portant le nom de code Ajusteur, avec trois hommes et des conteneurs d'armes. Elle est la première femme du Réseau Action à sauter en parachute en France occupée. Rien sur le terrain ne le signale.

Nos sources

  • Découverte de la carrière kaolino-feldspathique en 1789 à Saint-Barthélemy-de-Vals, création vers 1800 des fabriques de Ponsas et de Saint-Uze, association avec le chimiste M. Raymond, creusets remplaçant les importations allemandes, « terre d'acier », appellations « porcelaine hygiénique » et « hygiocérame », succès à l'Exposition industrielle de Paris de 1834, douze fabriques dans six villages, productions d'isolateurs, carrelages, encriers, éviers et articles funéraires, manufacture d'orgues Henri puis Pierre Saby depuis 1966, effectif de 179 personnes fin 2016, arbre de la liberté de 1848 et décret de 1852, foire depuis 1792 et son origine de pèlerinage, fêtes communale et patronale, effectifs scolaires 2017-2018, attestations du château de Vals de 1237 à 1891, mandement des trois paroisses, 99 feux en 1414, succession seigneuriale de 1425 aux La Croix-Chevrières, vestiges du château Montclar, terrain de parachutage Ajusteur et les quatre parachutés du 29 au 30 janvier 1944, liste des maires : Wikipédia, article « Saint-Uze », consulté le 25 août 2026. Plusieurs passages y sont signalés comme demandant une référence, et nous le disons à chaque fois. https://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Uze
  • Siège social 184 rue Hector Revol, numéro d'identification 435 782 172, date de création 1957, code d'activité 23.41Z, catégorie entreprise de taille intermédiaire : annuaire des entreprises de l'État, consulté par nous le 25 août 2026. https://annuaire-entreprises.data.gouv.fr/entreprise/435782172
  • Ancienneté revendiquée de plus de deux siècles et demi, matières premières kaolin, quartz et feldspath, quartz sourcé localement, fabrication interne des pâtes et des émaux : Revol, page « Fabrication française », lue le 25 août 2026. https://www.revol1768.com/fr-fr/maison-revol.htm
  • Zone naturelle d'intérêt écologique de type 1 « Gorges de la Galaure » et de type 2 « Îlot granitique de Saint-Vallier - Tain-l'Hermitage » sur les hauteurs, absence de tout zonage sur le lac des Vernets : API Carto de l'IGN, couches nature, interrogée par nous en deux points le 25 août 2026. https://apicarto.ign.fr/api/doc/nature
  • Ancien four conservé près du musée, Maison de la Céramique, médiathèque Domaine Revol et son téléphone, centre de santé communal des Sources et son identifiant FINESS, pharmacie des Sources, écoles Emmanuel Victouron et leurs identifiants, commerces, station-service, auberge, centre de loisirs intercommunal, chapelles de Rochetaillée et Sainte-Euphémie, église Saint-Eustache, puits, monument aux morts référencé 974, horaires de la mairie : OpenStreetMap, tags bruts relevés par nous le 25 août 2026. Distances routières et temps de trajet : moteur OSRM depuis la mairie, calculs faits par nous. https://www.openstreetmap.org/copyright
  • Hébergement du château de Rochetaillée et gestion du lac des Vernets par un syndicat intercommunal, avec l'adresse postale située à Saint-Barthélemy-de-Vals : commune de Saint-Uze, page « Tourisme », lue le 25 août 2026. Lotissement du Clos du Potier : arrêtés du maire publiés sur le même site. https://www.saintuze.fr/tourisme
  • Cartes postales de l'usine du Pont et de l'usine de Rochetaillée avec son inscription manuscrite sur le tramway, photographie du pichet publicitaire Ricard portant la marque de la manufacture, vue de la vallée de la Galaure depuis les hauteurs : Wikimedia Commons, catégories « Saint-Uze » et « Revol France », consultées le 25 août 2026. https://commons.wikimedia.org/wiki/Category:Saint-Uze

Ce que nous n'avons pas pu établir : les horaires et le tarif de la Maison de la Céramique de Saint-Uze, faute de site propre et parce que sa fiche sur le portail touristique départemental répond en erreur ; l'emplacement exact du terrain de parachutage Ajusteur ; l'effectif actuel de la manufacture, publié seulement en tranche ; la possibilité ou non de visiter la manufacture ; et le nombre de fabriques par village, nos sources ne donnant qu'un total pour l'ensemble du bassin. Signalez-nous une erreur.