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Plan-de-Baix

Un plateau à 727 mètres, cent soixante-deux habitants, et au-dessus le rocher du Vellan avec sa croix d'acier à neuf cent cinquante-neuf mètres. Deux cent soixante mètres plus bas, dans les gorges, la chute de la Druise tombe de 72 mètres. Entre les deux, un village qui a été chef-lieu de canton, qui a gardé son école et son marché du vendredi, et qui tient sa fête communale en plein mois de janvier.

Mis à jour le

Comment cette page est faite

Les altitudes de la cascade, de la croix et du château sont mesurées par nous sur le modèle de terrain de l'IGN, et comparées aux repères géodésiques relevés sur place par l'Institut. Les zonages de protection ont été interrogés en trois points, et l'écart entre le village et le rocher, à un kilomètre de distance, est l'un des plus nets que nous ayons rencontrés. Nous signalons qu'aucune photographie libre de la cascade au format paysage n'existe, et pourquoi. Distances calculées par OSRM depuis la mairie.

Plan-de-Baix est un balcon. Le village occupe un replat à 727 mètres, au pied du rocher du Vellan et au-dessus des gorges de la Gervanne. Ce qu'on vient y chercher se répartit sur trois étages : le plateau du Vellan et son oppidum, à 950 mètres ; le village et son château, à 700 ; et la chute de la Druise, au fond des gorges, à 467. Il faut monter, puis descendre, et compter une bonne demi-journée.

  • 72 mde hauteur pour la chute de la Druise
  • 19lieux-dits nommés pour 162 habitants
  • 1790l'année où le village devient chef-lieu de canton
  • 22 janvierla fête communale, en plein hiver
Le rocher du Vellan et sa croix au-dessus du village de Plan-de-Baix, prairies de fauche au premier plan
Le rocher du Vellan et, tout en haut à droite, la croix d'acier qui marque son sommet. Le village est à son pied, et le premier plan dit le reste : des prairies de fauche, à 727 mètres. Photo Berrucomons, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons.

Le rocher du Vellan et sa croix

C'est l'emblème de la commune et sa promenade. Le Vellan est un rocher tabulaire qui domine le village, et son sommet porte une croix de métal visible de toute la vallée. Nous avons croisé deux mesures : le repère géodésique posé par l'IGN au centre de la croix donne 959 mètres, la borne de granit gravée plantée à côté donne 953,1 mètres, et notre mesure au sol au pied du calvaire donne 950 mètres. Le village est à 727 : la montée fait donc un peu plus de deux cent vingt mètres de dénivelé.

Le plateau ne doit pas sa fréquentation qu'à la vue. Il porte les vestiges d'un oppidum gaulois, attribué aux Vertamocores, la tribu qui a donné son nom au Vercors, puis, au Moyen Âge, ceux d'un château fort et d'un prieuré qui commandaient la vallée. Des morceaux du rempart et du fossé sont encore apparents. Le lieu-dit Baix, attesté dès 1178, désigne d'ailleurs le hameau castral du Vellan sur le cadastre, et non le village actuel : le bourg d'aujourd'hui est descendu.

Monter au Vellan

  • Départ du village, à 727 m ; croix à 959 m
  • Environ 230 mètres de dénivelé
  • Une table d'orientation est installée à côté de la croix
  • Vestiges de rempart et de fossé sur le plateau
  • Le GR 9 traverse le centre du village
  • Le tour de pays de la Gervanne passe par la commune

La table d'orientation est un détail qui compte : elle transforme un point de vue en leçon de géographie, et sur ce rebord occidental du Vercors, on voit à la fois la vallée de la Gervanne, le plateau d'Ambel et, par temps clair, la plaine de Valence. Elle est cartographiée au même endroit que la croix, à quelques mètres.

Gravure du 19e siècle montrant le rocher du Vellan, le village et un chemin muletier
« Le Velan et Plan-de-Baix, vus des sources du Ruïdoux », gravure de Karl Girardet publiée dans Le Tour du monde. Cavaliers sur le chemin, résurgence au premier plan, le rocher et le village au fond : la scène n'a pas beaucoup changé, sauf la route. Domaine public, via Wikimedia Commons.

La chute de la Druise, et celle qu'on oublie

La chute de la Druise est la cascade de la Gervanne à la sortie des gorges d'Omblèze. Elle fait 72 mètres, et c'est l'une des plus impressionnantes du sud du massif du Vercors. Elle se situe exactement sur la limite communale entre Plan-de-Baix et Omblèze : elle appartient aux deux.

Trente minutes de marche, et deux cent soixante mètres plus bas

L'accès se fait uniquement à pied, en environ trente minutes sur un chemin escarpé. Notre mesure sur le modèle de terrain place le site à 467 mètres d'altitude, contre 727 au village : deux cent soixante mètres de descente, qu'il faudra remonter. Ce n'est pas une halte de bord de route, c'est une randonnée courte mais réelle.

Un mot sur les photos : nous n'avons trouvé aucune photographie libre de droits de la cascade au format paysage, et nous n'en publions donc pas. Les trois disponibles sont toutes verticales, ce qui, pour une chute de soixante-douze mètres dans une gorge étroite, est parfaitement logique. Le cahier des charges de ce guide interdit le portrait dans un article, et nous préférons ne rien mettre plutôt que de recadrer une cascade.

Il y a une seconde cascade sur la commune, et personne n'en parle. Le ruisseau de Corbières, qui marque la limite est du territoire sous les ravines du Vellan, se déverse dans la Gervanne par la cascade de la Pissoire, haute de 23 mètres. Son nom n'est pas une plaisanterie de village : il vient du mot pis, qui désigne une haute cascade tombant en pluie fine, en queue de comète. C'est une description hydrologique déguisée en toponyme.

Le réseau hydrographique de la commune est d'ailleurs son ossature. La limite est suit le ruisseau de Corbières, la Pissoire, puis la Druise, puis les ravines des Versannes, juste après le château. La limite ouest suit le ruisseau des Combes le long du plateau, depuis le col de Bacchus, à 980 mètres, jusqu'à Brudoux, puis le Rieussec jusqu'à Beaufort-sur-Gervanne. Une commune bornée par ses ruisseaux, comme au Moyen Âge.

Le château de Montrond et les deux seigneuries

Le château de Montrond, à 698 mètres à l'est du village, s'est longtemps appelé la Bâtie de Baix, ou Bâtie-de-Poncet. L'IGN a posé un repère sur l'axe et le sommet de sa tourelle d'angle, à 714,9 mètres : c'est donc un bâtiment d'une quinzaine de mètres au-dessus du terrain. Il porte son nom actuel depuis 1862, quand les derniers seigneurs, les Mont-rond, l'ont cédé à Louis Bouttard : le nom des vendeurs est resté sur la maison.

Ce château n'est pas seul, parce que la commune actuelle est faite de deux seigneuries qui ont coexisté pendant cinq siècles. La règle du jeu était simple : Baix tenait la partie nord, le Vellan et le plateau jusqu'à l'église ; la Bâtie-de-Baix tenait la partie orientale et relevait du fief des évêques de Die.

Les mains successives des deux seigneuries de Plan-de-Baix, d'après la notice encyclopédique de la commune, relevée par nous le 25 août 2026. Elle donne pour plusieurs de ces transmissions deux versions concurrentes : nous retenons celles qui sont datées, et nous signalons qu'il en existe d'autres. La colonne de gauche se lit de haut en bas, ce sont sept siècles.
DateBaixLa Bâtie-de-Baix
12e siècleLes Brion, qui deviendront les BaixLes Raynaud
1212Aux Baix
1278Aux Suze, par héritage
1289Échangée aux comtes de Valentinois contre la terre de La Roche-sur-Grane
1341Aux Cornilhan
1419Les comtes lèguent leurs terres au dauphin de France
1446Cédée aux Caqueran
Vers 1550Aux Eurre, par mariage
1537 et 1548Vendue sous faculté de rachat aux Bertrand, puis à Catherine de Cornilhan
1579 et vers 1600Aux Forest, puis aux Du Puy de Villefranche
1649-1650À Charles d'Arbalestier, puis aux Mont-rond, derniers seigneurs

L'échange de 1289 mérite d'être lu deux fois : la terre de Baix a été troquée contre celle de La Roche-sur-Grane, à trente kilomètres de là, ce qui donne une idée de la façon dont se réorganisaient les patrimoines comtaux. Et le legs de 1419 au dauphin de France est l'acte qui fait entrer, ici comme ailleurs dans le Valentinois, un village de montagne dans le domaine royal.

Vue générale du château de Montrond et de ses dépendances vers 1910
Le château de Montrond et ses dépendances, vers 1910. Le bâtiment et sa tourelle d'angle sont toujours là ; les dépendances ont changé d'usage. Photo Médiathèques Valence Romans agglomération, sans restriction connue, via Wikimedia Commons.

Baix, c'est-à-dire la rivière

Le nom de la commune est l'un des plus lisibles du département une fois qu'on a la clé. Plan veut dire plateau, et Baix veut dire la rivière, ici la Gervanne, qui coule au pied d'une haute falaise taillée à pic. Autrement dit : le plateau au-dessus de la rivière.

La chaîne des attestations est spectaculaire. Bais en 1178, castrum de Bays en 1260, ecclesia de Bays en 1296, bastida de Bavio en 1332, puis, à partir du 15e siècle, des formes qui racontent la géographie : « Bays en la montagne » en 1395, « Baix aux montaignes » en 1441, et cette même année le « Prioré de Nostre Dame de Baix aux Montaignes ». Le mot plan n'arrive qu'en 1516, sous la forme latine planum Banii, puis « lou Plain de Baiz » en 1529, et le nom moderne se fixe au 19e siècle.

Le même mot que dans Roubaix

L'étymologie proposée rapproche Baix du bach germanique, le ruisseau, et de toute une série de noms d'eau : Baïe, Baya, Biez, fréquents en Suisse allemande. La démonstration se fait par deux exemples du Nord : Roubaix, en latin Rosbacum, est le ruisseau des roseaux, exactement le Rossbach allemand ; et Marbaix est le ruisseau des marais, identique au Marbach allemand et au Marbeke néerlandais. Un village du Vercors et une ville du Nord portent donc, sans le savoir, le même mot.

Chef-lieu de canton en 1790

C'est le fait qui remet la commune à sa vraie échelle historique. En 1790, Plan-de-Baix devient chef-lieu d'un canton du district de Crest, comprenant les municipalités du Cheylard, d'Eygluy, de Gigors, d'Omblèze et de Plan-de-Baix. La réorganisation de l'an VIII en fait une simple commune du canton de Crest-Nord, et elle l'est restée.

Cette perte de rang s'accompagne d'un épisode révolutionnaire qui vaut d'être noté : sous la Terreur, l'ancien seigneur, Paul Alexandre de Mont-rond, est arrêté une nouvelle fois, puis libéré après la chute de Robespierre. Il n'a donc pas été exécuté, et sa famille conservera le château jusqu'en 1862.

Le village lui-même a changé de nom en cours de route : au 19e siècle, l'appellation Baix-aux-Montagnes, celle du bourg, est remplacée par le nom de l'ancienne seigneurie, Plan-de-Baix. Un village qui prend le nom du fief qui le dominait, quatre-vingts ans après l'abolition des fiefs.

La compagnie Morin et juin 1944

Le rebord occidental du Vercors a été, pendant l'Occupation, une zone de maquis, et Plan-de-Baix n'y a pas échappé. Notre source indique que la compagnie Morin a structuré puis fédéré le mouvement de résistance des gens du pays, et que la commune a été bombardée par l'aviation allemande en juin 1944, c'est-à-dire dans les semaines qui suivent le verrouillage du plateau par la Résistance.

Six noms sur un monument

Un monument à la mémoire de Camisir Ezingeard, Michel Prunet, Jean-Marc Neter, Lionel Giraud, Bernard Giraud et René Schmitt, morts pour la France en 1944, se dresse dans le village, à côté du monument aux morts communal, référencé sous le numéro 746 au répertoire national des monuments commémoratifs. Six noms pour un village qui comptait alors quelques centaines d'habitants : deux d'entre eux portent le même patronyme. Les deux monuments sont en accès libre, sur la place.

Ce qui reste vivant dans le village

Cent soixante-deux habitants, et pourtant : une école publique primaire, un marché hebdomadaire, deux lieux de culte et un camping. C'est plus que beaucoup de communes trois fois plus peuplées, et cela mérite d'être dit.

Le village, en pratique

  • Marché le vendredi de 9h à 13h, sur la place
  • Mairie ouverte le jeudi et le vendredi de 9h à 12h seulement
  • Une école publique primaire sur la commune
  • Aucun commerce permanent, aucune station-service
  • Camping à la ferme, six emplacements, avec relais équestre
  • Fête communale le dimanche avant le 22 janvier
  • Fête patronale le dimanche avant le 24 juin

La fête communale en janvier est ce qui frappe le plus. Dans un département où l'immense majorité des villages fêtent entre juin et septembre, celui-ci se réunit en plein hiver, sur un plateau à 727 mètres dont certaines routes ne sont pas déneigées. C'est une fête d'habitants, pas de visiteurs, et cela se voit à la date.

Le village a deux édifices religieux, ce qui est la signature de la vallée de la Drôme : l'église Notre-Dame, à 683 mètres, dont le clocher culmine à 702 mètres d'après le repère de l'IGN, et le temple protestant, rattaché à l'association évangélique de Plan-de-Baix, qui accueille ponctuellement les cérémonies du dimanche. Le prieuré médiéval, Notre-Dame de Baix aux Montagnes, dépendait quant à lui du prieuré clunisien de Saint-Marcel-lès-Sauzet, à quatre-vingts kilomètres de là, près de Montélimar.

L'habitat est dispersé, et il l'a toujours été : nous avons compté dix-neuf lieux-dits nommés sur les dix-neuf kilomètres carrés de la commune, soit à peu près un par kilomètre carré. Quatre d'entre eux sont attestés dans les textes anciens : Baix dès 1178, la Bâtie dès 1332, les Perrins en 1590, sous la forme « le fort des Perrins » en 1548, et les Chabats en 1653.

Un village hors zonage, un rocher tout protégé

Nous avons interrogé les couches officielles en trois points, et l'écart est l'un des plus nets que nous ayons vus sur ce guide. Un kilomètre sépare le village de la croix du Vellan, et ils ne relèvent pas du tout des mêmes protections.

Zonages relevés par nous le 25 août 2026 en trois points de la commune, par interrogation de l'API Carto de l'IGN, couches nature. Le village, à un kilomètre de la croix du Vellan, échappe à la fois au site Natura 2000 et à la zone d'intérêt écologique de type 1 qui couvrent le rocher et les gorges.
Point testéParcNatura 2000Zone de type 1
Le village, 727 mVercorsaucunaucune
Croix du Vellan, 959 mVercorsGervanne et rebord occidental du Vercors, 18 150 haGorges d'Omblèze, Gervanne, plateau et rocher de Vellan, 1 995 ha
Chute de la Druise, 467 mVercorsGervanne et rebord occidental du Vercors, 18 150 haGorges d'Omblèze, Gervanne, plateau et rocher de Vellan, 1 995 ha

Le parc naturel régional du Vercors, 226 595 hectares depuis le 16 octobre 1970, couvre tout, y compris le bourg. Le reste s'arrête aux reliefs. Le site Natura 2000 « Gervanne et rebord occidental du Vercors », code FR8201681, 18 150 hectares, désigné le 31 décembre 1998, suit la rivière et la falaise. Et l'ensemble est chapeauté par une zone de type 2, les chaînons occidentaux du Vercors, 28 546 hectares, qui, elle, atteint le village.

Le paysage n'a pratiquement pas bougé en une génération. L'inventaire européen d'occupation des sols donne 76,3 % de forêts et milieux semi-naturels en 2018, contre 76,5 % en 1990 : deux dixièmes d'écart en vingt-huit ans. Le détail est celui d'un pays d'élevage de montagne : 72,5 % de forêts, 21,3 % de prairies, 3,8 % de landes et 2,4 % de terres agricoles hétérogènes.

La carte des lieux

Les points ci-dessous sont ceux dont nous avons la position vérifiée. La cascade de la Pissoire n'y figure pas, faute de coordonnées publiées : elle se trouve sur le ruisseau de Corbières, à l'est, sous les ravines du Vellan. Les vestiges de l'oppidum et du château médiéval du Vellan ne sont pas non plus localisés au point près.

Cliquez sur un point pour voir le nom du lieu et ce qu'il faut en savoir. Fond de carte OpenStreetMap.

Venir à Plan-de-Baix

La commune est traversée par la route départementale 70, qui conduit à l'abbaye de Léoncel puis à Saint-Jean-en-Royans : c'est l'un des passages entre la vallée de la Drôme et le Royans. Attention en hiver, une partie des routes de la commune n'est pas déneigée, et c'est signalé sur place.

Temps de trajet calculés par nous le 25 août 2026 depuis la mairie de Plan-de-Baix, moteur OSRM sur le réseau OpenStreetMap, hors trafic et hors fermeture hivernale. Gigors-et-Lozeron est limitrophe et demande trente-neuf minutes : la limite passe sur les crêtes, et il faut redescendre toute la Gervanne pour y aller.
DestinationDistanceTemps
Omblèze (limitrophe)8,9 km16 min
Le Chaffal (limitrophe)11,1 km15 min
Eygluy-Escoulin (limitrophe)14,6 km16 min
Beaufort-sur-Gervanne (limitrophe)11,0 km20 min
Gigors-et-Lozeron (limitrophe)18,1 km39 min
Crest (ville de référence calculée)27,1 km31 min
Die39,3 km46 min
Gare de Valence TGV, à Alixan42,2 km46 min
Romans-sur-Isère41,7 km47 min
Valence43,3 km48 min
Montélimar61,6 km1 h 10

Le climat est celui d'une zone de transition entre Alpes du nord et Alpes du sud. La station Météo-France la plus proche, à Beaufort-sur-Gervanne, quatre kilomètres à vol d'oiseau et trois cents mètres plus bas, donne sur 1991-2020 une moyenne annuelle de 12,8 °C et 936 mm de précipitations, avec des extrêmes de 40,6 °C le 13 août 2003 et -15,3 °C le 5 février 2012. Au village, trois cents mètres plus haut, il fait plus frais que ces chiffres.

Questions fréquentes

Comment accède-t-on à la chute de la Druise ?

À pied, et pas autrement : il faut compter environ trente minutes de marche sur un chemin escarpé, à la sortie des gorges d'Omblèze. La cascade fait 72 mètres de haut, ce qui en fait l'une des plus impressionnantes du sud du Vercors. Elle est sur la limite entre Plan-de-Baix et Omblèze, et notre mesure sur le modèle de terrain de l'IGN la place à 467 mètres, soit 260 mètres plus bas que le village. Chaussez-vous en conséquence et n'y allez pas après une grosse pluie.

Qu'est-ce que le Vellan ?

Le rocher qui domine le village, reconnaissable à la croix d'acier plantée à son sommet. Le repère de l'IGN posé au centre de cette croix donne 959 mètres. Le plateau porte les vestiges d'un oppidum gaulois, puis d'un château fort et d'un prieuré médiévaux dont on distingue encore le rempart et le fossé. Une table d'orientation est installée à côté de la croix. C'est la promenade du village, et c'est aussi son emblème.

Y a-t-il des commerces à Plan-de-Baix ?

Pas de commerce permanent, mais un marché hebdomadaire, le vendredi de 9h à 13h sur la place. Pour 162 habitants à 727 mètres d'altitude, c'est déjà remarquable, et la commune a aussi gardé une école primaire publique. La mairie n'ouvre en revanche que le jeudi et le vendredi matin, de 9h à 12h.

Pourquoi ce village s'appelle-t-il Plan-de-Baix ?

Plan veut dire plateau, et Baix veut dire la rivière, ici la Gervanne. Le nom complet, employé jusqu'au 19e siècle, était Baix-aux-Montagnes, attesté dès 1441. La forme latine planum Banii apparaît en 1516, et lou Plain de Baiz en 1529. Le village porte donc, depuis huit siècles, le nom d'un plateau au-dessus d'une rivière : ce qui est exactement ce qu'il est.

Plan-de-Baix a-t-elle vraiment été chef-lieu de canton ?

Oui, entre 1790 et l'an VIII. Le canton du district de Crest dont elle était le chef-lieu comprenait Le Cheylard, Eygluy, Gigors, Omblèze et Plan-de-Baix. La réorganisation de 1800 en a refait une simple commune du canton de Crest-Nord. Aujourd'hui, la commune compte 162 habitants et dix-neuf lieux-dits nommés : l'habitat y est dispersé, et il l'était déjà.

Que s'est-il passé ici en juin 1944 ?

Le village a été bombardé par l'aviation allemande. Pendant la guerre, la compagnie Morin avait structuré puis fédéré la résistance locale dans ce secteur du rebord occidental du Vercors. Un monument porte les noms de six hommes morts pour la France en 1944, et le monument aux morts communal est référencé au répertoire national. Les deux sont au centre du village, en accès libre.

Nos sources

  • Chute de la Druise de 72 m sur la limite d'Omblèze et de Plan-de-Baix, à la sortie des gorges d'Omblèze, accès en environ trente minutes de marche sur un chemin escarpé : Wikipédia, article « Chute de la Druise », consulté le 25 août 2026. https://fr.wikipedia.org/wiki/Chute_de_la_Druise
  • Cascade de la Pissoire de 23 m et étymologie du mot pis, tracé des limites est et ouest par les ruisseaux de Corbières et des Combes depuis le col de Bacchus, attestations du nom de 1178 à 1891 dont « Bays en la montagne » en 1395 et « Baix aux montaignes » en 1441, étymologie de plan et de Baix avec les rapprochements de Roubaix et de Marbaix, oppidum gaulois et château fort avec vestiges de rempart et de fossé sur le Vellan, deux seigneuries de Baix et de la Bâtie-de-Baix et leurs mains successives de 1212 à 1650, hameaux attestés de Baix, la Bâtie, les Chabats et les Perrins, chef-lieu de canton du district de Crest en 1790 avec Le Cheylard, Eygluy, Gigors et Omblèze, arrestation puis élargissement de Paul Alexandre de Mont-rond sous la Terreur, remplacement du nom Baix-aux-Montagnes au 19e siècle, cession du château à Louis Bouttard en 1862 et changement de nom en Montrond, action de la compagnie Morin et bombardement de juin 1944, fête communale du dimanche avant le 22 janvier et fête patronale du dimanche avant le 24 juin, tour de pays de la Gervanne, occupation des sols de 2018 et normales de la station de Beaufort-sur-Gervanne avec les records du 13 août 2003 et du 5 février 2012 : Wikipédia, article « Plan-de-Baix », consulté le 25 août 2026. Plusieurs points y sont signalés comme demandant une référence, et nous le disons. https://fr.wikipedia.org/wiki/Plan-de-Baix
  • Parc naturel régional du Vercors de 226 595 ha créé le 16 octobre 1970, site Natura 2000 « Gervanne et rebord occidental du Vercors » FR8201681 de 18 150 ha désigné le 31 décembre 1998, zone d'intérêt écologique de type 1 « Gorges d'Omblèze, ruisseau de la Gervanne, plateau et rocher de Vellan » de 1 995 ha, zone de type 2 « Chaînons occidentaux du Vercors » de 28 546 ha, et absence de Natura 2000 et de zone de type 1 sur le village : API Carto de l'IGN, couches nature, interrogée par nous en trois points le 25 août 2026. https://apicarto.ign.fr/api/doc/nature
  • Altitudes du village, de la croix du Vellan, du château de Montrond, de l'église et de la chute de la Druise : service d'altimétrie de la Géoplateforme, modèle RGE Alti de l'IGN, interrogé par nous le 25 août 2026. https://geoservices.ign.fr/rgealti
  • Repères géodésiques du centre de la croix du Vellan à 959 m, de la borne voisine à 953,1 m, de la tourelle d'angle du château à 714,9 m et du clocher à 702,3 m, croix d'acier et table d'orientation, col de Bacchus à 980 m, marché du vendredi de 9h à 13h, horaires de la mairie, école publique primaire, camping à la ferme et relais équestre, décompte des dix-neuf lieux-dits nommés, monument aux morts référencé 746 : OpenStreetMap, tags bruts relevés par nous le 25 août 2026. Distances routières : moteur OSRM depuis la mairie. https://www.openstreetmap.org/copyright
  • Noms des six hommes du monument de la Résistance, Camisir Ezingeard, Michel Prunet, Jean-Marc Neter, Lionel Giraud, Bernard Giraud et René Schmitt, morts pour la France en 1944, et existence du panneau signalant une route non déneigée : Wikimedia Commons, catégorie « Plan-de-Baix », descriptions de fichiers relevées le 25 août 2026. https://commons.wikimedia.org/wiki/Category:Plan-de-Baix

Ce que nous n'avons pas pu établir : la position exacte de la cascade de la Pissoire et des vestiges de l'oppidum du Vellan ; la datation de l'église Notre-Dame ; l'existence d'une photographie libre de la chute de la Druise au format paysage, que nous n'avons pas trouvée ; et le détail des versions concurrentes que notre source donne pour plusieurs transmissions des seigneuries. Signalez-nous une erreur si vous constatez un écart.