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Beaumont-Monteux

Mille trois cent quatre-vingt-quatorze habitants, treize kilomètres carrés de plaine à cent huit mètres d'altitude, et dessous, dessus, à côté : cinq oléoducs et gazoducs, un poste électrique à quatre cent mille volts, et une usine hydroélectrique en service depuis 1921 dont la Résistance a détruit le tableau de commande dans la nuit du 22 au 23 juillet 1944. Le tout à sept minutes d'un jardin japonais planté en 1973 par un sculpteur.

Mis à jour le

Comment cette page est faite

L'inventaire des réseaux qui traversent la commune est relevé par nous sur la cartographie libre, opérateur par opérateur : personne ne publie cette liste ailleurs. Les épisodes de 1943 et 1944 viennent de la notice d'un fonds photographique public, que nous citons plutôt que de la résumer à notre manière. Nous signalons chaque fois qu'une source en contredit une autre, notamment sur la puissance de l'usine. Les distances sont routières, calculées depuis la mairie.

Beaumont-Monteux est un village de plaine coincé entre l'Isère et les premières collines du vignoble. On le traverse sans le voir, et c'est dommage : peu de communes de cette taille en France concentrent autant d'infrastructures nationales, et encore moins en gardent la trace dans leur histoire de guerre. C'est aussi, depuis 1952, une commune de Crozes-Hermitage, et depuis 1973 l'adresse de l'un des jardins japonais les plus connus du pays.

  • 400 000volts au poste électrique, à huit cents mètres de la mairie
  • 5pipelines de trois opérateurs différents sous la commune
  • 1921mise en service partielle de l'usine, le 23 octobre
  • 1973première pierre du jardin zen
Le barrage mobile de Beaumont-Monteux sur l'Isère, photographie ancienne, badauds sur le tablier
Le barrage mobile et ses guérites de manœuvre, avec des badauds sur le tablier. Photographie ancienne non datée du fonds des médiathèques de Valence Romans Agglomération, CC BY 2.0, via Wikimedia Commons. L'ouvrage fait 134 mètres de large et 11,50 mètres de haut.

Un village sur cinq tuyaux et trois tensions

Commençons par ce que personne ne raconte, parce que personne ne prend la peine de le compter. Nous avons relevé, sur le territoire de cette commune de treize kilomètres carrés, les canalisations et les ouvrages électriques enregistrés par la cartographie libre. Voici ce que ça donne.

Réseaux traversant Beaumont-Monteux, relevés par nous sur OpenStreetMap le 25 août 2026, avec leur opérateur déclaré. Ce relevé vaut ce que vaut la donnée cartographique : il montre ce qui est enregistré, pas nécessairement tout ce qui existe.
OuvrageOpérateurCe que c'est
Poste électrique de Beaumont-MonteuxRTEPoste à trois tensions : 400 000, 225 000 et 63 000 volts
Liaison 225 kV no 1 vers GrenobleRTEDépart de ligne à haute tension
Centrale hydraulique de Beaumont-MonteuxEDFUsine au fil de l'eau, 40 MW selon la donnée cartographique
SPSE PL1 34 pouces, PL2 40 pouces, PL3 24 poucesPipeline Sud-EuropéenTrois oléoducs remontant de Fos vers le nord et l'Allemagne
SPMR B1 16 poucesTrapilOléoduc de produits raffinés
ODC 12 pouces Fos - LangresTrapilOléoduc de défense commune, tronçon Beaumont - Oytier
Canalisation de gazNaTranTransport de gaz naturel
Station de pompage Beaumont-MonteuxTrapilStation sur le réseau d'oléoducs, au nord-ouest du bourg

Un poste à quatre cent mille volts se compte en dizaines à l'échelle du pays. Celui-ci est à huit cents mètres de la mairie, soit deux minutes de voiture. Trois oléoducs du Pipeline Sud-Européen passent sous les vignes : ce sont eux qui alimentent depuis Fos-sur-Mer les raffineries de l'est de la France, de la Suisse et de l'Allemagne. Ajoutez deux conduites Trapil dont une du réseau de défense, une conduite de gaz, une station de pompage, et vous avez un village où l'énergie du pays passe sans s'arrêter.

Ce que ça change concrètement

Rien de spectaculaire à voir : un pipeline est enterré, et un poste électrique se regarde de loin. Mais cela explique deux choses que vous constaterez sur place : les bandes de servitude non constructibles qui découpent la plaine, et le fait que la commune, malgré sa petite taille, dispose de moyens d'entretien disproportionnés. Les infrastructures paient de la fiscalité locale.

L'usine de 1921, et pourquoi elle est ici

L'histoire commence loin d'ici. En 1910, un ingénieur suisse, Adrien Palaz, dépose une demande de concession pour aménager la basse Isère. Deux enquêtes publiques, en 1906 puis en 1912, retardent le dossier. La concession est accordée en 1914, et la mobilisation d'août arrête tout pendant deux ans et demi. Les travaux commencent réellement en 1917 et s'achèvent en 1922.

Le dispositif est simple et il n'a pas changé : un barrage mobile de 134 mètres de large et 11,50 mètres de haut barre l'Isère à une dizaine de kilomètres de sa confluence avec le Rhône ; il dérive l'eau dans un canal d'amenée de 1 600 mètres qui alimente l'usine. Le barrage est rattaché par les sources à la commune voisine de Châteauneuf-sur-Isère, l'usine est à Beaumont-Monteux. La rivière fait la limite, et l'ouvrage l'enjambe.

Le vrai record n'est pas la puissance

Ce qui a fait la réputation technique de l'aménagement, ce n'est pas son débit : c'est son poste de transformation, présenté comme le premier poste de transport à 120 000 volts, construit pour alimenter les aciéries de la région de Saint-Étienne. Autrement dit, ce village de plaine a servi de banc d'essai à la très haute tension française. Le poste RTE d'aujourd'hui, à 400 000 volts, est l'héritier direct de cette décision.

L'usine entre en service partiel le 23 octobre 1921. Avec celle de Pizançon, en amont de Romans, ce sont les deux seuls aménagements de l'Isère en aval de Grenoble avant la Seconde Guerre mondiale, et les deux principales centrales électriques de la Drôme. Le barrage de La Vanelle, 6,5 km en amont, ne viendra qu'à la fin des années quarante.

Un chiffre sur lequel les sources divergent

La puissance de l'usine est donnée à 40 MW par la donnée cartographique et à environ 45 MW par d'autres publications. Nous n'avons pas trouvé de fiche d'exploitant récente pour trancher, et nous ne choisissons donc pas à votre place. L'ordre de grandeur, lui, est stable : quelques dizaines de mégawatts, ce qui est considérable pour un aménagement de 1921 et modeste à l'échelle actuelle.

La nuit du 22 au 23 juillet 1944

Une usine qui alimente des aciéries est une cible. Les archives photographiques du fonds consacré à la Résistance recensent, pour ce seul site, quatre opérations pendant l'Occupation.

Actions de la Résistance visant l'usine hydroélectrique de Beaumont-Monteux, d'après la notice du fonds photographique consacré à la Résistance, consultée le 25 août 2026.
DateAction
Décembre 1943Destruction de pylônes électriques
Janvier 1944Vol de carburant sur le site
Juillet 1944Nouvelle destruction de pylônes
22 au 23 juillet 1944Destruction du tableau de commande, opération conduite conjointement par la Résistance et un officier américain, le major Manière

Le détail qui mérite d'être souligné est dans la formulation de la notice : l'action « arrête momentanément la production d'électricité » sans compromettre le fonctionnement futur de l'usine. C'est une signature. On ne dynamite pas le barrage, on ne noie pas la salle des machines : on détruit le tableau de commande, la pièce qui coûte des mois à remplacer et rien à reconstruire ensuite. Priver l'occupant du courant sans priver le pays de son usine.

La même notice signale un autre élément du décor, visible sur la vue aérienne : les baumes, ces carrières souterraines creusées dans la molasse de la rive gauche, que les Allemands utilisaient comme dépôts militaires. Les mêmes cavités qui, à Châteauneuf-sur-Isère, servent aujourd'hui de caves et d'ateliers.

La syrah, et une date qui compte : 1952

Beaumont-Monteux est l'une des communes les plus au sud de l'aire de Crozes-Hermitage, la plus vaste appellation du nord de la vallée du Rhône avec près de deux mille hectares. La date à retenir n'est pas 1937 mais 1952 : le décret initial de 1937 ne concernait que le village de Crozes-Hermitage, et c'est un second décret, quinze ans plus tard, qui a étendu l'aire aux dix autres communes, dont celle-ci.

L'appellation produit plus de neuf bouteilles rouges sur dix, et le seul cépage rouge autorisé est la syrah. Ici, on est sur les terrasses alluviales de l'Isère et non sur le granite de la colline de l'Hermitage : des galets, du sable, des sols plus profonds, des vins qu'on boit plus tôt. C'est la différence de terroir qui explique l'écart de prix entre un Crozes de plaine et un hermitage de coteau.

Deux domaines sont installés sur la commune et ouverts au public : le Domaine Les Bruyères, conduit par David Reynaud, dont les horaires affichés sont du lundi au vendredi de 9 h à 11 h et de 14 h à 17 h, et le Domaine de Chasselvin, à l'ouest, près du lieu-dit Chasselière. Téléphonez avant : en petite structure, la personne qui reçoit est aussi celle qui est à la vigne.

Le jardin zen d'Erik Borja

C'est la raison pour laquelle des gens viennent ici exprès. En 1973, un artiste plasticien et sculpteur de formation, Erik Borja, commence à transformer une propriété familiale entre la vallée de l'Isère et les contreforts du Vercors. Un demi-siècle plus tard, l'endroit est devenu l'une des références françaises du jardin d'inspiration japonaise.

Le jardin sec de gravier ratissé et de pierres dressées du jardin zen d'Erik Borja à Beaumont-Monteux
Le jardin sec, gravier ratissé et pierres dressées, dans la tradition du kare-sansui. Au fond, la plaine de l'Isère. Photo Celeda, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons.

Le lieu se parcourt en sept jardins enchaînés : le jardin d'accueil, le jardin sec ou kare-sansui, les terrasses méditerranéennes, le jardin de thé, le jardin de méditation, la vallée du Dragon et le jardin de promenade. S'y ajoutent un bassin de nymphéas et de lotus, et une bambouseraie. Le principe de taille, le niwaki, consiste à sculpter les arbres pour les faire dialoguer avec le paysage au-delà de la clôture : ici, les collines du vignoble.

Informations pratiques relevées par nous sur le site officiel du jardin le 25 août 2026. Les horaires varient selon la saison : vérifiez avant de partir.
PointDétail
Adresse530 chemin du Jardin Zen, 26600 Beaumont-Monteux
Téléphone04 75 07 32 27
Horaires affichés13 h 30 à 17 h 30
Durée de visiteEnviron 1 h 30
Tarifs12 € adulte, 8 € de 10 à 18 ans, gratuit jusqu'à 9 ans, 9 € par personne pour les groupes de 20 et plus

Un conseil de saison : le jardin sec se lit mieux par lumière rasante, donc en fin d'après-midi ou hors plein été. Les bambous et le bassin sont au contraire au mieux en juin. Si vous ne devez venir qu'une fois, préférez la fin du printemps.

La voie d'Agrippa et la commanderie

Le fond ancien de la commune tient en deux objets, et tous deux sont modestes à regarder.

Le premier est un tracé. La voie d'Agrippa, l'axe romain qui reliait Lyon à Arles par la rive gauche du Rhône, passait par ici, et une voie communale en reprend encore le tracé rectiligne. Il n'y a ni borne ni pavage à voir : ce qui se voit, c'est la ligne droite elle-même au milieu d'un parcellaire qui n'a aucune raison d'être droit.

Chemin rectiligne bordé d'arbres reprenant le tracé de la voie d'Agrippa près de Beaumont-Monteux
Le chemin et la route communale qui reprennent le tracé de la voie d'Agrippa, près de Beaumont-Monteux. Photo Philippe Ravit, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons.

Le second est une confusion à corriger. On lit souvent qu'il y avait ici une commanderie de templiers. Les textes disent autre chose : une commanderie de l'ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem, c'est-à-dire les Hospitaliers, avec une église dédiée à saint Jean, et une preceptoria de Monteus attestée au XIVe siècle. Les deux ordres sont contemporains et les Hospitaliers ont hérité des biens du Temple après 1312, ce qui entretient l'amalgame. Ici, rien n'atteste le Temple.

Quant aux noms : Montes apparaît en 1050, Montels en 1130, Bellus Mons prope Romanis, le beau mont près de Romans, en 1352. Les deux localités ne sont réunies sous le nom de Beaumont-Monteux qu'en 1891. La seigneurie passe aux dauphins en 1343, est vendue aux consuls de Romans en 1422, aux Bathernay en 1461, puis aux Bonne de Lesdiguières en 1594.

Une courbe de population qu'il faut savoir lire

Le village comptait 1 407 habitants en 1793, puis 545 en 1946, 936 en 1999 et 1 394 aujourd'hui, en hausse de 5,9 % sur les six dernières années recensées. On pourrait en tirer un récit d'exode rural spectaculaire. Ce serait à moitié faux.

Une partie de la chute est administrative : le hameau de Granges s'est détaché pour former une commune distincte, aujourd'hui Granges-les-Beaumont, et ses habitants ont quitté le compte de Beaumont-Monteux sans bouger de chez eux. Il reste bien un exode rural, comme partout dans la Drôme des collines, mais on ne peut pas comparer 1793 et 1946 comme si le périmètre était le même. C'est le genre de détail qui fait la différence entre un chiffre et une information.

Carte postale ancienne du village de Beaumont-Monteux vers 1905, habitants posant dans la rue devant un café-restaurant
Le village vers 1905-1910, avec ses habitants posant pour le photographe et l'enseigne d'un café-restaurant sur la droite. Carte postale du fonds des médiathèques de Valence Romans Agglomération, via Wikimedia Commons. L'usine hydroélectrique n'existe pas encore : elle arrivera quinze ans plus tard.

Le bourg d'aujourd'hui garde deux écoles, une publique et une privée sous le vocable Saint-Joseph, une boulangerie ouverte y compris le dimanche matin, un restaurant, un coiffeur, un garage, et une aire de camping-car derrière la mairie. Pour un village de cette taille, c'est un tissu qui tient.

La carte des lieux

Les points ci-dessous sont ceux dont nous avons la position vérifiée. Cliquez sur un point pour voir le détail. Fond de carte OpenStreetMap.

Les oléoducs et le gazoduc ne sont pas représentés : ce sont des tracés enterrés, et une carte de points ne dirait rien d'utile à leur sujet. La station de pompage, elle, est en surface et figure sur la carte.

Venir à Beaumont-Monteux

La commune est à treize minutes de la gare de Valence TGV, ce qui en fait l'une des adresses les mieux reliées du département, et à dix-huit minutes du centre de Valence. Trois arrêts de car desservent le village, dont un qui porte le nom de « Barrage ».

Distances routières calculées par nous avec le moteur OSRM depuis la mairie de Beaumont-Monteux, le 25 août 2026.
DestinationDistanceTemps
Le poste électrique RTE0,8 km2 min
Le barrage sur l'Isère2,4 km4 min
Le jardin zen d'Erik Borja4,7 km8 min
Châteauneuf-sur-Isère (limitrophe)4,1 km6 min
Chanos-Curson (limitrophe)3,8 km9 min
Pont-de-l'Isère6,0 km8 min
Gare de Valence TGV10,1 km13 min
Tain-l'Hermitage11,8 km14 min
Romans-sur-Isère14,0 km16 min
Valence12,9 km18 min
Crozes-Hermitage15,0 km18 min

La mairie ouvre le lundi de 12 h 30 à 18 h 30, et du mardi au vendredi de 12 h 30 à 17 h : des horaires d'après-midi, ce qui est rare et utile à savoir si vous arrivez le matin.

Pour prolonger : Tain-l'Hermitage et sa colline à quatorze minutes, Châteauneuf-sur-Isère et ses habitations troglodytiques à six, et la rubrique Drôme des collines pour le reste du plateau.

Questions fréquentes

Peut-on visiter l'usine hydroélectrique de Beaumont-Monteux ?

Non. C'est un site industriel en exploitation, classé sensible, et il ne se visite pas. On l'aperçoit très bien depuis la route qui longe le canal, et l'arrêt de car le plus proche s'appelle d'ailleurs « Beaumont-Monteux - Barrage ». Le barrage lui-même, mobile, barre l'Isère à la limite communale.

Le jardin zen d'Erik Borja se visite-t-il ?

Oui, au 530 chemin du Jardin Zen. Le jardin est privé et payant : 12 € pour un adulte, 8 € de 10 à 18 ans, gratuit en dessous de 9 ans, 9 € par personne pour les groupes à partir de 20. Comptez une heure trente de visite. Les horaires affichés sont de 13 h 30 à 17 h 30 ; téléphonez au 04 75 07 32 27 avant de partir, ils varient avec la saison.

Beaumont-Monteux fait-il partie de l'appellation Crozes-Hermitage ?

Oui, et c'est l'une des communes les plus méridionales de l'appellation. Le décret de 1937 ne concernait que le village de Crozes-Hermitage ; c'est un second décret, en 1952, qui a étendu l'aire aux dix autres communes, dont Beaumont-Monteux. L'appellation couvre aujourd'hui près de 2 000 hectares et produit à plus de 90 % du rouge, en syrah, seul cépage rouge autorisé.

Y avait-il une commanderie de templiers à Beaumont-Monteux ?

Il y avait une commanderie, mais pas de templiers. Les textes parlent de l'ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem, c'est-à-dire les Hospitaliers, avec une preceptoria de Monteus mentionnée au XIVe siècle et une église dédiée à saint Jean. La confusion entre les deux ordres est fréquente, y compris sur des panneaux touristiques.

Pourquoi la population est-elle tombée de 1 407 à 545 habitants ?

Pour deux raisons qu'il ne faut pas confondre. Il y a bien eu l'exode rural du XIXe siècle, mais une partie de la chute est purement administrative : le hameau de Granges s'est détaché pour former une commune distincte, et ses habitants ont quitté le compte de Beaumont-Monteux sans déménager. Aucun commentaire sur la démographie d'ici ne tient s'il ignore cette césure.

Que voir à Beaumont-Monteux en une demi-journée ?

Le jardin zen le matin, une cave l'après-midi, et entre les deux la vue sur le canal d'amenée et sur le poste électrique depuis la route du barrage. Si vous avez une heure de plus, le tronçon de voie communale qui reprend le tracé de la voie d'Agrippa se marche très bien, et il est gratuit.

Nos sources

  • Poste électrique RTE et ses trois tensions, liaison 225 kV vers Grenoble, centrale hydraulique EDF et sa puissance déclarée, les trois oléoducs du Pipeline Sud-Européen, les deux conduites Trapil dont l'oléoduc de défense commune, la canalisation de gaz, la station de pompage, les trois arrêts de car dont celui du Barrage, les deux domaines viticoles et leurs horaires, les deux écoles, la boulangerie, le restaurant, l'aire de camping-car, les horaires de la mairie, le tracé de la voie d'Agrippa : OpenStreetMap, tags bruts relevés par nous le 25 août 2026. Distances routières : moteur OSRM depuis la mairie, calculs faits par nous. https://www.openstreetmap.org/copyright
  • Demande de concession déposée en 1910 par l'ingénieur suisse Adrien Palaz, enquêtes publiques de 1906 et 1912, concession accordée en 1914, arrêt de deux ans et demi après la mobilisation, travaux de 1917 à 1922, barrage mobile de 134 mètres sur 11,50 mètres, canal d'amenée de 1 600 mètres, barrage situé sur Châteauneuf-sur-Isère et usine sur Beaumont-Monteux, premier poste de transport à 120 000 volts pour les aciéries de la région de Saint-Étienne, barrage de La Vanelle à 6,5 km en amont à la fin des années quarante : notice encyclopédique de l'ouvrage, consultée le 25 août 2026. https://fr.wikipedia.org/wiki/Barrage_de_Beaumont-Monteux
  • Mise en service partielle le 23 octobre 1921, puissance d'environ 45 MW, comparaison avec l'usine de Pizançon et statut des deux principales centrales de la Drôme avant 1939 : documentation sur l'aménagement de la basse Isère, consultée le 25 août 2026. Nous signalons que ce chiffre de puissance diffère de celui porté par la donnée cartographique. https://structurae.net/fr/ouvrages/barrage-de-beaumont-monteux
  • Destruction de pylônes en décembre 1943 et juillet 1944, vol de carburant en janvier 1944, destruction du tableau de commande dans la nuit du 22 au 23 juillet 1944 par la Résistance et le major américain Manière, arrêt momentané de la production sans compromettre le fonctionnement futur, baumes utilisées par les Allemands comme dépôts militaires : notice du fonds photographique consacré à la Résistance, vue aérienne de l'ALAT, consultée le 25 août 2026. https://museedelaresistanceenligne.org/media511-Usine-hydrolectrique-de-Beaumont-Monteux
  • Décret de 1937 limité au village de Crozes-Hermitage, extension par décret de 1952 aux dix autres communes dont Beaumont-Monteux, aire de près de 2 000 hectares, plus de 90 % de rouge, syrah seul cépage rouge autorisé : documentation de l'appellation et notices spécialisées, consultées le 25 août 2026. https://www.crozes-hermitage-vin.fr/fr/vignoble-et-vin/histoire
  • Jardin commencé en 1973, sept jardins qui le composent, bassin de nymphéas et de lotus, bambouseraie, principe de taille niwaki, adresse au 530 chemin du Jardin Zen, téléphone, horaires affichés, durée de visite et tarifs : site officiel du jardin, consulté le 25 août 2026. https://www.erikborja.fr/
  • Formes anciennes du nom de 1050 à 1891, commanderie de l'ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem et preceptoria de Monteus, seigneurs successifs de 1343 à 1594, église Saint-Sébastien du XIXe siècle, évolution de la population et détachement de Granges, appellations viticoles : notice encyclopédique de la commune, consultée le 25 août 2026. https://fr.wikipedia.org/wiki/Beaumont-Monteux
  • Photographies anciennes du village et du barrage, vue du jardin sec, chemin de la voie d'Agrippa : Wikimedia Commons, catégories « Beaumont-Monteux », « Barrage de Beaumont-Monteux » et « Jardin zen d'Erik Borja », consultées le 25 août 2026. https://commons.wikimedia.org/wiki/Category:Beaumont-Monteux

Ce que nous n'avons pas pu établir : la puissance exacte de l'usine aujourd'hui, faute de fiche d'exploitant à jour ; la date précise du détachement de Granges ; la surface plantée en Crozes-Hermitage sur cette commune seule, l'appellation ne publiant pas de découpage communal ; et la date de la photographie ancienne du barrage. Signalez-nous une erreur.